LES PAPAS KT LB8 MAMANS
goumandife. Oa verra qu'elle est encore plus puissante pour les stimuler ii l'industrie que tous les autres instincts déjà dé* crits dans cette 5* notice, et que tous ont été reconnus bons, tendant ii conduire l'enfant au travail , pourvu qu'on les applique à des séries de groupes industriels.
U reste ii justifier la grande minorité des pères et môres sur les prétendues vertus et les prétendus vices qu'on leur attribue au sujet de l'éducation des petits enfants, et à démontrer sur ce point que les ménagères prônées aujourd'hui n*ont aucune vertu, et que les mères qui dédaignent le soin des marmots ne sont aucunement vicieuses. "
Si nous consultons sur ce sujet rattraction passionnée, elle nous apprend qu'en tous pays les pères n'aiment point entendre les cris des marmots , et voudraient avoir, comme les gens riches, une salle séparée pour loger les enfants et la bonne, pour qu'ils pussent crier sans troubler le sommoil et le travail des pères.
A défaut de fortune, les 7/8 des pères sont obligés d*entendre jour et nuit les cris des enfants; ils y perdent patience. La mère, plus endurante, gourmande le mari , en lui disant qu'on a bien supporté ses cris quand il était au berceau. Tout cela ne persuade pas le père ; il s'enfuit au café pour échapper à ce charivari perpétuel.
II est donc évident que l'attraction des hommes riches et pauvres n'est pas en faveur de ces hurlements, et que la nature a destiné le sexe masculin à ne point entendre ce*vacarme, puisqu'il répugne à 99 hommes sur 400. C'est de quoi ils sont tout*à-fait délivrés dans l'état suciétairo où un père ne s'inquiète en aucun cas de ses petits enfants, et n'est jamais importuné de leur tintamarre. Le père va quelquefois faire visite au séristère , où il les voit pourvus de tous les soins imaginables* A cet aspect le père s'émerveille de les voir bien tenus sans qu'il lui en coûte une obole ; car jusqu*à 3 ans, éducation, allaitement, trousseau, nourriture, médecin, tout est aux frais de la Phalange. Il se retire satisfait de leur bien-être, félicitant les Bonnes qui les soignent si habilement et admirant le régime sociétaire qui délivre le père de l'ennui de les entendre et de l'ennui bien pire de ne pouvoir pas leur fournir le nécessaire en linge, vêtements, feu, nouriture, «to.
IS4 MOINS D'iteBAÎAtt' '
Ainsi , «prdB avoir vu les aéristtîas' èntWBftMi de là Philange d'essai , tout homme sera nisi dTliOrreur pov rédiiccCioii civilisée , pour les 300 paovrss ménagée d*oie boorgade et leurs enfants couverts de haill9nB; S imn. êottfeiti à Fesprit sociétaire et convûncu que les pères n'étaîent point vicieux , point mauvais pères en éloignant d'eux les mannols, qu*il n*y avait de vicieux que l'ordre dviliséy qui en éducation comme en toute autre fonction, s'oppose au régime eorn* biné voulu par la nature, el que oellM est frai Jùdideoss en donnant aux pères une répugnance coUeotive pour œs d^ sciants marmots dont elle veut les garantir dans FéCat aoeî^ taire, où encore ils ne font pas le quart du brait qu'ils font dans le ménage, parce qu'au séristère ils sont dada leur état naturel, accolés avec leurs sympathiques, soignés, distraies et amusés par les moyens dont la nature leur donne le désir et le besoin , et qui ne sont pas praticables dans les ménages.
Justifions h présent la classe de femmes qui dédaigne et né* glige le soin des petits enfants, et qu'on appelle mauvaises mères, rebelles aux tendres sentiments de la tendre nature. On va voir qu^elIes sont tout aussi vertueuses et aussi utiles que celles qui ont jour et nuit une demi-douzaine de marmots sur les bras.
Partons d'une base bien fixe. On a vu que le régime sociétaire n'emploie que le 4/42 des femmes qu'absorbe la complication des ménages civilisés, et ce 4/42 se borne au 4/6 du temps exigé aujourd'hui. — [En marge :] Dieu bien injuste si non moyen d'abréger les soins de ménage et d'enfants : Sauvage pour s'en affranchir [fait] femme esdave, et femme [sauvage] étouffe ses filles pour les en délivrer. —
II sera utile dans l'ordre sociétaire que les 3/4 des mères et jeunes filles n'aient aucun goût pour le soin des petits enfants, quoiqu'on disent les moralistes, qui veulent concentrer toutes les femmes à cet emploi. Estimons arithmétiquement le désordre que causerait cette passion générale des femmes pour le soin des petits enfants. Au lieu d'un poste de 50 bonnes et sous-bonnes travaillant 4/3 de 21 heures, on verrait s'entremettre au moins de i à 600 femmes qui viendraient encombrer les séristères enfantins, troubler l'or dre établi , fausser les méthodes , amortir les rivalités et créer aux enfants mille fantaisies pernicieuses, sousprétesle