QUATORZIÈME LEÇON
SUR UN SYNDROME SIMULANT LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE CHEZ UN MALADE AFFECTÉ DE SYPHILIS
Je vous ai précédemment montré quelques exemples des deux formes les plus habituelles de la syphilis médullaire, la méningomyélilc aiguë et la myélite à marche subaiguë ou chronique, type de Erb. J’ai été conduit ainsi à vous tracer la description de la syphilis spinale telle qu’elle se présente le plus communément à l’observation. Aujourd’hui je me propose d’appeler votre attention sur un syndrome que de bonnes raisons nous portent à rattacher encore à la vérole, mais dont nous aurons à discuter la pathogénie et la physiologie pathologique, sur lesquelles nous ne pouvons faire que des hypothèses plus ou moins plausibles. Vous n’avez pas oublié que l’expression clinique de la méningo-myélite aiguë est la paraplégie survenant brusquement après une période prémonitoire bien ou mal caractérisée, que celle de la forme de Erb est la paralysie spasmodique à évolution lente et progressive. Chez le malade (pie je vous montrerai tout à l’heure, les symptômes, abstraction faite de leur marche, rappellent ou plutôt ont rappelé d’assez près ceux de la sclérose latérale amyotrophique .
1 Leçon recueillie par M. Bcaussenat, interne des hôpitaux.