CHAPITRE II
La Psychotechnique :
étude pratique
Nous venons de voir la psychotechnique sous son côté théorique. Après l’avoir ainsi étudiée et montré quelquesuns seulement des problèmes qu’elle prétend résoudre, il semblerait qu’à elle seule elle soit la panacée universelle pour l’adaptation de l’homme à son métier. En fait, si la psychotechnique peut résoudre des problèmes, sa présence n’en pose pas moins autant. Ces problèmes qu’elle pose sont ceux que pose toute discipline nouvelle, à peine sortie des limbes de l’imagination des hommes et qui veut pour elle un droit de cité. Manque d’expérience, inconstance des résultats, absence de doctrine sûre et de caractère sont, dit-on, l’apanage de la jeunesse. La psychotechnique, malgré son demi-siècle d’âge, a également ces défauts. Ce ne sera qu’en s’en corrigeant, en prenant exemple sur des sciences plus anciennes et plus «assises » qu’elle pourra entrer dans les mœurs. «Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » a dit le Genèse. C’est vrai pour la Psychotechnique. A elle à se frayer le chemin pour pénétrer -dans l’entreprise et dans la société des hommes,