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CHAPITRE II

La Psychotechnique :

possibilités d'amélioration

En comparant le premier et le deuxième chapitre, nous venons de voir qu’il y a loin de la théorie à la pratique. La psychotechnique, au lieu d'améliorer la condition du travailleur, peut parfois la transformer en une autre aussi mauvaise, si ce n’est pire en raison des conséquences graves que peut occasionner une mutation non motivée, soit dans le cadre de l'individu, soit dans celui d’un service de l’entreprise.

A l'heure actuelle il y a deux procédés scientifiques apparemment rationnels qui permettent à l’homme de s’orienter dans une profession, ou à un employeur de sélectionner son personnel. Ce sont la Médecine du Travail et la Psychotechnique. Nous avons vu qu’elles travaillent le plus souvent séparément au lieu de collaborer à la connaissance de leur objet commun d’étude : l’homme au travail. En faisant ainsi elles se font du tort mutuellement. Reconnaissons-le dès maintenant, c’est surtout la psychotechnique qui en pâtit. Science jeune, elle s’est à peu près

RD, Fe

faite par elle-même. La Médecine du Travail est certes jeune, mais elle est une branche vivante de la Médecine séculaire et traditionnelle, de laquelle elle puisera toujours une sève nourricière.

Avant d'étudier leurs possibilités d’accord, nous verrons leurs limites respectives.

Nous ne dirons rien évidemment des charlatans ou des amateurs dont nous parlions plus haut, ils ne sont intéressants que dans la mesure où une réglementation peut les évincer d’une profession.

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