DES FACULEÉS CORPORELLES ET SPIRITUELLES
les plus décidées par l'instinct et Texpérience, comme cène da régime de commerce libre , qui est la branche la plus mensongère, la plus fausse de toute la civilisation , et pourtant la plus prônée par ses sciences politiques et morales, se disant amies de la vérité.
Enfin l'éducation sociétaire utilise toutes les passions , les fait coopérer toutes à Tenrlchissement de la masse et aux accords généraux , surtout la plus forte passion des enfants, qui est la gourmandise ; il conduit aux 2 mécanismes du matériel et du spirituel , et les fait coopérer à la vigueur et à l'enriofaissement de l'individu. Il y a donc unité d'action dans ce régime, car il dirige l'enfant aux 3 buts de l'attraction, et les lui fait atteindre l'un par l'autre.
2* vérifiealion. — La méthode progressive ou emploi des séries de groupes , qui sont la voie d'attraction industrielle, s'applique-t-elle complètement à tous les détails de cette éducation ?
Elle s'y applique en tout sens par la seule influence des circonstances et des intérêts qui obligent à employer partout la progression eompoêéf. Je m'appuie sur un exemple puisé dans une branche très minime de l'éducation des lutins et bambins ; il s'agit de l'égoussage des légumes , pois', haricots, etc. Pour établir dans ce travail 2 progressions concurrentes [Voir le Nouf>eau monde indn^triely chap. 49.]
3* vérification, — Le régime indiqué par l'éducation do basse enfance remplit-il les 3 conditions assignées au mécanisme des séries passionnelles : rivalité, exaltation , engrenage?
Rivalité. [En blanc]
Charme^ exaltation. J'ai fait connaître les 4 sources d'où naît le charme industriel ; il exige :
Double sympathie pour l'âme , celle d'identité et celle de contraste du goût;
Double sympathie pour les sens , une en perfection spéciale de l'objet dont s'occupe un groupe, et une en perfection générale ou luxe d'ensemble de la série dont ce groupe exploite une seule variété.
Chaque enfant trouve ces 4 sympathies dans toute série où il prmdpvti. Loin d'en tromrer «ocuie des 4 dans l'in-
AU L'UOMMIt KST NK VKHTUIIUX.
duBlrii) civitrstie, un y rencontre plutiït la quadruple anlipathiu, deux répiignancas escilées par les coupé ra leurs , «1 dfHU relalivoG au malériel. |Â la marge ;) mantËres gro«> ■iéree, faux langai;e, vAtemeot, troiapeurs, sotticitaurs. — C'est ce qui rem! le^ civilisés si eonemis de l'iDduitrie et if rélifs à l'idée (l'altraction industrielle. Hase figurent d'ibord tous l>» I I d'antipathie que leur présentent les iravata
actuels, et ne veulent pas prendre connaissance de Tordra' qui , a 4 antipathies, substituera i sympathies.
Les enranls qui trouveront cette quadruple convecanoe dans tous les travaux , s y porteront avec frcuésie ; le chaime sera le mémo pour toutes sortes de fonctionnaires; par eiemple pour les bonnes, chacune d'elles trouvera 4" l'aocord d'identili' [Blanc],
3*, i'. Les amorces de perrortioo spéciale et collecUve dan^ lo luxe et les raffinements que la phalange apportera à seconder les méthodes suivies par chaque groupe de bonnes, et à donner du lustre à toute l'échelle de systànies qu'allas appliqueront aux divers caradéreG d'enfants , systàmea qui se refont Taloir par leur assortiment favorable A tauteê les catégories de caractèree et de tempéraments des anfanta.
Ce quadruple charme secondera puiaaammeût le pwGhant naturel ot élèvera au plus haut degré l'enthousiasme et la dextérité des bonnes. 11 en sera de même dans lea autna fODcUotis industrielle! , beaucoup moina diCBoilea , aorlout celles dont s'occupent les enfants au dessous de 3 ans.
Engmaj^. [En blanc]
<■ virlficalkm. — Cette méthode parTient.eIle à otiliaar les vices comme les vertus , conGrme-t-elle le théorie posé» en commençant que l'instinct des enfanta comme des paras, en aaeociation , ssl un guide plus sûr que la raison dviliaéa, que l'homme est né vertueux , et que tout le mal existait m provient que do régime civilisé, barbare, patriarcal et sauvage, qui Tausse le jeu des passions et de l'attractîMi'
Appliquons cet examen aux pères et mères comme aax enfants, car les vices de l'éducation concernent égalemMit CM lieux Ages.
Quant aux enfants, pour justifier de l'excellence de tsoa leurs inatincU , il but attendre les chapitres 46 et SO , oA i'oB (note de U plw facte pmmod de l'««in«ti; «WMI !■
LB8 FAFAS KT hEê MAMANS. 423
gouniuiDdiie. On verra qu'elle est encore plus puissaute pour les iUmuler à Findustrie que tous les autres instincts déjà dé* crits dans cette 5* notice, et que tous ont été reconnus bons, tendant à conduire l'enfant au travail , pourvu qu'on les applique à des séries de groupes industriels.
U reste à justifier la grande miyorité des pères et môres sur les prétendues vertus et les prétendus vices qu'on leur attribue au sujet de l'éducation des petits enfants , et à démontrer sur ce point que les ménagères prônées ai^ourd*hui n*ont aucune vertu, et que les mères qui dédaignent le soin des marmots ne sont aucunement vicieuses. ^
Si nous consultons sur ce sujet rattraction passionnée, elle nous apprend qu'en tous pays les pères n'aiment point entendre les cris des marmots , et voudraient avoir, comme les gens riches, une salle séparée pour loger les enfants et la bonne, pour qu'ils pussent crier sans troubler le sommeil et le travail des pères.
A défaut de fortune, les 7/8 des pères sont obligés d'entendre jour et nuit les cris des enfants; ils y perdent patience. La mère, plus endurante, gourmande le mari , en lui disant qu'on a bien supporté ses cris quand il était au berceau. Tout cela ne persuade pas le père ; il s'enfuit au café pour échapper à ce charivari perpétuel.
Il est donc évident que l'attraction des hommes riches et pauvres n'est pas en faveur de ces hurlements, et que la nature a destiné le sexe masculin à ne point entendre ce *vacarme, puisqu'il répugne à 99 hommes sur 400. C'est de quoi ils sont tout-à-fait délivrés dans l'état sociétaire où un père ne s'inquiète en aucun cas de ses petits enfants, et n'est jamais importuné de leur tintamarre. Le père va quelquefois faire visite au séristère , où il les voit pourvus de tous les soins imaginables. A cet aspect le père s'émerveille de les voir bien tenus sans qu'il lui en coûte une obole; car jus« qu'à 3 ans, éducation, allaitement, trousseau, nourriture, médecin , tout est aux frais de la Phalange. Il se retire satisfait de leur bien-être, félicitant les Bonnes qui les soignent si habilement et admirant le régime sociétaire qui délivre le père de l'ennui de les entendre et de l'ennui bien pire de ne pouvoir pas leur fournir le nécessaire en liDge^ vèteroents, feU| noiurriture, etc.
Uï l'homme est nk yrhtcbuk.
dusirio cmlisûe, on y rencontre plulâl la quadrupla anlipa- Ihit), deuK répugnsncea encilâea par les coopérateii» , et deux relalives ou matériel. [A le mai^c :| manières groesiâres, faux langage, vAtement, trompeurs, wilicitours. — C'est ce qui rend les civilisés si enoemis de l'induitrie elsi rétifs à l'id^ d'attraclion industrielle. lU ^e â^uroot d'abord tous los I I d'anlipBlbia que leur pn^scntent lea Iravaui
actuels, et ne veulent pas prendre connaissance de Tordra <7ui , à 4 BOtipalhies, substituera i sympathies.
Les enfants qui trouveront celte quadruple conveaaiK» dans tous lee travaui , s'y porteront avec frénésie ; le charme sera le même pour toutes sortes de fonctionnaires; par exemple pour les bonnes, chacune d'elles trouvera 4« l'a» cord d'identité [Blanr.j ,
30, i°. Les amorces de ))«rfeclion spéciale et collective dani le luxe et les raffinements que la phalange apportera à seconder le^ méthodes suiviee par chaque groupe de bonnes, et à donner du Iristce à toute i'éfhi;lle de sysUsmes qu'elles appliqueront aux divers caraolàres d eolaatB , ayetàatea qui se feront raloir par leur assortiment favoraÛa A (outea 1m catégoriea de caracUree et de (empérameoU des eofute.
Ce quadruple charme secondera puisBammHttlepeaclumt naturel et élèvera au plus haut degré l'eniliousiBsme at la dextérité dea bonnes. Il en sera de môme dans les BUtrt» fonctions induBlrtelles , beaucoup moina diffioilH, suitout celtes dont s'occupent les enfanta au dessous de 3 ans.
Engrtnagt. [En blano.|
i* vérlficiUbm. — Cette méthode parvient-olia à ntilinr les vices comme les vertus , confirme-t~elle la théorie [inaén en commençant que l'instinct des enfants comme des paras, en association , est un guide plus silr que la raison dviliaéf, que l'homme est né vertueux , et que tout ia mat existsal ne provient que da régime civilisé, barbare, patriarcal et sauvage, qui fausse le jeu des passions et de l'attraction?
Appliquons cet exaoïen aux pares et mères codubs aux enfrtnts, car lea vices de l'éducatioD conoernent égsleowDt ces Jeux flgea.
Quant aux enfants, pour justifier de rexcelleuca de tous leurs inatincU , il but attendra les chapitres 4» et 20 , oÉ l'on (nuls de la pttii fort* pMHon de l'««fMei^ fqiWito
LB8 FAFAg KT hEê MAMANS. 4d3
gouimandifle. On verra qu'elle est encore plus puissante pour les stimuler à Tindustrie que tous les autres instincts déjà décrits dans cette 5* notice, et que tous ont été reconnus bons, tendant à conduire l'enfant au travail , pourvu qu'on les applique à des séries de groupes industriels.
U reste k justifier la grande miyorité des pères et môres sur les prétendues vertus et les prétendus vices qu'on leur attribue au sujet de l'éducation des petits enfants, et à démontrer sur ce point que les ménagères prônées aujourd'hui n*ont aucune vertu, et que les mères qui dédaignent le soin des marmots ne sont aucunement vicieuses. ^
Si nous consultons sur ce sujet l'attraction passionnée, elle nous apprend qu'en tous pays les pères n*aiment point entendre les cris des marmots , et voudraient avoir, comme les gens riches, une salle séparée pour loger les enfants et la bonne, pour qu'ils pussent crier sans troubler le sommoil et le travail des pères.
A défaut de fortune, les 7/8 des pères sont obligés d'entendre jour et nuit les cris des enfants; ils y perdent patience. La mère, plus endurante, gourmande le mari , en lui disant qu'on a bien supporté ses cris quand il était au berceau. Tout cela ne persuade pas le père ; il s'enfuit au café pour échapper à ce charivari perpétuel.
Il est donc évident que l'attraction dos hommes riches et pauvres n'est pas en faveur de ces hurlements, et que la nature a destiné le sexe masculin à ne point entendre ce *vacarme, puisqu'il répugne à 99 hommes sur 400. C'est de quoi ils sont tout-à-fait délivrés dans l'état sociétaire où un père ne s'inquiète en aucun cas de ses petits enfants, et n'est jamais importuné de leur tintamarre. Le père va quelquefois faire visite au séristère , où il les voit pourvus de tous les soins imaginables* A cet aspect le père s'émerveille de les voir bien tenus sans qu'il lui en coûte une obole; car jusqu'à 3 ans, éducation, allaitement, trousseau, nourriture, médecin , tout est aux frais de la Phalange. Il se retire satisfait de leur bien-être, félicitant les Bonnes qui les soignent si habilement et admirant le régime sociétaire qui délivre le père de l'ennui de les entendre et de l'ennui bien pire de ne pouvoir pas leur fournir le nécessaire en liDge^ vêtements, feu, noiunilarei «te*
184 MOINS D'kHBAftRlA '
Ainsi, aprèB avoir vu les sérktèm'eidiiitiiis de Ik Phalange cfessaî , tout homme sera saisi fhorrear pour rMdcation civilisée, pour les 800 pauvres ménages d'oie bourgade et leurs enfants couverts de haillons; S aéra àwverti à Tesprit sociétaire et convaincu que les pèrea n'étaient pdat vicieux , point mauvais pères en éloignant d'eux les marmots, quMl n'y avait de vicieux que l'ordre civilisé, qui en éducation comme en toute autre fonction, s'oppose au régime eom« biné voulu par la nature, et que oelle-d est fort Judldeose en donnant aux pères une répugnance collOictive pour ces désolants marmots dont elie veut les garantir dans PéM sodé' taire, où encore ils ne font pas le quart du bmit qu'ils font dans le ménage, parce qu'au séristère ils sont dada leor état naturel, accolés avec leurs sympathiques, soignés, disCraiCs et amusés par les moyens dont la nature leur donne le désir et le besoin , et qui ne sont pas praticables dans les mé* nages.
Justifions à présent la classe de femmes qui dédaigne et néglige le soin des petits enfants , et qiron appelle mauvaises mères, rebelles aux tendres sentiments de la tendre nature. On va voir qu'elles sont tout aussi vertueuses et aussi utiles que celles qui ont jour et nuit une demi-douzaine de marmots sur les bras.
Partons d'une base bien fixe. On a vu que le régime sociétaire n'emploie que le 4/12 des femmes qu'absorbe la complication des ménages civilisés, et ce 4/42 se borne au 4/6 du temps exigé aujourd'hui. — [En marge :) Dieu bien injuste si non moyen d'abréger les soins de ménage et d'enfants : Sauvage pour s'en affranchir [fait] femme esdave, et femme [sauvage] étouffe ses Biles pour les en délivrer. —
Il sera utile dans l'ordre sociétaire que les 3/i des mères et jeunes filles n'aient aucun goût pour le soin des petits enfants, quoiqu'on disent les moralistes, qui veulent concentrer toutes les femmes à cet emploi. Estimons arithmétiquemont le désordre que causerait cette passion générale des femmes pour le soin des petits enfants. Au lieu d'un poste de 50 bonnes et sous-bonnes travaillant 4/3 de 21 heures, on verrait s'entremettre au moins de 4 à 600 femmes qui viendraient encombrer les séristères enfantins, troubler ^o^ dre établi , fausser les méthodes , amortir les rivalités et créer aux enfants mille fantaisies pernicieuses, Boosprétesld
DE MÈSMiE ET D'ENFANTH. 4«:t
de favoriser la tendre nature. Les vertus rn;fli*rri<'ll<*H duivi'iii être réduites au 4/12 de ce qu'en exi^^f* l;i ifirmili*, i»l tim iw sera plu« aisé qui* cette réduction, f;<ir r(«t;it Hori^'iiiiro (fiin . nitaux feounes tant 'i'inîri.'iies utilrM <;t pi'iuMnff'H, 'iiiVlliin n'ont pas letemp? cîe i'.zizjrT aux rufirmol* , <;l il rif? f»;^»iî ;% ce soin que la c:r7;-.:ot:''.n d'rs J/yrm'i tti/ri;j(i;rm:ri<. a|i|^«l''c^ par la natcre e: .'ar^ ^ • • îi cc-^j^^r.
Le zeîe p^-:;." l^r s- i :-- rr.'4r:fi*M ri''--t j/'^jfit ij!i*; v^-ffu ^ quoi q-i'escir •!itri>*' ;::*•.'-:«: ^«r I7V> : '. <■**. n \,*u*\ii$uy,
un gOdl -r.-* a 1^* I • r 5» '-■-'. r . i/'J'; ';% '- • '. • î; ;. r '>J. m t ;'.fi /| •/ ; (
faut resç-««r. T -»-: :-:>^ 7-^ J^^-j * •; :. 'r-. «'*•••«.• ;i dose c^-e'-Ênaiitt». ■»': r.r a '.-, -j* :••. -.•*- ': . •.-. »j;*.'t •;'; U^f. mes et 'fliiTrnnies :•: -.r? :•■.:.• v. - '.^r- -.r . * «■' .. ,*/;,*>. qu'elfrî a'-iiii'în ::i^ '*•.•".—*: -«■•* • •- v. ,:*M/'-. On ne -^oir, aini: i. !•• t^* •*: .'*.»" : v •.■. « 'r • • , penchanc pour r** r-T'»- > ^-".-^ r -.'r.*- •.".•■<•. :i^tueox ans rui »i " béir aa tiaiar »î * ' i ni ■ ■'
Que de'»'je3fir=nr i. - :-;;.!:- -.• •'• .» ••»• ■
quand on ann -^ ir. r. ." •^. 'i--. ■ -•«■•,-■-- ■•.-.-/^r que ni les iraunf*« faits poor *ï;»in r«» <r l nom de '«rus •:•' superilaes z^r-^w^"/ morcelé, et Tti-»*!*»* • • le mécanisme ^^r-.t^^:"le travail quanri > en plaisir. On i -- i--tisme, qaawl -n '-parmi ses fonr: . ns- •- ' répagnantes. iecv- :
indirecte , il sera •. - ■ reté et rignoraB? » " puisque le TtsSiP' . <:
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4jM DIEU A B1£N FAIT GB QU'Ui A VAlT.
Ajoutons au si^et de cette Indoilrie M^bèIb que la (dupari dea branches dont elle se eompoae aitiourdiitti a'ariaiit roDk ^os. Par exemple, il foui aujourd'hui que œal OMtera et oe&l laquais se gèlent ou se mouillmit à la porté d'une salle d*opéra ou de bal. Cet inconvénient n'a ]rfua lieu en m^ sociation; on va à Topera et on en revient par couimra et souterrains chauffés, et dans les cas où les voiturea aooi oUigées d'attendre, elles sont dans un grand pordie bien ohauft ; dès lors un cocher n'ayant à souflnrir dans aucun casi il n'est pas nécessaire qu'il soit grossier et ignorant.
J'insiste sur cette diminution des brandies d'induatrie r^ pugnante ou fatigante. Lorsqu*on parcourra, aux jours |Âb« vieux, en communications couvertes, les séristèrea, hs étables , etc. , il ne sera pas besoin d'une légion de décroleurs et cireurs, balayeurs de rues, laveurs de voitores; on n^aura pas même besoin de la voiture. Ainsi toutes ces fonctions désagréables qui occupent en civilisation des amas de peuple seront réduites à fort peu de chose. Je pourrais énumércr par centaines celles qui disparaîtront dans J*état sociétaire en tout ou en partie. La condition du peuple déjà améliorée par rattraction industrielle le sera encore par la réduction prodigieuse des travaux répugnants pour V exécution desquels abonderont les reàsorts d'attraction. Si Ton ajoute que ce peuple jouira d'un minimum d'entretien égal à celui de nos bons bourgeois, on concevra qu'il n'y ait plus d'inconvénient à lui donner dans cet ordre l'éducation polie, l'instruction , etc.
Dans cet état de choses , on sera forcé de reconnaître que Dieu n bien fait tout ce qu'il a fait; que nos passions, caractères et instincts sont distribués dans la proportion nécessaire ; quo nos vices sont autant de germes de vertus sociétaires, et quo la Civilisation , avec son attirail de devoirs et de préceptes , n'est qu'un monde à rebours, un travestissement des passions.
Dans le cours de ces 4 vérifications , j'ai suffisamment répliqué à ceux qui suspectent d'arbitraire ma théorie. On a vu qu'elle est partout assujétie à des preuves rigoureuses, qui non seulement sont quadruples, mais dont chacune exige des sous-preuves ou variantes de preuves au nombre de i , 3 et 4 dans chaque braucbe.
L'IMACINATION VÉaiFIÊE PAH LA RAISON. 427
La plus juste des sciences, la géométrie, croit avoir assez fait pour mériter pleine confiance quand elle donne la preuve double ou composée, preuve directe et inverse.
Dans ma théorie , les preuves sont poussées jusqu*à 4 genres et 42 espèces, ainsi qu'on vient de le voir dans ce chapitre où je ne produis pas encore toutes les preuves que je pourrais fournir. Il me serait aisé d'en doubler le nombre, mais il faudrait s'engager dans des sciences nouvelles , comme l'analogie , sciences inconnues du lecteur, qui , en France plus qu'ailleurs, ne veut pas entendre parler de nouvelles sciences et opine obstinément pour l'immobilisme et la limitation de l'esprit humain.
Qu'il suffise d'avoir prouvé par ce chapitre que la théorie de l'association est beaucoup plus forte de preuves qu'aucune des sciences connues et même que la géométrie , qui est comme toutes les sciences fixes une branche des preuves analogiques de la théorie des passions. Quelques personnes ont cru me complimenter en me disant que j'ai beaucoup d'imagination ; c'est un mérite qu'on trouve chez tous les romanders et chez d'autres classes d'écrivains ou artistes. Sans doute je ne suis pas en défaut d'imagination , mais je traite rîhiaginatioa comme le faisait Kepler, qui , pour mettre à profit son instinct géométrique, essayait d'inspiration quelques idées et attendait, pour les convertir en théorèmes, que des vérifications suffisantes l'y eussent autorisé.
Ce fut par cette méthode qu'il découvrit la fameuse loi des carrés des temps périodiques proportionnels aux cubes des distances. Il l'imagina, il joua d'instinct dans cette affaire, mais il ne se hasarda pas à admettre la loi avant de l'avoir soumise à une vérification suffisante. Je ne dévie jamais de cette méthode, qui offre l'avantage de concilier l'imagination et la raison.
Au résumé , c'est un très sot compliment que celui des esprits ('(ambigus)) superficiels , qui croient flatter un inven* teur en lui disant qu'il a beaucoup d'imagination. Sans douta les hommes qui ont , comme Kepler et moi , un instinct pénétrant dans tel genre de sciences, doivent cultiver et accueil* lir, sauf eacamen , toute idée neuve que l'instinct leur envoie, mais ces hommes se placeraient fort au dessous des romanciers s'ils accueillaient sans preuves les conceptions les plus brillante qm riaatinci leur suggère. U est Ûao permis au
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LA1V6UB LOCALB BT LANGUE UNITAIRE. 4 29
carrière humaine, indépendamment des fonctions improduc? tires dont l'analyse montrera que 1 00 harmoniens, à égalité de force et de travail , donneront le produit de 400 civilisés.
Sur la mémoire simple ou mémoire d'écho , on va se convaincre que les civilisés font souvent moins que rien dans un travail excessivement pénible.
L*âge de 2 à i 4/2 ans n*est sans doute pas Fâge des études ; cependant il est le plus propre à une étude pratique do haute utilité, celle du double langage.
La langue unitaire qui sera admise pour les relations générales, n*empèchera pas que chaque pays conserve un idiome local. Tout enfant aura donc une langue à apprendre en sus de Tidiôme du pays. Si on relevait exclusivement dans la langue unitaire , il faudrait ensuite qu'il apprit la langue locale. On les lui enseignera toutes deux à la fois par pratique.
L'enfant est doué d'instinct pour l'étude verbale des langues. Sa mémoire, de 2 à i ans, n'étant fatiguée par aucune étude réfléchie, se prête facilement au souvenir d'écho ou enseignement verbal. 11 faut donc profiter du bas-âge pour l'initier en pratique aux 2 langues, locale et unitaire, dont il apprendra plus tard la syntaxe et la théorie.
On voit dans certains pays , comme Constantinople, où la pluralité des langues est nécessaire , beaucoup dejpetits enfants du peuple élevés pratiquement à deux et trois langues, et leurs facultés intellectuelles n'en sont aucunement fatiguées, parce que l'attraction chez les bambins se prête à ce genre 'd'étude; leur mémoire, exempte d'application jusqu'à 4 ans , est plus apte à retenir des mots que dans l'âge où elle se meublera de raisonnements.
L'ordre sociétaire saura mettre à profit cette faculté. Les Bonnins et Bonnines et les chefs d'atelier, parleront fréquemment à l'enfant en langue et prononciation unitaire ; ils l'y habitueront par degrés, en sorte qu'il puisse à 4 4/2 ans parler les 2 langues ; il ne serait pas admissible aux Chérurubins sans ce talent , et il s'y exercera d'autant mieux qu'il aura vu plusieurs camarades renvoyés à l'examen du mois suivant, coomie faibles en langage unitaire.
L'étude des langues occupe souvent pendant dix ans nos hommes faits. Un diplomate, un négociant , un voyageur, un savant, consumeront des années à acquérir cette connais-
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