‹ Psychoses et affections nerveusesChapitre 27 sur 68 · US · texte numérisé non relu

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SUR UN CAS DE NÉVRITE DOUHLE

quelles ne semble pas être toujours étrangère l’action de la compression (Panas) onde l’élongation (Debove etBruhl) du nerf. Peu importe d’ailleurs; ce que je veux retenir du fait de la coïncidence, chez le môme sujet, d’une double névrite, névrite ancienne du cubital , névrite récente du médian , c’est la part qu’il faut, suivant toute vraisemblance, faire à la prédisposition créée par l’intoxication éthylique, prédisposition qui, comme dans les faits de Leudet, aurait puissamment secondé l’action des causes locales.

Un mot, pour finir, sur 1 q pronostic. Tout nous autorise à penser que les lésions du médian sont peu profondes : elles sont déjà en voie d’amélioration manifeste et auront probablement disparu dans un bref délai. Quant à celles du cubital, elles avaient déjà guéri une première fois, quand le malade eut renoncé à la profession qui les avait provoquées. Il est vraisemblable qu’il en sera encore ainsi, si notre homme se décide à abandonner définitivement son métier. Dans tous les cas de névrite professionnelle qu’il a rapportés, Leudet a vu la restauration se produire : mais elle mit à se faire quelquefois plusieurs années.

Au cas où elle tarderait par trop, on devrait se demander si, pour la faciliter, il n’y aurait pas lieu d’aller à la recherche du nodule fibreux qui l’empêcherait en comprimant les fibres nerveuses qui le traversent. Dans ce cas, on pourrait tenter la résection de ce nodule. Même quand les deux bouts, central et périphérique, du nerf ne sont pas au contact, la continuité peut se rétablir : WeirMitchel l’a obtenue avec un écartement de 7 centimètres des deux fragments. A la vérité, la régénération se fait d’autant mieux que les sujets sont plus jeunes : le nôtre n'a que

trente et un ans. Mais, avant de livrer le malade au chirurgien, il importe d’attendre et de voir ce que nous donneront les frictions, le massage, l’électrisation des muscles atrophiés. Nous ne sommes pas encore en droit de penser que ces procédés anodins ne suffiront pas à amener, tout au moins, à activer la guérison.

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