AU TRAVAIL PASSIONNÉ
divers leviers se trouvent coïncider avec rindustrio, elle prendra d'autant plus d'empire sur les adolescents qu'ils y auront été habitués dès leur enfance. Le point capital est donc d'élever les enfants à l'industrie passiennée et les main • tenir dans ce goût à l'époque de la transition ou avènemen en puberté.
Ce but une fois atteint , l'homme reste industrieux a per pétuité , d'autant mieux que Tamour, dans l'état sociétaire, crée de nouveaux charmes industriels. Le contraire a lieu en civilisation , où l'amour no tend qu'à détourner d'une industrie pour laquelle l'enfant n'a jamais été passionné.
Deux obstacles principaux entraveront la phalange d'essai :
L'un est que les sectaires d'un et d'autre sexe n'auront point été élevés au travail passionné, n'en auront ni l'habi* lude ni le goût;
L'autre est que la Phalange, lors même qu'elle serait fondée en ordre composé, n'aura pas l'appui de ces corporations amoureuses qui concourent à renforcer l'attraction industrielle.
Malgré ces obstacles et une foule d'autres dont je composerai un chapitre spécial , je réponds aux trembleurs : Croyez que celui qui a su inventer le calcul de l'attraction a plus de moyens en réserve que vous n'avez d'entraves h compter.
Tkète d«s liycéeBB %mw l'ordre compote do l'anlvoro,
(1820.— 61, cote 9.)
Dans l'exercice des facultés intellectuelles, tout civilisé est à moitié perclus par cette éducation qui , tout en se vantant d'avoir raffiné sur le développement des idées, n*a su accréditer que des idées simples sur Dieu, sur l'hommo et sur toute la nature. Elle fait de Dieu un esprit sans corps, un être simple et incohérent avec l'homme qu'elle suppose privé de révélation , ou voie de communication constante avec Dieu. Après avoir, par ce dogme , isolé l'homme du fojrer universel ou Diee , elle fait de l'homme us esprit sim*
fit vmmÈMmuM nmMomtfiB. .
pie, boné à oertaineB branchet de oonninMOM MMhfî el MDoliie de pénétrer le système eoftier de la Mtan^ ki dMlinées faUiree tant de l'homnie que des plenètas. Ue m'é- Iriilii pas même de relations d'milé de sort enin I et la planète qui le porte; elle soppoee k nalore Gon lien. Elle fait des astres autant d'êtres sin^iks , di^evvos d*âme et de relations sodalea; eUe ûdt de roufeis mt corps simple, d^urvu d*ème spéciato ; on oorpe bq^Ims qui n'aurait pas de relations avec d*autras univers dont els ne suppose pas même TeustraGe. Enfin, teiilea tosdDCtriafls de simplisme et d'incohéreooe que nous prèdbe la pMIsas phie moderne sont assa sembldutos aux prévenlionB étmm pauYre horde de sauvages réceouneet découverte dans h baiedeBaffin, au 77* degré, horde qui se croyait asnle sur la terre, et pensait que le monde était borné anxfjtaees dont elle est entourée. Ainsi la ténébreuse philosofriiie mo> deme suppose toujours qu'il existe un voile d'airain sur les points où s'est arrêtée sa médiocre intelligence.
L'Harmonie admettra une opinion de nature simple quant à réducation citérieure qui s'étend de i i/2 ans à 9 ans (chœurs des chérubins et séraphins) ; mais elle eiigera le composé chez les Lycéens et Gymnasiens , chœurs d'éducation ultérieure. Il faut conduire l'enfant par degré à la science, observer les règles du mouvement qui , dans tout son système, débute par le simple pour se livrer de là au mixte et au composé. Elle n'exigera donc pas que l'homme, au sortir de l'enfance, dépasse les limites du simple; mais, au delà de 9 ans« on exigera des notions sur la science composée de la nature. Tout Lycéen , pour être admis aux Gymnasiens, devra être en état de soutenir une petite thèse élémentaire sur l'essence composée de Tunivers , sur les liens généraux dont Técole civilisée ne veut admettre aucun. Elle raisonne sans cesse d'Unité. Comment concevoir l'Unité d'un système où aucune des parties n'est liée aux autres ?
Examinons sur celte question quelque thèse à exiger d'un Lycéen sur l'unité el les liens du système de l'univers. Que deylendra-t-elle si on n'admet pas l'Attraction pour ressort universel employé par Dieu , et si une science nommée philosophie s'arroge le droit de oomprimer ce leeeort, de
UBNS DE L'HOMME ET DE L'UNIVERS. %îi
faire des lois pour étouffer le jeu de Tattraction? il s'ensuivra donc que l'homme sera dans l'univers le seul être soustrait à la direction de Dieu , qui depuis les astres jusqu'aux insectes n'emploie pas d'autre ressort social que l'attraction? La vraie sagesse consisterait à spéculer sur le vœu de Tattraction , étudier et déterminer le but où elle veut nous conduire. L'école civilisée en a décidé autrement ; elle a isolé l'homme du système de l'univers et de la régie divine ou attractionnelle pour le placer sous le règne de Platon , de Montesquieu, de Robespierre et autres versatiles fabricateurs de constitutions. Une raison unitaire serait celle qui se combinerait avec le ressort divin ou attractionnel. II n'y a donc dans l'école civilisée qu'une raison arbitraire et schismatique, par absence d'unité avec la nature et son chef , et avec le ressort universel employé par ce chef. Voilà une thèse à portée des commençants. Tout Lycéen de 42 ans devra savoir démontrer cette absurdité de l'école civilisée sur l'emploi du ressort universel. ^
Passons aux liens de l'univers et d'abord au lien de ses 3 principes. On voit assez clairement l'unité de Dieu avec le 3< principe, les mathématiques. Tout ouvrage sorti dos mains de Dieu est mathématiquement construit. Il ne s'écarte jamais des règles géométriques, et on ne saurait voir de lien plus constant. Mais sur quel point est-il lié avec le 4*' principe, la matière? C'est ce que l'école civilisée ne nous dit pas. Elle suppose donc que le 2« principe ou Dieu est incohérent avec le 4*' ou matière. Il n'en est rien. Dieu s^aliie à la matière par un corps divin qui est le Feu , corps où Ton voit représenté Dieu en action , puisque c'est le Feu qui est agent de décomposition et recomposition universelle. Par analogie à la souveraineté de Dieu, c'est sur son corps, sur les soleils OQ ((centres de feu)) mondes entourés de feu que pivote le système matériel. C'est par le feu que s'établit le lien matériel de l'homme à Dieu. L'homme a seul un empire sur le corps de Dieu , sur le Feu, dont les animaux les plus intelligents n'ont pas l'usage. Il a seul un empire sur l'âme de Dieu, puisqu'il peut par sa raison analyser les éléments de l'âme divine, les passions, dont l'homme est animé comme Dieu ; il peut en faire la synthèse , déterminer et organiser Tordre qui développe les passions en pleine harmonie. Il n'arrive à cette haniKNmfu'en s'alliani au 3* principe, aux mathématiques,
fit &A mçom MM TBOU àaAjmjLWÊ*
à l'iàde datqneliet il dâtannine ta Mi «TeMor «qMWiIn piMJTrrt en raison directe deemiiiee, tnvens te ëÊ/but^ om V ainsi qu'on le verra en 6* towdie.
Noos ne pourrions pas, en GiTiliiaticm, eserœr aBrèi pareilles dioses nos écoliers de II à li ana, fMiroe qw l^ datation civilisée ne leur inspire qn*nne rébellion asertis oantre FéUide, et d*ùlleurs la acieaoe alleHBitaie aerailM embarassée de donner à Tenfant dea notioiia aaines aar h système de la nature qu'elle ne coanaHpaa. Bile se phdtas oontraire à l'étourdir de prestiges sur Isa impénétrsdlNHlésel les impossibilités , sur la sacrilège piétention de sonder Isi desseins de Dieu , etc. Ces jongleries cadrent fort bien ans le système sodal des civilisés : il opprime la nature ao étouffsnt l'attraction ; il doit cbercber à penni^er que la naCara est impénétrable. C'est le seul dogme qui poissa les systèmes philosophiques,* ils seront renversés du ment où les hommes seront persuadés quMlsfpeuvent pénétrer les lois de toutes les branches du mouvement» comme ils ont pénétré celles du matériel.
L'enfant , en Harmonie, se plaira k ces études élémentaires, qui, dans Tordre actuel, peuvent sembler abstraites et abstruses. Elles ne le seront nullement pour un ttnrmonien. On les rendra bien concrètes , par application matérielle. Veut-on enseigner à l'enfant de IS ans que le monde intellectuel s'égare s'il suit le système simple? On commence par lui démontrer cette vérité en matériel. On fait usage de 3 aiguilles, une de fer, une d'aimant et une de fer aimanté : en les plaçant alternativement sur un pivot, on lui fait voir que les t aiguilles simples, celles de fer et d'aimant , ne tournent pas au nord et ne donnent aucune direction; que Taiguiile composée , celle de fer amiante, tourne an nord et donne dans l'obscurité une direction sûre au mineur et ao navigateur. Ce n'est qu'en parlant aux sens qu'on met la science à la portée de l'enfant , et par cette seule comparaison des 3 aiguilles il sera le premier à conclure que le simple ne fournit aucune direction , que le composé nous donne une direction invariable, et que l'école civilisée, qui envisageait le monde matériel , intellectuel et passionnel on ordre simple , a dû s'égarer dans toutes ses études et n'atleindrs aucun des buts qu'elle se proposait.
On aura reoours aux déoxmstralions matériallca aa louHs