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Considérant le Psychotechnicien comme auxiliaire du Médecin et tenu comme lui au secret professionnel, nous estimons que le Médecin ne tombera pas sous le coup de l’article 378 du Code pénal s’il transmet à celui-là des renseignements confidentiels. Nous avons vu d’aiileurs que toute bonne psychotechnique ne pouvait se faire sans les renseignements cliniques apportés par le Médecin.
Quant à la formation du psychotechnicien, si celui-ci doit être spécialisé psychologue, orienteur ou sélectionneur, il ne saurait être l’un sans l’autre. En effet, si en «élection un sujet est déclaré inapte, on se doit de lui découvrir d’autres aptitudes compatibles avec une autre profession. Un seul et même examinateur devra décider déclassement et réorientation.
Smybiose de la Médecine du Travail et de la Psychotechnique
Ces deux professions étant ainsi améliorées et n’ayant plus de préjugés lune pour l’autre, elles pourront se tourner l’une vers l’autre, s’aidant mutuellement pour ‘arriver à des conclusions finales. Médecine du Travail et Psychotechnique doivent travailler en équipe, unie, soudée, et ne pas se contenter de juxtaposer les résultats d’un examen de santé à ceux des tests psychotechniques.
Nous proposons d’y adjoindre également, dans la discussion en commun des cas d’espèce, le service social qui, par les renseignements qu’il pourra apporter, aidera mieux la connaissance de ces cas d'espèce. Médecin et Psychotechnicien seront ainsi parfois mieux avertis des conséquences fastes ou néfastes d’une promotion ou d’une mutation.
Tous deux étant soumis au même secret professionnel, Pun pourra avertir l’autre des anomalies constatées, susceptibles de l’intéresser. Nous voyons très bien le Médecin dire au Psychotechnicien, pour une sélection de ca-
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dres, que tel ingénieur présente des troubles mentaux de nature indiscutablement organique, et inversement, comme le cas nous a été rapporté, que tel sujet a des temps de réaction «par bouffées» analogues aux «complexes pointe-onde » de l’électroencéphalogramme du comital, que le Médecin pourra faire pratiquer alors à bon escient.
Mais travaillant ensemble, il pourrait y avoir rivalités de préséance. Conscients chacun de leurs limites, ils feront eux-mêmes la discrimination de leurs primautés respectives, en fonction des métiers envisagés. Ainsi, pour les métiers de force point n’est besoin de psychotechnique, si ce n’est peut-être pour déceler par la suite des possibilités de promotion. Par contre, pour des métiers demandant de hautes aptitudes techniques, intellectuelles ou caractérielles, celles-ci doivent prendre le pas sur les aptitudes physiques.
Néanmoins et partout l’examen médical devra se faire en premier. Il est le plus rapide. Il pourra à lui seul déceler une inaptitude notoire, physique ou même mentale, qu’un bon examen psychotechnique ne pourrait pas trouver, compensée par d’autres aptitudes. Ainsi un hypertendu grave n’aura pas besoin de recourir à la Psychotechnique pour un emploi de grutier. Ce serait perdre du temps. Par ailleurs, le Médecin pourra éviter au Psychotechnicien des erreurs d'interprétation grossières dues à une fatigue ou à une indisposition passagère. La conclusion des deux examens doit être signée des deux spécialistes, engageant ainsi pleinement leur responsabilité commune. Il est bien entendu que les tests physiologiques et sensoriels doivent rester du domaine du Médecin qui en communiquera les résultats.
Le Médecin du Travail, sans connaissances très approfondies en Psychotechnique, peut-il faire passer certains tests ? À cette question, les avis des Psychotechniciens divergent. Certains disent oui, dautres, d’une manière