‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 106 sur 136 · ON NE SOUPIRE PAS APEÊS LE REPOS · texte numérisé non relu

ON NE SOUPIRE PAS APEÊS LE REPOS

Aucun de ces appâts ne peut se rencontrer dans les ateliers civilisés, cuisiae ou autres. Faut-il s'étonner que leurs fonctions causent tant de répugnance aux enfants comme aux gens de tout âge, et que Thomme civilisé soupire après le repos, qui sera chez les harmoniens envisagé comme un sup* plice. Dans Tordre sociétaire un enfant, amorcé par les groupes, les séries graduées et les ateliers minimes , demande le travail au sortir du berceau, dès Finstant où il peut marcher d'aplomb et suivre les bambins ses pareils. Loin de travailler pour atteindre au repos, il fait du travail et des intrigues de culture et d'ateliers ses délices dans tout le cours de sa vie, et lorsqu'il arrive au moment du repos forcé, au 4 6* et dernier âge, loin de trouver son bonheur dans le repos qu'exige la caducité, il suit encore de l'œil ces travaux auxquels il ne peut plus coopérer ; il se fait porter aussi longtemps que possible dans les groupes industriels pour les aider de ses conseils et du souvenir de ses longs services , et mourir en quelque façon au champ d'honneur industriel , qu'il n'abandonne qu'il la dernière extrémité, quand la décrépitude en a porté Tarrèt.

Nous avançons dans le plaidoyer apologétique du créateur et distributeur de l'attraction passionnée. Déjà il est hors de doute que toutes les fantaisies du bas-âge, depuis 2 ans jusqu'à 9 , sont des stimulants de l'industrie , sauf la condition de présenter cette industrie en nuances graduées par série avec ateliers minimes, ustensiles et portions de travail adaptés à l'enfance , direction par les patriarches toujours bienveillants pour le bambin, émulation ménagée par les 3 degrés établis dans les chœurs de baml>ins. Moyennant ce système d^amorees, les vices du jeune âge, la manie de fureter et imiter, la gourmandise et le goût des manœuvres, deviennent autant de [ ] , qui forment l'enfant à l'industrie et le conduisent dans la véritable route de la sagesse , qui repose avant tout sur l'acquisition des luxes interne et externe (santé et richesse).

On peut maintenant reconnaître combien est grande l'ei^ reur qui , en blâmant soit la gourmandise des enfants , soit les antres penchants que leur donne la nature , semble insinuer qu'elle a opéré sans discernement dans la distribution d0 l'attraction.

BMifQflt d« la JueerMkM iat jMMiii tmnpwiBee en attractîoiu B^ii dMM tnx enftints on peneliMldéeiMiMr la ûÊb an petits ustensîiea , ût^fiiitÊmtmffmT 0 ta* qaTalla ai» asaigoé quelque aHjpM «lila à aa prilaadin viaa. Daas la cas où la gounnandiae ai iaa tn^noi pié|Umtiiiiaa ■aaa seraient Traimant paraiolatt y -la aataraMW en anril iaapiré le dédain. Si elle nets las raid allnqfMia, afealfaiia qa'îla ne poammt jamais pK^jodlolarasDi arisaia dina IHar^ inaaie, oft tant d'auMi plaWra viaiNwoi esaHassBasl Mus dlireraioa à oeivî de la tabkralaapréaaalrlaaadicèa.

Hien n'est plus aisé i établif que «as caalrspoéds paaiisa nets sur lesquels Mioaa beateosoeteat la Maniai -la^vais aufeardlial méAe el dans la villa où fa idsMa» qa*!! aaflk d'eue i&Mrable paiHe de billard poar disbariia fà ealefar chaque Jour les conTires d'une table bien servie, leaeatratasr au bout d'itne demi-heure quand ils pourraient j iMgar une heure au moins; ils se hâtent pourtant de l'abmdoaner, el pourquoi? Pour débrouiller une suite de pauvres intrigues sur les revanches de billard, sur la force de tel et lel, pitoyablc ressort qui pourtant fait une diversion irès efficace au plaisir de la table. Peut-on douter qu'il ne doWe èlre suf^ ftsamment balancé en Harmonie par les brillantes intrigues des séries industrielles, dont la moindre sera cent lois plus intéressante et plus flatteuse pour l'amour propre que ne peut l'être une chétive partie de billard où Ton joue vae Caise de café?

Je m'attache en toute occasion à rapatrier les leeCeurs arec cette gastronomie tant proscrite par leurs moralistas, el fai dd à ce sujet distinguer entre ia gourmandise el la gloutonnerie, prouver que les enfatits n'ont d'autre tort que d'être goinfres et non gourmands, et que les pères eax-nénua, dans leurs banquets, sont distraits par de très minimes jouissances, comme une partie de billard. Il ne restera donc» sur la gourmandise ni sur d'autres passions, aucun danger daas oo ordre de choses qui saura créer des contrepoids réguliers si adaptés sut vœux des 3 passions distributires.

Tel est l'effet des séries qui , n'opérant que par opposition de contrastes, nuances échelonnées et options de plaisirs fréqtiemment variés, ne laissent aucune diance à l'eKoèa ; mais pour convenir à cet ordre, où se réalisent nos rénvda ba-

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lances, conlrepoids, garantie, équilibre, il faut éveiller dés le bas-âge les raffinements de goûts et les difiérences et oppositions graduées. Si les consommateurs étaient tous de même goût, tous unis d'opinions, à quoi servirait qu'une serio opérât en gradation , qu'elle donnât vingt sortes de fraises nuancées en saveur par échelle ascendante et descea* danto? Les juges ou consommateurs ne feraient aucnne diflérence de valeur , no se passionneraient pour aucune sorte ; les divers groupes de la série se trouveraient sans encouragement, sans partisans extérieurs; chacun des vingt groupes de fraisistes serait dépourvu d'émulation , aucun ne pourrait citer dans sa phalange ni ailleurs un parti en sa faveur, Tenthousiasme de l'art serait anéanti , comme 11 Test chez nous faute d'appréciateurs de Tartiste. Aussi voit-on en Angleterre beaucoup de bons ouvriers parce qu'ils y sont bien prisés et bien payés, tandis qu'en France le bon ouvrier est excessivement rare, parce qu'il ne trouve guère, hors Paris, un public apte à l'apprécier et a payer convenable* ment son travail , dont on ne veut faire aucune différence avec celui d'un brouillon.

Il sera donc indispensable pour le succès d'une industrie exercée par séné de groupes, que les juges ou consommateurs se passionnent dès l'enfance pour certaines variétés de l'échelle de nuances offertes à la consommation. Chaque série régissant des animaux ou végétaux , envoie chaque jour aux cuisines et buffets des assortissements de qualité graduée et non pas d*une seule. On est donc obligé de servir même au peuple, même aux sociétaires de 3* classe, un assortiment de comestibles tous gradués en diverses qualités. L'assorti* ment sera moins varié en 3*^ degré qu'aux tables de 4'* ; mais il y sera encore assez varié pour ménager dans les classes dites populaires des dissidences gastronomiques et des par^ tisans à chaque groupe de la série qui aura cultivé ou préparé.

D'ailleurs, les repas de corps ménagent dans le cours de Tannée k chaque plébéien plus de cent occasions de goûter les espèces de premier ordre en animaux et végétaux , et de prehdre parti pour quelques unes de ces espèces aussi activement que ceux qui en font consommation habituelle.

L'unité d'action exige qu'une denrée cultivée par nuaneas gradoéetf IrcNnre iMunnl les oonsMttnMews des prMérsoôes

groupe do reinette verte. Il n'e vint marauder ou comraettrt l'gnea de reinette verte. Il ei qu-ii voudra, soit en nouvelles "»• «olmte de len ége, sociét p"ee cbaopétn» paasionoii wmoindre vol des autres cas dMnumie sont ganlea chara "«• C est uo effet des rivaliljSi gwinnandea qu'on a au eïciler rthritana les groupe, de culti aoloelNiaus et 80. pareils ain ««■.jardins .1 verger.; 1, p* "•«l «n eiapiiro de «nique ttioiileniit n sages lenontrant r«ll.n«antd'aprèiàpilloret M» le» jardiniers de s'écrier qui "M» que les leudies mina «gss.

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