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LES TYPES D'ANORMAUX SCOLAIRES

73. Distinction des types d'anormaux scolaires. Comme le remarque de Sanctis, toute anomalie mentale vient d'un désordre nerveux et par suite une classification vraiment scientifique des anormaux devrait prendre son pointde départ dans les lésions nerveuses: la cause de l'anomalie serait mise ainsi en évidence. Mais, outreque ceslésionsnerveuses sontpourbiendes cas peu ou point connues, le but du pédagogue est de discerner ceux de ses élèves dont l'étatinspire des inquiétudes pour la possibilité de l'adaptation scolaire, nullement de prendre le rôle du médecin. D'ailleurs, au point de vue psychologique (n" 67), il faut définir un type d'anormaux : «Un ensemble de dispositions mentales ainsi enchaînées qu'elles groupent un certain nombre d'individus dans un déficit semblable relati-

TYl-ES u'aNOHMAUX So^

vement tac-^a manière générale d'agir ei de réagir mentalement. » Pour l'anormal mental scolaire ce déficit est le manque d'adaptation à l'école.

La classification la plus usuelle distinguetrois groupes d'anormaux mentaux scolaires : les arriérés, les instables^ le type mixte. La commodité pratique de cette division a été confirmée par les enquêtes de BiNET et Simon en France, par celles de de Sanctis en Italie, et par les observations de beaucoup d'autres psychologues. Les arriérés sont des anormaux de l'intelligence, les instables des anormaux de la volonté; les expériences et observations qui ont conduit à la distinction des trois catégories se sont basées sur le rendement actuel de l'anormal.

L'éducation ne forme pas l'élève pour le présent, mais pour l'avenir : il est donc utile de distinguer deux autres types qui, sans entraver notablement l'adaptation actuelle à l'école, menacent la vie sociale future : le type à tendance hystérique et le type à tendance psychasténique. Ces anormaux portent le germe d'un manque d'adaptation à la vie de Tadulte, et, si l'éducateur ne les forme pas d'une manière spéciale, le but de l'éducation sera en partie manqué.

Ces deux catégories de groupes ne s'opposent d'ailleurs pas entre eux : l'hystérique peut être ou n'être pas un arriéré et, si son type est accentué, il sera toujours un instable.

Nous distinguons deux groupes génériques d'anormaux : ceux qui ne s'adaptent pas au régime scolaire ; ceux qui, tout en s'adaptant au régime scolaire, portent des dispositions à des anomalies compromettant le résultat final de l'éducation. Cette répartition n'a rien de scientifique, mais elle est simple et englobe

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bien l'ensemble des anomalies dont réducateur doit se préoccuper.

74. Anormsux ne s'adaptant pas au régime scolaire. 1» Arriérés (bl440 29-32 ; bl530 40-3).

L'arriéré se distingue parV insuffisance ou l'incoordination de SCS facultés intellectuelles.

11 est c/i 7e^t7/r/ sur ses condisciples; nous montrerons au paragraphe suivant qu'un retard de trois ans chez un élève de scolarité régulière le rendgravemcnt suspect d'arriération.

L'arriéré n'est pas seulement en retard sur ses camarades, il est autre (bl540 517). Celte dissemblance se manifeste surtout par les traits suivants :

I. L'insuftlsance est relativement considérable pour les processus logiques supérieurs : « L'abstraction et tous les autres travaux intellectuels dont l'abstraction donne la clef lui sont un domaine fermé. » (bl440 47-8i. La rédaction est d'une extraordinaire faiblesse et, en général, toutes les fois que le travail à faire comporte des mots, des phrases, des idées abstraites à formuler par le langage, l'infériorité est notoire. 11 pourra y avoir intelligence des perceptions concrcies, aptitude aux travaux manuels, à la g^^mnastique, au dessin, à la couture, etc. (bl440 38-9), mais même en ces points l'insuffisance se laisse voir lorsque l'élève doit changer subitement et rapidement l'orientation de son arlivité (bi551 14).

IL Le rythme évolutif (cf. n^ 15] est altéré de deux manières. 11 n'y a pas la corrélation que l'on trouve chez le normal entre la croissance et le développementpsychologique; par suite l'arriéré abandonné à lui même manifeste un retard de plus en plus accenUié. I.a

TYPES d'anormaux Soa

corrélation normale de développement entre les dillc'. rentes fonctions est également en déliait : c'est aii.si que rimagination créatrice pourra se développer dans une certaine mesure tandis que l'attention demeurera slationnaire.

L'arriéré n'est pas toujours mal vu de ses maîtres. Il ne gêne pas, a souvent de la moralité extérieure, plutôt verbale, il est vrai, et en surface. Il se montre volontiers complaisant, accepte facilement de faire des commissions simples, est sensible aux punitions et aux récompenses. Dans les établissements spéciaux pour arriérés on remarque même que les plus polis sont les plus profondément atteints.

L'arriéré a en horreur la lutte et la résistance, du moins quand son cas est simplement celui de l'arriération ; il y a cependant en lui un remarquable entêtement, dû à sa diminution mentale, à son incapacité de modifier ses synthèses intellectuelles (bi530 43).

Une nuance d'aniérés peut faire illusion; ce sont ceux chez qui domine l'incoordination mentale plutôt que l'imbécillité : « Dans ce cas l'écolier raisonne sur tout, brouille tout, discute, parle à tort et à travers, veut faire de l'esprit et se faire remarquer. Il est fan tasque, excentrique, mal pondéré... Cet enfant peut faire illusion et parfois il semble vrai que cet anormal est intelligent; mais un examen sérieux démontre qu'il n'en est rien. La mentalité n'est pas intacte, il existe des trous. Le manque de jugement etdc rectitude d'esprit apparaît fréquemment et, dans la viepralique, ces sujets sont incapables d'utiliser normalement leur intelligence et leurs connaissances scolaires. Toujours ce sont des ratés ou des dévoyés. Leur adaptation est incomplète ou impossible, si on ne les soumet pas -

des procédés pédagogiques spéciaux aidés d'un traitement médical. » (bl531 7). On peut rapprocher de ce type celui que Thulié a décrit sous le nom de diminués : « Dans la vie usuelle les diminués peuvent donner l'illusion de l'intelligence, car ils étalent avec ostentation le peu qu'ils savent, étant assez ignorants pour ne pas être retenus par la crainte de se tromper. Mais dans leurs études, dans leur vie professionnelle, dans leurs relations journalières, leur insuffisance éclate. Ils ont une mémoire rebelle, ce qui leur rend l'association des idées laborieuse, et par conséqaent le» jugements difficiles, rares et le plus souvent erionés, puisque la mémoire oublie de leur présenter les éléments nécessaires. » (bl565 286; bl530 42-3).

De Sanctis distingue plusieurs sous-groupes dans l'arriération. Cette précision dans la distinction est, pédagogiquement parlant, moins utile, puisque le rôle du pédagogue est de discerner l'arriération en général et de remettre ensuite l'enfant entre les mains de spécialistes. La connaissance de ces variétés d'anormaux peut cependant rendre service à ceux qui conduisent des éducations particulières, parents ou précepteurs.

Les subdivisions indiquées par db Sangtis sont les mentalités idiotique, imbécile, vésanique, épilepioïde, infantile. Ces mots ne signifient pas que l'arriéré scolaire soit idiot, épileptique, etc., mais seulement que les défauts de sa pLysionomie psychologique rappellent ceux de l'idiot, de l'épileptique, etc.

Voici la description que Ferrari donne de ces anomalies :

« L'idiot a les sens obtus; ses expériences mémoriales sont pauvres et vagues : son attention, sa perceptivité, sa mémoire sont lentes et difficiles à mettre en branle, ce qui est la cause de sa torpeur psychique. L'idiot est anergétique. Imagination et fantaisie très pauvres. 11 manque de pouvoir d'abstraction et de généralisation, mais peut posséder un petit nombre d'idées concrètes. Peu affectif. Humeur égale d'ordinaire. Expressions mimiques, allures — pauvres et uniformes. Rit rarement, par explosions ou d'une façon stéréotypée, insuffisante.

TYPES d'anormaux 3iI

Langage rudimenlaire, aucun attrait pour les jeux surtout collectifs, car par déOnition il est un solitaire. Souvent vorace. — Scolarité presque toujours négative.

« L'imbécile a des perceptions rapides, mais superûcielles. Son attention est extrêmenient mobile et pour cela instable, bien qu'une certaine distribution soit possible. Elaboration insufûsante des perceptions. Mémoire faible ou partielle. Fantaisie pauvre, bien qu'une versatilité apparente puisse faire illusion sur ce point. Manque de critique, logique élémentaire. Généralisations absentes ou extrêmement pauvres. Crédulité. Humeur exi)ansive. Mutabilité dans le maintien, les allures. Affectivité bien souvent pervertie. Vanité, défiance, érotisme, mensonge, gourmandise. Rire excessif en général. Impossibilité du travail méthodique, imitation, coUectionnisme. Langage pauvre,insuffîsant.Educabilité presque toujours possible. Scolarité insuffisante, partielle.

« Le vésanique (héboïdophrénique) présente une mobilité caractérisée de l'attention. Sa perceptibilité est souvent normale. La mémoire, surtout pour les choses vues, est bonne. Fantaisie désordonnée. Incohérence ou absence d'affectivité. Contraste évident entre l'intelligence et le maintien. Sont possibles quelques généralisations d'espace et de temps. Incoordination de l'humeur, des attitudes, de l'expression. Rire explosif, complet, rapide, alternant souvent avec une expression triste. Esprit de contradiction. Parfois mutisme ou parole aphone. Instabilité générale, tics. N'aime pas travailler. Langage incohérent avec des stéréotypies verbales ou autres défauts. Educabilité insuffisante. Scolarité en général bonne mais d'ordinaire non régulière, par poussées.

0 L'épileptoide présente une attention normale ou lente ; perceptivité faible, mémoire incohérente; humeur solide, mais d'ordinaire déprimée. Sensibilité et émotivité très obtuses. Gaieté et tristesse explosives et qui alternent sans raison apparente. Impulsivité, brutalité, esprit de vengeance, égoïsme, dipsomanie, voracité, vagabondage. De Sanctis a remarqué que cette mentalité affectait surtout les enfants ayant eu des convulsions étant petits. Educabilité difficile, incertaine. Scolarité très faible.

< L'infantile a l'attention mobile ou lente, une bonne

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mémoire, peu de fantaisie, aucune abstraction. Sa logique est infantile, mais il est afleclueux, timide, docile, astucieux. De temps en temps impulsif, mais d'ordinaire torpide, indolent. A de la curiosité; crédule, A'^anilcux, goiu-maiid, jaloux. A de l'esprit d'imitation, mais sa suggestiLililc est bien souvent paradoxale. Aime les jeux, collectionniste... Educabilité très bonne. Scolarité au contraire très défectueuse.» [bi^^i 400-2).

Dans les caractéristiques précédentes de Sanctis entend par scolarité le rendement scolaire dont ie maître se rend compte par les leçons, les devoirs, etc. ; par educabilité l'aptitude à uiic amélioration des délicils (bi55i 5-i6).

2=> Les instables'.

Trois traits se retrouvent dans toutes les descriptions de l'instable : turbulence, bavardage, incapacité crattention (bl^'iO 34). Il montre en général de la méchanceté vis-à-vis de ses camarades, de l'indiscipline envers les maîtics. Il est peu sensible aux récompenses qu'il accueille parfois très mal et se cabre devant les punitions et les réprimandes. Orgueil, amour-propre, vanité. Pris par la confiance, il est édu cable et susceptible d'amélioration. Il est clair que ce type gênant est peu apprécié des maîtres et plus facilement éliminé des collèges que l'arriéré relativement très paisible.

De Sanctis caractérise l'instable par l'expression . un irrégulier de Vaction : « Chez l'anormal du caractère (instable, diiïicile, irrégulier, affectif, etc.), l'anormalité appartient essentiellement à la sphère de l'activité. Dans ces sujets est atteint particulièrement le moment affectif-volilif de l'idéation, à cause de défaut de développement ou incoordination des éléments. Les anormaux du caractère présentent tous une arythmie ou désordre de l'action, désordre qui peut se

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maDii'ester ou conlinuellenîeiit, ou par périodes (périodicilé). » (bl551 14).

Voici le résumé de la description que Philippk et Paul-Boncocr donnent de rinstable : incapacité de fixer l'attention, soit pour écouter, soit pour répondre, soit pour comprendre. L'instabilité physique n'est pas souvent moins prononcée que l'instabilité mentale. Incapacité de maîtriser les réactions par suite dun grand déficit dans le pouvoir inhibiteur; en conséquence impulsif. Les parents excusent l'instable en disant qu'il est nerveux, mais il n'est pas que nerveux, ou du moins c'est un nerveux très spécial. Tantôt il y a excès d'activité, tantôt on ne peut l'appliquer à rien. Môme manque d'harmonie pour la sphère afîcclive : tantôt égoïste et haineux, tantôt dévoué et débonnaire, il présente une attitude déconcertante que le ]}' Deaioor a désignée sous le nom de chorée mentale. Les instables peuvent être des prodiges partiels et surtout le paraître, car ils sont infatués d'eux-mêmes et réussissent à faire valoir le peu qu'ils savent. Si on les laisse dire, ils discuteront sur tout et prétendront tout savoir. En somme : « Instabilité des impressions et des désirs, irrégularité de l'attention, versatilité des sentiments, dérèglement ou perversion delà volonté, incoordination et imprécision du langage, amitiés ridicules et passagères, sans parler parfois d'impulsions graves et dangereuses. » (blô30 51).

On se contente parfois de dire que les instables sont indisciplinés ; de fait ils le sont, mais il faut les appeler des indisciplinés morbides.

L'avenir apparaît donc très sombre, plus inquiétant au point de vue moral et social que pour l'arriéré. Le mal est d'autant plus grand que très souvent l'insla-

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bilité trouve dans la famille un milieu de culture des plus favorables et que, si l'on n'y veille avec soin, l'instable choisira des compagnies douteuses, ajoutant ainsi à ses impulsions mauvaises l'entraînement de l'exemple. En revanche, s'il est bien conduit, il peut s'amender. Plus difficile que l'arriéré, il est plus éducable que lui.

11 y a certainement danger de voir l'anomalie mentale se doubler d'anomalie morale ; il ne faudraitpas cependant outrer la thèse et voir dans tout instable un immoral. Chez tout anormal mental les troubles de l'intelligence diminuent la force de résistance de la volonté, soit parce qu'ils empêchent le discernement du bien et du mal, la formation des synthèses morales tiii'ectrices, soit parce que les tendances sensitives sont viciées l'fir des désordres habituels, inversions ou perversions. Si donc l'anormal mental est dans son enfance abandonné à luimême, s'il n'est pas entouré d'une providence spéciale, il y a en effet tout lieu de redouter l'anomalie morale; mais celui qui devient un perverti aurait pu souvent, mieux conduit, malgré tous ses déficits, devenir un honnête homme (cf. n' 58 p, 243).

Toute instabilité suppose-t-elle de l'arriération ? Binet a constaté que l'instabilité s'accompagnait en moyenne d'un retard d'un an; mais, comme nous le verrons au paragraphe suivant, il faut trois ans de retard pour classer un enfant parmi les anormaux arriérés ; d'ailleurs on rencontre des instables sans aucun retard scolaire. (bi44o 27).

3° Type mijcte.

Ce type comprend les formes intermédiaires : à de l'arriération se joignent certains traits de l'instabiîité.

A côté des arriérés, des instables et des mixtes, de Sanctis distingue encore les anormaux sensoriels : les audi-muets, les hypophasiques, les bègues, ceux qui sont atteints de blésité, ceux qui ont la vision défectueuse, etc.

Ceux qui sont uniquement anormaux sensoriels ne sont pas

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des anormaux mentaux; le maître doit néanmoins se préoccuper de ces anomalies qui peuvent être un sérieux obstacle pour les études de l'élève. Celui qui voit mal ou entend mal profite évidemment moins bien de l'enseignement qui s'adresse à la fois aux oreilles et aux yeux, et d'ailleurs des observations méthodiques ont mis ce fait en pleine lumière. Il importo donc que le professeur examine si ses élèves entendent ce qu'il dit et voient ce qu'il écrit au tableau. Il n'y a que trop d'écoles et de collèges où l'élève myojie arrive jusqu'à une classe assez avancée sans même soupçonner que ce qui est écrit au tableau doit être vu (bi3 83)'. Par ailleurs le pourcentage des myopes est très élevé, 17% dans les cours moyens des écoles primaires, 35 "/q dans les cours supérieurs (bi3 81). Il est donc nécessaire de veiller au placement des élèves à ce point de vue 2.

Il est aisé de discerner les anormaux visuels et auditifs. Le meilleur moyen pour la vision est d'interroger l'enfant sur la lecture au tableau des caractères dont le professeur se sert habituellement pour écrire. Pour l'audition : « Une dictée faite en classe au moyen de mots détachés et de chiffres, avec un© voix d'intensité moyenne, et bien surveillée, pourrait apprendre au maître quels sont parmi ses élèves ceux qui ont l'oreille dure. » (bi3 96).

75. Les tendances à la psychasténie et à l'hystérie. Si la tendance à l'une de ces deux névroses rend impossible l'adaptation scoiaire, l'élève sera forcément classé dans l'un des groupes, arriéré, instable ou mixte. Le cas actuellement en cause est celui dans lequel la névrose, tout en permettant l'adaptation scolaire, existe réellement et évolue de manière à compromettre notablement l'avenir social et moral de Findividu.

Ces cas seront souvent inaccessibles au maître, soit

1. JOL'RDE. Une expérience indispensable, Bu. S. j>s. E. 1906

2. BiîiKT, Simon et Vaney, Pd. scientifique. An. ps. 1900 xii 239-

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parce qu'il a peu de relations avec ses élèves et manque des indices suffisants, soit en raison de son ignorance ou de son manque de sens critique. Pourtant le problème est abordable dans des circonstances favorables. Sans doute, ni les maîtres, ni les parents ne pourront diagnostiquer ou pronostiquer avec certitude des états qui relèvent de la médecine et de la psychologie; mais il suffit qu'ils soient à même de discerner les cas où il y a lieu de douter, afin de provoquer l'examen d'un spécialiste.

PiERaa Janef donne une délinition des néi-roses précieuaa dans les questions pédagogiques : « Les névroses sont des troubles de diverses fonctions de l'organisme, caractérisés par l'arrèl du développement sans détérioration de la fonction elle-même. » (bi^S^ 392), et en termes plus développés : « Les névroses sont des maladies portant sur les diverses fonctions de l'organisme, caractérisées par une altération des parties supérieures de ces fonctions, arrêtées dans leur évolution, dans leur adaptation au moment présent, à l'état présent du monde extérieur et de l'individu et par l'absence de détérioration dei parties anciennes de ces mêmes fonctions qui pourraient encore très bien s'exercer d'une manière abstraite, mdépendamnient des circonstances présentes. » En ne s'arrêtant pas à ce que préscr.tcrait d'inexact l'expression fonction de rorgariisnig, si on en forçait le sens, et en faisant abstraction de décider si le point vraiment essentiel de la névrose est indiqué, nul ne l>eut nier que celte déiînilion n'en résume très heureusement les syniiitômes, et, pour ce qui concex'ne notre sujet, elle est adaptée aux problèmes pédagogiques, puisque ces derniers considèrent les fonctions dans leur devenir, leur développement.

Pour mieux comprendre celle définition, il est nécessaire ie se reporter à cette hiérarchie des fondions psychologiques, établie par jAMir comme le résumé de ses nombreuses observations. En voici les grandes lignes :

Tvrrs d'anormaux 3i^

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