‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 103 sur 136 · DE MÉNAGE ET D'ENFANTS · texte numérisé non relu

DE MÉNAGE ET D'ENFANTS

de favoriser la tendre natare. Les vertus maternelles doivent être réduites au 4/42 do ce qu'en exige la morale, et rien ne sera plus aisé que cetto réduction, car Tétat sociétaire fournit aux femmes tant d'intrigues utiles et piquantes, qu'elles n*ont pas le temps de songer aux marmots , et il ne reste à ce soin que la corporation des bonnes spécialement appelées par la nature et Fart à s'en occuper.

Le zèle pour le soin des marmots n'est point une vertu , quoi qu'en dise certaine gravure de 4798; c'est un penchant, un goût que la nature a distribué dans une proportion qu'il faut respecter. Il faut croire que Dieu a su bien estimer la dose convenable, et que si on ne trouve qu'un quart de femmes et d*hommes portés pour telle fonction , c'est un indice qu'elle n'exigera que ce nombre dans l'ordre voulu par Diou. On ne doit donc ni accuser de vice les 3/4 qui n'ont nul penchant pour ce genre de service , ni prôner comme vertueux ceux qui , en l'exerçant de bonne grâce, ne font qu'obéir au plaisir et à l'altraction.

Que deviendront nos maximes sur la vertu et le devoir, quand on aura en un mois d'épreuve sociétaire reconnu que ni les hommes , ni les femmes , ni les enfants no sont faits pour tous ces ennuis qu'on veut leur faire aimer sous le nom de vertus civilisées, pour subvenir à toutes ces corvées superflues provenant do la complication énorme du service morcelé, et qu'elles ne tendraient qu'à troubler et appauvrir le mécanisme sociétaire. On ne fera plus un devoir d'aimer le travail quand le travail sera devenu aimiiblo et transformé en plaisir. On n'érigera plus en saine doctrine l'obscurantisme, quand on verra qu'en association fc peuple ayant parmi ses fonctions les 7/8 d'attrayantes et seulement 4/8 de répugnantes, lequel huitième est encore exercé par attraction indirecte, il sera très inutile de le maintenir dans la grossie* reté et l'ignorance , et de plus les riches en souffriraient , puisque le régime d'attraction industrielle les fera intervenir à chaque instant dans des réunions de peuple et bourgeoisie, basse et moyenne classe.

On verra dans le chapitre 46 qu'une corporation nommée l$$ TpeUles hordei, lève en plein toutes les difficultés relatives à l'industrie répugnante , et que l'industrie qui n'est qu'ennuyeuse, incommode et non répugnante est fort gaiement exécutée par la méthode des cohortes et corvées.

lilj UlËli A BIKIV FAIT CL^L'ILA l'AlT.

AJouloaa au sujet rie celte industrie [atîganle que 1h plupart des braïu^hea dont elle se compose aujourd'hui a'eiisteroot plus. Par exemple, il faut aujourd'hui que cent cocWs et cent laquais se gèlent ou m mouillent à la porte d'une salle d'opéra ou de l>ul. Cet inconvénient n'a plus lieu en a&> socialioD , on va ^ l'opéra et on en revient par cuuloin el souLerruins chauS'éâ, et dam les cas où lee voitures aoot obligées d'attendre, elles sont dans un grund porche bieuchaufl^; dès lors un om^er n'ayant à souffrir dana aucun cas, il n'est pas nécessaire qu'il soit grossier et ignorant.

J'insiste sur cette diminution doe branchas d'industrie répugnante ou [dliganle. l^r^qu'on parcourru, aux jourt pinvieux, en com m uni cation a couvertes, les sérislères, leg étables , etc. , il ne sera pas besoin d'une létjion de décroleurs et cireurs, balayeurs de ruas, laveurs de voitures; on n'aura pas mëiaa besoin de lu voiture. Ainsi toutes ces fonctions désagréables qui occupent en civilisation des amus do peuple seront réduites à fort peu de chose. Jo pourrais énuuiércr par centaines celles qui di^arattront dans l'état soriétairc en tout ou en partie- La condition ilu peuple déjà améliorée par l'attraction industrielle le sera encore par la réduction prodigieuse des travaux répugnants poar l'esécutioD desquels abonderont les ressorts d'attraction. Si l'on ajoute que ce peuple jouira d'un minimum d'entretien égal i celui de nos bons bourgeois, on concevra qa'il n'y ait ploa d'inconvénient à lui donner dans cet ordre l'âduotioii polie, l'inatruction , etc.

Dans cet état de choses, on sera Torcé de recoanattre qtie Dieu a bii'n fait tout ce qu'il a fait; que nos pawions , ohracl^res et instincts sont distribués dans la propoitioD n6oeœaire; que nos vices sont autant de germes de vertus Bociélaires, et que la Civilisation, avec son attirail de d»voirs et de préceptas , n'est qu'un monde à rebour*, un traveaUssement des passions.

Dans le cours de ces J vérifications , j'ai sufflsammMil répliqué à ceu:( qui suspectent d'arbitraire ma théorie, Ob a vu qu'elle est partout assujétie i des preuves rigourMiie&, qai non seulement sont quadruples, mais dont chacune ^§e dw sous-preuves ou variantoa de prouvai au nembra d» 3, 3 et 4 dans dutqua braucba.

L'UIAGINATION VÉRIFlfiE PAR LA RAUON. 4i7

La plus juste des sciences, la géométrie, croit avoir assez lait pour mériter pleine confiance qnand elle donne la preuve double ou composée, preuve directe et inverse.

Dans ma théorie , les preuves sont poussées jusqu'à 4 genres et 42 espèces, ainsi qu*on vient de le voir dans ce chapitre où je ne produis pas encore toutes les preuves que je pourrais fournir. Il me serait aisé d'en doubler le nombre, mais il faudrait s'engager dans des sciences nouvelles, comme l'analogie , sciences inconnues du lecteur, qui , en France plus qu'ailleurs, ne veut pas entendre parler de nouvelles sciences et opine obstinément pour l'immobilisme et la limitation de l'esprit humain.

Qu'il suffise d'avoir prouvé par ce chapitre que la théorie de l'association est beaucoup plus forte de preuves qu'aucune des sciences connues et même que la géométrie , qui est comme toutes les sciences fixes une branche des preuves analogiques de la théorie des passions. Quelques personnes ont cru me complimenter en me disant que j'ai beaucoup d'imagination ; c'est un mérite qu'on trouve chez tous les romanciers et chez d'autres classes d'écrivains ou artistes. Sans doute je ne suis pas en défaut d'imagination , mais je traite ritaaagination comme le faisait Kepler, qui , pour mettre à profit son instinct géométrique, essayait d'inspiration quelques idées et attendait , pour les convertir en théorèmes, que des vérifications sufi&santes l'y eussent autorisé.

Ce fut par cette méthode qu'il découvrit la fameuse loi des carrés des temps périodiques proportionnels aux cubes des distances^ 11 l'imagina, il joua d'instinct dans cette affaire, mais il ne se hasarda pas à admettre la loi avant de l'avoir soumise à une vérification suffisante. Je ne dévie jamais de cette méthode t qui offre l'avantage de concilier l'imagination et la raison.

Au résumé , c'est un très sot compliment que celui des esprits ^(ambigus)) superficiels , qui croient flatter un inventeur en lui disant qu'il a beaucoup d'imagination. Sans doute les hommes qui ont , comme Kepler et moi , un instinct pénétrant dans tel genre de sciences, doivent cultiver et accueillir, $mif examen , toute idée neuve que l'instinct leur envoie, mais ces hommes se placeraient fort au dessous des roman-> ciers s'ils accueillaient sans preuves les conceptions les plus brillantes que rinstincl leur suggère. U est bieD permis au

jour l'anarchie scientifique, i'abser de la police de l'esprit inventif.

(ISM.— 34,c»

On forme en civilisation beaucc et des ligues arabitieuBee ; mais (eu lié à l'industrie productive, ce sot seul genre de groupes que sacbe les enfants et mitaa les p^res.

Si un liomme trouve sa vocatîo pendant la moitié de sa vie, un l'y i par la modicité des salaires, la con travail ; il se ralentit bien vite , exi vente plus, ne perfectionna plus; s peu de temps. Elle se soiilicnclriiit çalt son travail favori c[u'à courtes jours avec des collègues paâ^ionnés son enthousiasme. Ces désordres ■i\ dis

tANGUB LOCALE ET LANGUE UNITAIBE. 429

carrière humaine, iDdépendamment des fonctions improduc? tires dont Tanalyse montrera quo 100 harmoniens, à égalité de force et de travail , donneront lo produit de 400 civilisés. Sur la mémoire simple ou mémoire d'écho , on va se convaincre que les civilisés font souvent moins que rien dans un travail excessivement pénible.

L'âge de 2 à 4 4/2 ans n'est sans doute pas Fâge des études ; cependant il est le plus propre à une étude pratique de haute utilité, celle du double langage.

La langue unitaire qui sera admise pour les relations générales, n'empêchera pas quo chaque pays conserve un idiome local. Tout enfant aura donc une langue à apprendre en sus de l'idiome du pays. Si on relevait exclusivement dans la langue unitaire , il faudrait ensuite qu'il apprit la langue locale. On les lui enseignera toutes deux à la fois par pratique.

L'enfant est doué d'instinct pour l'étude verbale des langues. Sa mémoire, de 2 à 4 ans, n'étant fatiguée par aucune étude réfléchie, se prête facilement au souvenir d'écho ou enseignement verbal, il faut donc profiter du bas-âge pour l'initier en pratique aux 2 langues, locale et unitaire, dont il apprendra plus tard la syntaxe et la théorie.

On voit dans certains pays , comme Constantinople, où la pluralité des langues est nécessaire , beaucoup dejpetits enfants du peuple élevés pratiquement à deux et trois langues, et leurs facultés intellectuelles n'en sont aucunement fatiguées, parce que l'attraction chez les bambins se prête à ce genre ''d'étude; leur mémoire, exempte d'application jusqu'à 4 ans , est plus apte à retenir des mots que dans l'âge où elle se meublera de raisonnoments.

L'ordre sociétaire saura mettre à profit cette faculté. Les Bonnins et Bonnines et les chefs d'atelier, parleront fréquemment à Tenfant en langue et prononciation unitaire ; ils l'y habitueront par degrés, en sorte qu'il puisse à 4 4/2 ans parler les 2 langues ; il ne serait pas admissible aux Chérurubins sans ce talent , et il s'y exercera d'autant mieux qu'il aura vu plusieurs camarades renvoyés à l'examen du mois suivant, comme faibles en langage unitaire.

L'étude des langues occupe souvent pendant dix ans nos hommes faits. Un diplomate, un négociant , un voyageur, un savant, oonsomeront des années à acquérir cette connais-

t,<!BpMbletnmiil nst , comme la plupart des travaux bIVi «WAm 9M rfm ; l'^luile i\os langnos sera innlile m wlwllnni InilniTtrinll i et administratives, quand il exis- Mimi hoglSS unitaire. Ceux qui se meublent l'esprit d'une dBari-dooErinede tmibes deviennent communément inhabilf^ k d'autres étodra ; ils emploient donc uno dixaine (I*biu>^ intelligence et leur mémoire.

Àinn.reiibntioaMin, h^ rigi db S «nu , tent, ^Ift dBltgiy, wntfeb riMîBtffcaBiirfrthiM tMiMti.jw aa le aort w» oriantalMn «t avtoaa fti^a* iU»tt*f laagHi. Oo [ I «ara T^ahawit Wa OMab Âti»-

prllaahit anr leabnnaîDs; cy , qa'aaKa goa l'aMnlaiit oa ««prit daHeaTCcat l'écrit «fiuiie, de Uber», JiMfae, iMié et néeenlame wdal mhrawBl. Or, le pneafernHart ea mécaniuite universel des relations est assuiteent la hagage uettalre, te langage de eoramnnicatioii gAsénle.

L'homme est vreiment an dessous de la brale en tonta rencontre où il ne comprend pas son semblable. On ne rolt pas les BnimBDz frappés de ce vice, car cbaqne espAce animale, dans toute relation avec ses semblables, Relève sans étude et par instinct aa plus haut degré d'intelltE^ce oA rile paisse parvenir , témoin les castors et singes , foormls , abdlles et gnépes, qoi parviennent an plus haut degré possiUe en esprit d'iodostrie sociétaire ; l'homioe est an deesotis de c«e animaux , tant qu'il ne sait pas conitne MS

L'enhnt harmonlea s'élève donc entait au rang que s'arrogent nos beaux- esprits, au titre de citoyen du monda; car il sait à i iji ans parler ia langue du monde entier. Il peut, en quelque lien qu'on le transporte, vivre indépendant par le produit de son travail , puisqu'il est déjà exercé â une vingtaine de travaux agricoles et manufacturiers, dont la plupart sont pralicabk'B en tous pays. Son habileté â ces travaux divers lui donne les dispositions ï s'inilitir facilement , quand le temps en sera venu , aux théories scientifiques dont m travaux sont la voie. Son esprit est donc au plus bmit d^ré de culture et d^ connaissances utiles qu'on puisse posséder en si bas âge.

n est sur divers points bien supérieur aux grands maltrw actuels, ear s'il n'a pas leurs lumières sophistiques, il n'a

M^RTEAIT DB L'UlPAliT HAMf OlilEN. 4 SI

p»8 BOD plus leurs préjugés. Il ne craint pas que Condiltac vienne lui dire : il faut refaire votre entendement et oublier tout ce que vous avez appris. Il sait opérer sensément sur une foule de questions que ni Gondillac , ni d'autres sages n'osent aborder, et d'abord sur les attributions de Dieu, sur sa providence universelle niée dans tous les siècles civilisés, et sortout dans le nôtre.

Cet enfant sociétaire de 4 à 5 ans comprendra, en une seule leçon, que Diea a pourvu k le rendre heureux, k l'entraîner par attraction k vingt travaux utiles dont il recueille le bénéfice. 11 comprendra que c'est la main de Dieu qui le conduit, puisqu'il trouve du bénéfice dans tous les amusements dont Dieu lui in^ire le goût. Il croira à la providence universelle de Dieu parce qu'il en verra les bienfaits s'étendre k lui et à tout ce qui l'entoure. Une telle doctrine serait ineompréhensible pour un enfant civilisé qui se voit opprimé, tratoé au travail et fustigé k l'école, sous prétexte de morale, et qui voit les enfants de son voisinage manquant de pain et d'babits; comment peut-il croire à une providence bienûûsante ou s'en former une idée juste?

L'enfant sociétaire saura donc avant 5 ans aimer Dieu par reconnaissance, et non pas le cratndn* Il saura sur Dieu co qu'ignore notre siècle, divisé en deux sectes, dont l'une méconnaît Dieu f l'autre ne le reconnaît qu'k demi ; car elle no lui accorde qu'une demi - providence qui aurait donné â l'homme des passions nuisibles, sans moyen de les harmoniser.

L'enfant , qui ne verra nattre de l'attraction passionnéo que des bienfaits pour lui et pour tout le monde, ne pensera pas qu'il faille la réprimer, ni corriger l'ouvrage de Dieu. Il respectera l'attraction et par suite Dieu , qui en est le créateur. Il sera au chemin de la sagesse , puisqu'il sera en accord avec Dieu , c*est-k dire avec rAttraction, seule interprète de Dieu sur le mécanisme convenable aux passions et aux sociétés industrielles.

Quel parallèle avec ces enfants civilisés qu'on dit charmants, et qui , à 4 ans, n'ont d'autre talent que do tout briser sans savoir rien faire d'utile, et d'autre disposition que celle de résistance au travail, auquel on ne peut les résoudre que par le fouet et la morale. Aussi leur sort est-il si fâcheux» qu'ils soupirent tous après la récréation , chose qui

432 HÉRaiftMtfninrf *. r

lara incomiiie des .enfonts hunaowM. Jk ^ ùornBU^goùk d'autra délMtemunt que de dum^er detmvail M dTMaBar Leur journée sera une ancoeanoB d'aonaamenta vtilaa, et l'an dea prodigoa qu'on viendra «fanîrer dana la Phatongn d'eieai y aéra le spectacle d'enfanlbi da 4 ana, qui ne vondranl jamais se récréer» mais toHJooia paaaâr d*iin twfiiii à on autre , et Q*auront de sollicituda ,qiiB «éVsi de a«V(vr jqasUss séances, quelles réunions ont fMé résol^fn. à la Boûrae spar les travaux du lendemain par las choaur» 4f cUraiiyia s^ da aécaphins, de qui lea bambîna amf enlTiofÀdiMMi an aftiues industrielles, car ils ne simt pas anpore an f«^vjlé î la Bourse, n'étant pas en étal dY Aégoeiér dea léuûoiiB.

Je pose en thèse que toutes les attradîona aoni utiles, sauf emploi dans des séries de groupes azerçaal en ooortos séances.

— Quoi 1 les passions d*un Néron, d'un Tibère, poorretenf être utiles? — Sans doute; fort utiles en industrie sodëCaîre. Expliquons ce mystère.

Néron est un être né avec des inclinations sanguinaires. La nature veut que dès Tâge de 3 ans il prenne parti dans quelques uns des groupes de boucherie de sa phalange. S*il avait horreur de reffusion du sang , il ne pourrait pss exercer passionnément un emploi aux boucheries , 8*7 habituer par plaisir dès le bas-âge, et devenir à vingt ans un très habile boucher, ainsi que le veut la nature.

Mais j'entends Agrippine répondre : Quelle ridicule vision I prétendre que mon fils , héritier du trône du monde, soit fait pour le métier de boucher ! — Sur ce , Agrippine fait endoctriner son fils par Sénèque et autres savantes qui lui enseigneront que la nature est vicieuse , que les indlnations sanguinaires sont odieuses , qu'un jeune prince ne doit aimer que le commerce et la charte, et qu'il s'avilirait en se faufilant avec des bouchers.

Voilà donc une passion du jeune Néron entravée , et vingt autres de ses goûts seront de même contrecarrés par les saines doctrines de la morale douce et pure. Tel sera l'avis de Sénèque ; mais Horace et Lafontaine sont d'un avis

CTSÉNÈQUE. 433

bien diflérenl, et jogent beaucoup plus sainement quand ils disent :

SI tartà naiunm expellas , tâinsa uique recurret.

Si Teus la ehaiies par ia porte , £Ue rerieot par la fenêtre.

Analysons les funestes résultats de cette passion eonaprimée et de sa contremarche ou réeurrmee (expression d'Horace quMl faudrait adopter pour cet effet de passion). - Le jeune Néron feindra d'être docile aux impulsions de ses précepteurs; mais ses goûts sanguinaires ne sont que masqués et non pas extirpés. Ils reparaîtront quand Néron aura secoué le joug des précepteurs, mais ils reparaîtront en contremarche et en emploi malfaisant, et Néron deviendra un prince atroce. Il exercera plus tard , et aux dépens de ceux qui l'entourent, la passion qu'ils ont comprimée dès son enfance , et dont l'essor eût été fort utile ^ car il serait devenu l'un des premiers bouchers de la phalange de Tibnr.

Eh f qu^mporte qu'il débute dès le bas-àge par l'emploi de boucher, puisque tout est lié dans le système des études sociétaires ! Le travail de la boucherie conduira comme d'antres à toutes les sciences. En effet , Néron apprendra de bonne heure k juger au coup d'œil la différence des chairs et graisses d'animaux nourris de tel ou tel fourrage, engraissés selon tel ou tel système. Ces remarques se lient aux rivalités qui existent entre les bouchers de Tibur et eenx des phalanges voisines, puis entre les Tiburiens partisans ou rivaux de tel ou tel système d'engrais. Néron deviendra donc agronome sur les fourrages et les légumes donnés aux bes* tiaux. Cette connaissance l'acheminera à d'autres.

Ajoutons que le jeune Néron , élevé dans une phalange, y aura satislut dès l'âge de 4 ans vingt autres peiûshants que le sage Sénèque aurait étouffés pour le bien de la morale, ol ces divers goûts , développés de bonne heure, conduiront le jeune Néron à vingt sortes d'études utiles. Peu à peu il se trouvera initié à toutes les sciences par la seule impulsion de ces penchants réputés vicieux en civilisation et réprimés chez les enfants.

Qu'arrive-t-il aujourd'hui de cette répression? On entrave la nature, mais on ne la détruit pas ; elle n'a pas pu , dès le jMine Age, s^exsercer utilem^it sur rindustrie, elle reparaîtra

1 ^7, '""^ P^ss'ons comii

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ou RÉCURRKNCË PASSIOIVNELLE. 435

l'exfinction de la génération actuelle, n'auront plus que des caractères pleins, c'ost-h-dire tous élevés dans Tordre sociétaire, et développés en tous penchants dès le bas âge, elles donneront à chacun le nom de quelques fameux civilisés, comme Néron ou Henri , Platon ou Roberspicrre. Chacune aura dans son échelle de 840 caractères 8 couples dits létratones^ caractères à quadruples dominantes , dont % couples se nommeront U Néron et la Nèrone^ le Henri et la HenrietUj qui occuperont dans Téchelle des caractères le même rang qu'occupent dans nos régiments les chefs de bataillon ou d'escadron.

Nos penchants sont an nombre d'environ 20 à 30 chez tout 3iifant de 3 ans, et l'éducation la plus | ] , celle des

snfants gâtés, n'en peut pas développer moitié. Aussi voit-on les souverains tarder jusqu'à 20 et 25 ans à connaître et 3xercer ces penchants. Louis XVI ne s'aperçut guère qu'à 20 ans qu'il était serrurier par attraction ; il l'aurait su dès !'âge de 2 4/2 ans s'il eût été élevé dans une phalange; mais, m civilisation , l'enfant le plus civilisé , le fils d'un rei , ne 'encontre pas les occasions de donner cours à sa vocation ndustrielle dans de petits ateliers annexés aux grands et pourvus d'instructeurs convenables et d'appareils attrayants. !)r, si sur 20 penchants de l'enfant il y en a 40 d'entravés, le fût-ce que par absence de matériaux et ateliers, le caracère de Tenfant est faussé, et cette entrave, quoique involonaire de la part des pères, suffira pour créer 40 germes de ices là où auraient germé 4 0 vertus.

Et quant aux 40 autres goûts que cet enfant civilisé aura >u l'occasion de satisfoire, ils dégénéreront encore en vices, »arce qu'ils ne seront pas stimulés par des esprits de corps, il contrebalancés par des discorda de séries, ni raffinés par les rivalités de groupes. Dès lors ils tendront aux excès, •rendront une direction vicieuse. Ainsi, en civilisation, 'essor des penchants, aussi bien qne l'entrave des penhants , deviennent voie de mal , tant cette mensongère soiété est antipathique avec les convenances de la nature nmaine.

L'explication donnée sur les penchants sanguinaires de [éron et sur le moyen de les utiliser dans l'état sociétaire, 'applique de même à toutes les autres passions malfaiemtee. Elles ne le sont que par suite de quelques entraves

436 ftOCEATB , mWM tV.

qui J68 a tni?6stieft dès l'enlMioe ttlm a dîatnitaa de tei

ôoojn natiml. Ainsi, de Urataoa Iumux criniaili, am

n'était né Ticieux. Tous, dans l'oidn sociélaiM, aniaiai

égalé sa vertu nos plus oélâirel oiodtfesy qyi aoBt an» n

pects dans leurs prétendus tsiIbs; car diacnn d*aiB aa

rite d'être pendu en ce monda et brtfé dans Tanin. J

geons-en par les plus louables I comme Socrate et Benrit

tocratOi sumoBuné VAwd éêà dkux H eu kommm, l'or

de de la morale douce al pure, était un pédéffaaia lenbn

laissant sa fonune légitime pour séduire leaieunaa gargos

sous prétexte de les former aux vertus républicainas, al pi

nant la pédérastie aussi el&rontément que certain E. ï. L

Gazoï qui a fait un livre intitulé : De kmiibm p$iêfuli

Socrate était de plus convaincu f irréligion ai d'iacrédnlil

selon les prêtres du pays, qui étaient Uen orttiodoias po

cette époque, où la religion chrétienne n'existait pas, ai q

J.-C. n^était pas né : il fallait bien en attendant croire à qu

que chose.

Henri IV, qui avait pour vertus le triple talent de boii de battre et d'être un vert galant, commettant des adultèi pasâablement scandaleux , comme de faire marier une femi qu'on empêchait de coucher avec son époux la premii nuit; après quoi on faisait partir le fantôme de mari pc la frontière, afin que Tépouse fût livrée intacte au roi Heo et que les enfants à naître de cette union pussent être ati bues au mari nominal , — Henri ajoutait dono à Tadultère sacrilège , une profanation publique du sacrement du a riage.

Ainsi Socrate et Henri IV, l'un pour pédéiastie et inc dulité, Tautre pour adultère et sacrilège, ont mérité Técl faud en ce monde et la géhenne en l'autre.

Soit dit pour faire voir le ridicule de nos dogmes sui vice et la vertu , et la morale douce et pure, opinion d' tant plus déraisonnable qu'il n'est aucune vertu qui n'ait vice chez quelques peuple et aucun vice qui n'ait été ve chez quelque autre.

Cette confusion de dogmes n'aura pas lieu dans Tassoi tion , où on aura une boussole fixe en classement de ver et de vices. Les vertus seront les actions qui pourront o courir aux vues de Dieu exprimées par l'attraction passi née. On appellera vice tout acte qui entravera l'altraclM

VERTU BT VICE. 137

Tessor des 42 passions en sens collectif et individuel , c'està^ire J'accroissementde la richesse et delà santé, des plaisirs et liens affectueux , des mécanismes divers et de Tunité universelle. Ces quatre lignes contiennent toute la théorie des vices et des vertus naturelles, et pour en faire Tapplication à des coutumes étrangères , aux nôtres , on regardera comme vicieux les faquirs de l'Indostan , dont les austérités inutiles et les vertus fainéantes ne concourent en rien à Tac* croissement des richesses et des plaisirs.

D'ailleurs il n*y aura plus de fainéants d'aucune espèce, du moment où le mécanisme d'attraction industrielle sera en activité.

On sera étrangement surpris de voir dans la phalange d'essai que les enfants qu'on traite aujourd'hui de paresseux , mauvais sujets, auront dès la première quinzaine pris parti dans quantité de fonctions utiles, corporelles et intellectuelles, où ils développeront leurs fiacultés avec une émulation qui frappera de confusion les pères eux-mêmes. Ils reconnaîtront que l'enfant avait raison de refuser des éludes présentées à contresens du vœu de la nature, qui exige des séries et groupes à courtes séances, et des ateliers en miniature adaptés aux goûts et convenances de l'enfance. Les pères eux-mêmes se hâteront d'imiter leurs enfants, les prendre pour modèles, et s'enrôler à différentes séries industrielles. Après cette épreuve , il sera évident qu'un ordre si séduisant et si lucratif va s'étendre à l'humanité entière, et que le monde social va s'élever en masse au perfectionnement dont la Civilisation est l'antipode en ce qui touche au luxe interne et externe.

(1811.— 21, cote 9.) Tl

- Le premier phénomène que présente l'enfance en état d'association , c'est que le Bambin , dès l'âge de i ans, est émancipé de sa personne ; je ne dis pas de sa fortune. Il est à 4 ans libre de ses actions , et cependant plus prudent et plus eipert qo'il n'est chez nous à 45 ans et même à 30 ; car, en Hfunnoiiie, un Bambin de 4 ans , fût-il fils d'un empereur,

iia ÉPIIEUVES DE BAMBtNAUE,

sait , (lUBDt au malériel , gagner la vit, exercer propoj néroent tout sus meuibroâ cl ménager aa santé. Ce i oDets de sagesse qu'on ne trouve souvbuI pas chez uil hi do 20 ans.

Quant DU passionnel, il suit, k l'âge de i ans, uibo ner toutes ses actions aux convenances d'unité génén d'unité publique^ il sait , â 4 ans, pratiquer iee verU ciales, celles qui sont utiles à l'humanité entière, et m à une nation ou une famille. Combien nos méthodes, i d'éducation sont Join d'un pareil résultat, et <]uel est, | leurs élàvea de 4 S ans et mémo de 30, celui qui pg faire preuve de cette perfection matérielle et spirituelle trouvo en Harmonie che^ tout bambin de i ans?

L'harmonie est une chaîne où tout se lient et où (oui ehe de soi-même si les séries sont régulièrement éqail etrivalisées. Dieu adistribué nos attractions industrielle cet ordre de choses, et si nous l'organisons ré^uli^re on verra l'attraction nous conduire d'elle-même à les perrectiuns où nous .tendons vainement hurs des é . On exige des 3 cohortes de bambins loulea sortes d( Yauï où échouent nos civilisés de ÎO et W ans. Si voua laver un cent d'assiettes par une servante de 30 ant n'ira pas au bout de sa lâche sans en Téler et peut-éti ser quelqu'une. C'est pourtant une des épreuves impi option aux Burbambines (le i iitts a i 1|'i, qui ."ioll l'entrée au chœur de:* cluîrobins. H faut que pi'iidan jours de suite la licenciée surbambine relève et pose meDtKiaaueltes en une séance de 3 heures au plus; < pagstoos 11 et 12 n'admettent pas de plus longue séût ne leur accorde pas même les paniers à cases d'osiei enchâsser les assiettes. Sur tout travail on crée à l' des difficultés, comme autrcibis à l'aspirant tailleur obligeait à couper un babil sans patron. Si, aprèt séances de plein succès, la bambine a le malbeu troisième jonr, de fêler légèrement une assiette, on 1 Toy* au concours du mois suivant, ou biea elle doit tre comme nulle sa thèse de lavage d'assiettes et cboii autra épreuve en essai des i mains et brsa , comme a peler un quintal de pommes de terre en temps donn enlever en peau et tronçons réunis au-deU dti poids i

M ATBBIKLLEft ET SP1A1TUELLK8 . 4 30

G*itt par suite de ces épreuves sévères qu'un bambin admii à i ans 4/S aux chérubins surpasse en adresse la plupart de nos ouvriers de 30 ans. Cependant personne ne l'a contraint au travail ; lui-même a demandé soit aux instituteurs, soit à un oompagnon toutes les connaissances qu'il a acquises.

On s'étonne quelquefois en civilisation du talent de certains enfant» précoces. J'ai vu a l'Opéra de Paris une jeune danseuse nommée Huard qui , à un âge moindre de 5 ans, faisait en pantomime et danse des prouesses qu'on croirait réservées à l'âge de 45 ans. Telles seront à cet âge les enfanls d'Harmonie , non pas dans un seul genre , mais dans vingt genres diflérenis ; car ils devront à i ans subir des épreuves qui ne porteront guère que sur le tiers de leurs connaissances, sur oelles où ils se croiront le plus exercés , et âi coup sûr ils auront acquis dans le parcours des séristères et atft> liers de bambinerie des notions pratiques sur une vingtaine de fonctions avant d'en pouvoir choisir 7 où ils puissent faire preuve d'habileté.

Les épreuves matérielles ou spirituelles auxquelles on astreint le récipiendaire sont toi^ours distribuées de manière à exercer proportionnément toutes les facultés du corps et de l'esprit qu'on ne oultive que partiellement dans le système civilisé. Observons oe vice relativement aux développements corporels qui sont la partie spécialement soignée chez les bambins. Comparons, quant au matériel , les effets d'éducation harmonique et d'éducation civilisée.

Dans nos coutumes on restreint un ouvrier à tel travail qui n'exerce que les bras ou les mains , quelquefois les jambes seules, comme il arrive de la danse chez ceux qui en font leur état ; de sorte que les diverses parties du corps ne prennent point un accroissement proportionnel : aussi (out civilisé est-il maladroit d'un bras. Nous avons de plus tous les doigts de pied paralysés quant à l'industrie , car nous n'en savons faire aucun usage , et loin de nous exercer dès l'enfance à les employer, on nous serre les pieds comme aux femmes chinoises, et on ne donne aux doigts de pied ni exercice ni développement.

L'harmonie exige au contraire qu'un bambin, à i ans, aoit exercé régulièrement sur toutes les parties du corps, et que, des doigts des pieds comme de ceux des mains il sache

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exécotar les travaux exigibles à son âge. Eh ! pouquoi se prifer de deux membres sur qoatret PonniiHH réduire nos pieds à l'état de moignons sains industrie î Ne yoit-oiipis des gens estropiés des deux mains oondre rt écrire des ddgts de pied aussi bien que nous cousons et éeriYont des nuins? Ils seraient bien plus adroits encore si leurs pieds avaient été développés et exercés dès rentenoe.

Il resterait beaucoup de détails à donner. Far exemple, comme on ne néglige aucun des ressorts d'émulation , l'on a soin d'accorder aux bambins qudque degré dans le demisacerdoce qui jouit d'une hante considération en faaimonie. Mais quelles fonctions de prêtrise donnera-i-on A des bambins de 3 à i ans? On ne peut pas encore les enpfofer an service divin. On leur crée un culte subalterne, «ehod des patriarches ou aïeux de l'âge caduc. Cèst une récompense parmi les bambins que le rôle de Goqrbante et Corybanle des chœurs patriarchaux , chargé de rendre aux plus vieux patriarches des deux sexes les honneurs divins, leur offrir ((chaque matin)] des fleurs et brûler des parfums devant eux dans les cérémonies publiques. Ce lien religieux entre les 2 âges extrêmes concourt à pénétrer l'enfance de respect et d'enthousiasme pour les aïeux qu'elle aime naturellement , et prépare les relations de ralliement d'extrême sur lesquelles sera assis le mécanisme d'unité générale.

L'OPéBA ET LA GUlBUft.

(1821. — 2t, cote 9.)

On a vu précédemment que l'enfant barmonien parvenu à rage de i ans a déjà pourvu au nécessaire en fait d'éducation , puisqu'il sait gagner sa vie en exerçant une foule de menues fonctions qui occupent chez nous des sujets pleins de vigueur. L'éducation citérieure qui comprend les 2 tribus de chérubins et séraphins, âgés de 4 4/2 à 9 ans, n'a donc plus qu a étendre et raffiner le système qu'on trouve ébauché par l'éducation antérieure.

G)ntre l'opinion de nos théories modernes , qui exercent l'enfant à des subtilités savantes, et font de lui un automate parlant , l'Harmonie s'attachera à la marche naturelle , qui est d'éduqùer le corps avant l'âme et surveiller long-temps les développements du corps. Elle procède comme la nature, qui commence par l'œuvre subalterne, et donne la feuille avant le fruit. Pour acheminer à l'éducation de l'âme ou portion noble de l'homme , elle débute par perfectionner long-temps la portion subalterne ou moule matériel, et le former à toutes les habitudes qu'elle veut donner à l'âme , c'est-à-dire à la justesse, à la vérité, à l'unité, à l'horreur de tout ce qui blesserait ces vertus sociales qui doivent être vertus en matériel comme en passionnel , s'il y a unité dans le système de la nature.

U est déjà avéré que Dieu veut l'unité matérielle dans le mécanisme de l'univers. On en peut juger par la justesse mathématique des mouvements planétaires. Chaque astre parcourt des milliards de lieues sans varier de quart de minute dans la mesure du temps. Cette inconcevable justesse prouve que l'esprit d'harmonie mesurée et mathématique est un cartctàro de la Divinité. On retrouve cette exactitude géomé-

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trique dans tons le6 travaux dÎTinÉ , oomme ■tracCore des animniz et végétaux , cristaux, aie. To«t imn« fRwna qm Dieu vaut la justeaee en oeuvres matérMlea el IVnilé niauiénatique en mécanique générale.

Peut-on douter qu'il ne veoille anssi le Juteaae et la vérité en mécanique sociale on passionnaUet Bleu vent donc la justesse composée et non pas simple ; il vent Tanité composée et non pas simple, paisqo'il la vwten matériel comme eu spirituel. Il diffère de nos philoaophes, qui ne désirent la justesse et Tunité qu'en mouvement social , sans s'embarrasser du matériel ; ils ne cberchent que Tonité simple, et, par suite, ils doivent tomber dans la duplicité. .

Si l'on veut l'unité conq;>osée et la justesse caniposéa, on justesse matérielle et spiritaelle, il flhût reeourir' i ropéim, pour former les enfents à la justesse matérielle. ««Eh T <pél grand avantage l'Harmonie trouvera-Velle à faire de tous ses citoyens autant de chanteurs et danseurs et joueurs d'instruments?— Une foule d'avantages, etd^abord celui du bénéfice industriel. Cest là principalement que les enfimts acquièrent la dextérité, Tensemble et les autres qualités précieuses tant pour la parfaite exécution des( travanx que pour Tcnthousiasme qui doit y présider. Telles fonctions, comme chant et danse, qui semblent frivoles en civilisation, deviennent précieuses en Harmonie, parce qu'elles électrisent les travailleurs et établissent des liens entre eux. D'aiU leurs, pour juger la question par la négative, il faut attendre l'exposé complet des bénéfices et des charmes de l'Harmonn. On verra que , si ses habitants tombaient en fausseté matérielle, ils tomberaient par contrecoup en fausseté Bodtile.

Remarquons ici Tinconséquence des modernes qui blâment un spectacle dont ils cherchent partout à morceler et goûter en détail les divers plaisirs, les 7 branches : chant , ou voix humaine mesurée; — instruments, ou voix artificielle mesurée ; — danse ou marche mesurée ; — geste, ou expression corporelle mesurée , — gymnastique ou mouvement mesaré du corps ; — poésie ou parole mesurée; — peinture, décors et costumes, ou ornements mesurés ; — X, mécanisme géo* métrique, ou féerie mesurée.

Nous voyons tous les peuples, tant sauvages que civilisés, employer leurs récréations au chant et à la danse, aidés du

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