‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 116 sur 136 · LE COMMERCE FONCTION DU GOUVERNEMENT. S · texte numérisé non relu

LE COMMERCE FONCTION DU GOUVERNEMENT. S

branches d'enseignement qui nous semblent abstruses faute de cet appui matériel. Par exemple, quoi de plus incorapré^ hensible pour nous que le dogme d'unité de l'univers tant que nous ne voyons pas l'ombre d'unité parmi les trois sociétés qui se partagent le globe? Un élève harmonien verra cette unité matériellement existante, il verra le globe confédéré par le plein essor de Tattraction , et avant de lui enseigner que rhommc , pour atteindre à Tunité sociale , doit n'obéir qu'à la seule attraction , on lui montrera l'harmonie sociale des créatures supérieures unitaires, comme les Âstres> et des inférieures unitaires, comme les Abeilles. Il lui sera facile de conclure que l'Homme, créature moyenne entre l'insecte et l'astre, doit, pour atteindre à l'unité, user du moyen qui unitarise les astres et les insectes : c'est l'essor de Tattraction.

Passant à la preuve négative on fera lire à l'élève un court exposé des misères de cette civilisation , qui , préférant aux lois de Dieu et de l'attraction les lois de Montesquieu et de Robespierre, n'arrivait qu'à la duplicité universelle et aux 7 fléaux qu'elle engendre. L'enfant conclura bien vite que l'homme doit se rallier h l'attraction comme les créatures supérieures et inférieures que l'attraction régit en harmonie; qu'il doit, comme les planètes, former la Phalange industrielle en 32 chœurs par imitation des 32 touches sidérales sur pivot solaire, qu'il doit, comme les abeilles , distribuer la politique sociale en 3 fonctions, reine, abeille et bourdon. L'Harmonie n'en reconnaît de même que 3 : Production , Consommation , Distribution.

Lorsque l'élève sera imbu de ces leçons matérielles, on lui expliquera la faute capitale de l'école civilisée, qui, en créant une i* fonction, a interverti tout équilibre. Elle fausse d'abord la fonction distributive ou gouvernementale, en le dépouillant de son principal ressort , en lui enlevant le commerce dont elle fait une puissance rivale du gouvernement. La lutte qu'elle établit entre le commerce fausse les 2 autres fonctions. Elle rend le producteur, ou homme laborieux, valet du consommateur, ou homme oisif Cette absurdité sera palpable pour tout enfant harmonien , parce qu'il verra sous ses yeux le régime du commerce véridique , exercé par le gouvernement et favorable en tout sens au pro-

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ductAur. Oa iQoutera à cette omrtA tepa sur left a le tableau fràvé dee producteur! dYitiaia » des paiMMea haiOoos» des ouvriers sans pain et sans trsvail» . — «nad» criptkm des fourberies mercantiles dont on était lictvMà diâque pas sous le répme de oommeroe sâmple et snbor^ donné a l'arbitraire du Tendeur. L'éUvOt. qui verra réga» une vérité universelle par le commerce composé ou gtanlii comprendra que Técole civilisée avait bouleversé tout le mioanisme social jpar la création d'une 1* fonction , et il 0». naîtra que tont le seoret de la perCaçtion politique devaitsi bojner à ramener le qrstème sodalî comme odui 4e hab. tare à 8 principes, et élagyér le l*. ou Commerooi qaii^ est introduit fortuitement, et dont. la philosophie modéras ^ sanctionné l'usurpation , quand elle eût dé s'attacher velmment à le combattre et le foire enûrer dans les attribâiNBS du gouvernement dont il est, en Harmonie, la plus inipcftaote fonction >

Ces questions, qui aujourd'hui paraissent hors de la portée d*un enfant de i% ans, ne seront pour lui que les moindres thèses à l*aide des démonstrations matérielles et expérimentales dont elles seront élayées. Porro on n'engagera pas pour cela Télève de 42 ans dans Fétude de la nature ; car on évitera avec lui jusqu'à l'analyse des 4St passons sur laquelle on glissera légèrement pour no pas ôtre dans le cas do lui donner des éclaircissements sur l'amour et sur la duplicité de la 5® sensuelle.

(1830. — 32, cote 9.)

Secret dôs passions est Le plus grand essor possible en ordre sociétaire , Le plus petit essor possible ou ordre incohérenL

Érgà billevesées que libéralisme on Civilisation.

ÉDUGATIOlf POniBUUlB.

(1821. — 21, cote 9.)

La tribu Tfi 6, Jouvenceaux et Jouvencelles, eet la plus difficile à harmoniser et la plus digne d'attention. Elle entre en puberté, et sa direction exige une politique fort différente de celle qui régit les tribus au dessous de Tâge pubère.

Les chœurs de Jouvencellat sont sans contredit la pièce la plus importante en harmonie passionnelle. Cet âge, 45 à 19 ans, est celui qui forme transition entre l'enfance et Page pubère, et qui sert de lien en relation de sexe neutre ou impubère avec les 2 autres sexes.

Notre législation civilisée veut astujétir cet âge à des lois générales de chasteté , d'autant plus méconnues que l'opinion et les usages provoquent l'impudicité chez les jeunet gens. Cet esprit de la jeunesse masculine se communique secrètement à la féminine, chez qui il produit un libertinage fardé d'hypocrjsie.

Cette inconséquence engendre double fausseté chez la jeunesse de civilisation. On y trouve d'abord ;

Duplicité de mœurs chez les 2 sexes, dont l'un prend le masque de pudeur, tandis que l'autre fait trophée d'impudidté ou d'hypocrisie ;

Duplicité de marche respective, en ce que chacun des deux affiche des mœurs opposées à celles qu'il pratique en secret.

La première est une duplicité en nuance contrastée, la deuxième est une duplicité en nuance identique. On retrouve cette variante dans toutes les ambiguïtés du mécanisme civilisé; mais elle doit régner principalement dans la période la plus importante de la carrière humaine , l'avènement à la puberté.

L'Harmonie, constamment opposée dans ses méthodes à la duplicité dvilisce, doit faire dominer à cette époque une véracité bicomposée , une quadruple véracité dans les menira

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des deux saset qui enireni en puberté. Tel eit le bot db rédncaiion postérieure ou de 4« phase qui ne oompieMl que lai tribus de Jouvenceaux et JouvenceUeB, tritm la pkat piécieuse de la Phalange.

Le premier moyen est la pleine liberté oontiébala&oée par rhonneur. Chez nous la Jeunesse de 45 A 49 an» domeiail dans Texoès de dévergondage , si on laissait aux une entière Ubcurté. Elle serait ce qu*est le peuple et livré aux Impulsions des démagogues. La Clvilisatîon ne connaissant les contrepoids paasionneto ni en ambition ni sa amour, il n'est pas étonnant que toute liberté y pradosi dans l'un et Tautre genre les plus scandaleux excès. Noos avons donc à examiner ici les contrepoids paasionnels qu'op» pose THarmonie à' cette pleine liberté dent jouisseBC te S chcBors de Jouvenceaux et Jouvencelles.

La natore..... (grand traité, cfaap. 7, livre S» où est établi la division da chœur n* G, en deox corporatiooi, le Vestalat et te Ikmoiiellat.)

Une vestale d'harmonie n*a aucun rapport avec les vicUmes cloîtrées el cmbéguinées de TaDcienne Rome. Une vestale n'est point un automate moral comme nos jeunes cénobites. Le corps vcstalique, formé de 4J3 d'hommes et 2/3 de femmes, est, dans chaque phalange , la fleur de la beauté, de la courtoisie et de la science. Je dis de la science, car on sait qu'une jeune personne qui donne dans la fougue amoureuse devient inhabile à cultiver les sciences et les arts.

Chaque phalange a son quadrille de haute vestalité, composé de 8 femmes et i hommes, dont moitié choisis selon la beauté et moitié selon les statuts. Ce quadrille ou douzaine est la portion qui reçoit les lionneurs divins et qui tient cour dans les réunions industriellBS du matin ou dans les séances d'apparat qui ont lieu pour l'ordinaire à l'heure du dîner.

L'enfant a besoin de voir im dieu vivant et pompeux entouré d'un appareil magique. Ce Dieu est le quadrille vestalique décoré du titre d*Ombre de Dieu et choisi électiveroent parmi les personnages les plu? notables de cette corporation. Les chœurs de chérubins et séraphins lui servent de lévites et exécutent au devant de la marche des vestales et au pied de leur trône les évolutions de l'encensoir à 4 44 thuriféraires et fleuristes. Cette manœuvre , pitoyable dans nos procès*

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