ONT U PAS SUR LES DEUX MINBUEES
la supériorité d*un 2r en balance générale, différence trop faible pour admettre aucun despotisme des 2 majeures sur les % mineures, mais assez forte pour assurer à THonneur et à l'Amitié cette priorité de rang, ce sceptre de relations que toutes les âmes bien nées voudraient leur déférer.
La nature nous indique aussi par la direction de Taiguille aimantée, que c'est le côté nord ou majeur qui doit être notre IK)int de ralliement. Il faudra donc que la portion du corps social qui exercera Tamour en sens mineur, selon les intérêts de l'Amour et du Famillisme, soit en ralliement de ton avec le majeur, c'est-à-dire avec l'Honneur et l'Amitié.
Comment assurer à l'honneur libéral cette suprématie dans l'esprit de la jeunesse et surtout des femmes, aujourd'hui si esclaves de l'amour, si promptes à fouler aux pieds honneur et amitié pour le succès de cet amour qui ne fait régner partout que l'hypocrisie? Ce sera en donnant l'avantage du pas et du tonisme aux amours d'exercice majeur, à ceux qui se développeront dans le sens de l'honneur libéral. Il faudra que ce genre d'honneur ait jeté dès le bas-âge de profondes racines chez les enfants, et ne pas attendre, pour le leur inoculer, l'âge de 15 ans, où il se trouverait en conflit avec l'amour. Tel est le vice de Téducation civilisée, qui n'inculque à l'enfant qu'un honneur individuel et illibéral, contrarié encore par les cupides avis du père. L'Harmonie au contraire devra faire germer l'honneur libéral dès rage de raison 9 qui est 9 ans, afin qu'il ait à 45 ans la force d'un arbre déjà vigoureux que le choc d'une nouvelle pas* sion, de l'amour, ne pourra pas ébranler, ou du moins n'ébranlera que chez une minorité assez faible pour laisser la tombée de la balanccy ou avantage du pas et du ton , aux amours d'exercice majeur subordonnant cette passion k l'honneur et ^ l'amitié.
Trouvera-t-on cette théorie trop abstraite sur des matières galantes? On peut la restreindre à un seul principe, un seul but, c'est d'assurer à l'amour l'essor de sa propriété essentielle, qui est la vraie galanterie, la subordination de l'homme à la femme en amour seulement , et dans un ordre social où cette subordination n'aura rien de dangereux et ne compromettra les fortunes en aucun sens. Une fois cette garantie donnée, chacun dès à présent se ralliera volontiers au prin-
ija ftir^lftt6Aitl i>HMiAt(M knova.
dpe do lâ êopSriorilé lëminlnp cil nmour , effet si Bfei^àSaift au îuïtro lies amours , que la budoo société en sent ^nêtilem^nt le besoin et s'honore lic dStérence près des daities, (fecourloisio sonmfSe, au moim en apparaoce. EHetftn?idéro comine manières (riviales et popnlaires le deapOtisoUi le Ion imnéricui d'un mari ou d'un amant qui fait peser la joug sur le sexe faîblfl. Ainsi la proprii^té essentielle de tt- Aour, l'empire de la fi-mitts sur l'homme, est tin principe reconnu de tali par toUle la classo pollo, et pour fendre l'amour S son cours naturel , il reste i éviter dans l'harmociia les I I do cette supériorité féminine si souvent abulir«
en civilisation qu'on a raison do prémunir les hommes teratre cette faiblesse. Elle cessera d'ètrc dangereuse et derleodra ttn gage d'eSprit libéral dtins le nonvel ctrdra bû lei UmIneS Buivtvnt par-des^S tool léS Toiefl de l'honneur. Kous allons traiter des corporations rt [ | à l'aide desquels
l'Harmonie habitue dès le bas-3^e les enfants d'un 6t d'autre sexe il suivre la banniftre de l'honneut, a s'y ratiacber asset fortement pour qut> l'honneur conserve le pas et le ton fors-
3u'on arrive S l'âge des amours, (jui , jouîsatnt en Ifamonie fe lâ plt!intt liberté, (l'j- produiraieni (JUP des monstruosités s'ils Suivaient d'auirC drapeau ijufl telUl de Vhonneut Ubérat , qu'il faut , Je l6 répété, so garder do confondre avec le faoi honneur civilisé, qu'il faudra eilirpor pour faire goritiet le térltable. Esamirtons les miiiliodea de rhartnonie potlr donner il l'enfance celte noble impulsion dont le I |
roule principalement sur les 3 chœurs des Lycéens, GyiAliUlenS eiJtiUvenceaut.
Tblit le ayitËffla d'éducâtidfi devait 6tre di^kufi pHiù fHwchir avec succès la (rflnsltion d'entrée en i^ev^Uiiê. Ge^ prdcisemsnt sur ix point qttg ta scleiu» vittit «cliùUêF avec tout son pathos de perfectibilité. On n6 iàufâit èti« lÂdi éomplétement Battu tjhe lèsent ilos dogm^ phîtttSoilUqdes et religieut dans leur lults cûatre l'amodi-.
Sur ce point leS barbares sont beaucoup pl'iis aeoa&diiB nous. Ilsscnlënt l'inSuRlsance dU do^niti poUr tiilier obiitrë l'ahiour et sa première (bugUe. Ils otit ^rancbement reconîi i la bontrainte. Au moins l^ur méthode çst justifiée par Ij saocès, car il est certain qu'un Sttltail cotitiënt ses odalisques, éttfrn^stqileiIanfllM romaiis qu'un gilatit Me frandirlFt
BàMTVùE 0'STfOCftISU. 181
muTÉ an sérail : qn'îl s'f hasarde k GonMantitaople et lé dé* nooement sera des moins romanesqœs. J^ais chez nous l'édocation prétend contenir Ifs femmes, înèroe les hommes, h qui ii est défendu par les lots de la religion de copnler hors des légitimes ncBUds du mariage. Eh bien I combien trouvât-on , parmi les hommes et lès femmes d'individus fidèles i cette loi? Pas un , si on lui laisse là liberté. Il n'y a de contenues que les femmes qu'on réprime par les Terroux <Mt qu'on terrifie à force de surveillance et de préjugés, si souvent déjoués. C'est employer double contrainte pour ne pM atteindre un but qu'atteignent les barbares par uil seul déi deux moyens. Tel est le défaut de la Civilisation en toutaa choseBf la duplicité d'action et la fausseté d'effet. Aussi obtient-elle en politique même succès qu'en amour, double moyen d'acheminement à la richesse , le perfectionnement administratif et le perfectionnement industriel conduisant É l'ignorance et à l'indigence.
Je le répéterai souvent » le mécanisme civilisé est la ihaN mite à deux pieds que de stiipides enftints veulent | ]
et qui retombe êans cesse ; il faudrait en ajouter un troisième; Ceux qui ont tant de pressètitifhents snr l'harmonie trroair^, ceux qui la sondent même sur quelques points , <sothnient tè fait-il qu'ils retombent toujours dans le dupllciétne on le sitnplisme, deux abos dont Tun engendre l'autre T
Si nos dogmes ont pour btit et pour résultat d'habituer A l'hypocrisie tout l'ftge adulte , quel caractère développent-ils dans l'Age avancé? Croit-on que les deux sexes une fois habitués à l'hypocrisie par les dogmes répressifs de l'amour, puissent changer de boussole dans Tâge mûr, où l'Ambition prend le pas sur l'Amour, et ne s&ront-ils pas eh afihiré^ d'ambition dtissi faux qu'ils auront été en amour un [ |
d'hypocrisie?
Lw philosophes et théologiens n'ont jamais réfléchi sMI^ cette conséquence odieuse de leur système d'éducation. Comment peut-on présumer que des êlres qu'on a forcés à la pratique de la fausseté dans tout le cours du jeune Age , S'en d^artidsent dans l'Age avancé, lorsque raiguilloii de l'amblbition , le besoin do la fortune succèdent à l'amour. Si Id système civilisé est distribué de telle manière qu'on hé puisse p^rvenib Ahx richesses «tue pé ï la fàntseté; pebt-Wi dtrfi^
•■■gMit Igg concubinfit e
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Adnurable résullat de no Jj|«û'..«et,„,defora,rà totilnerlouil'JgeaduiM, """.quiesli, voiedusuo Jl«l formés a lafaossoieD.
Pe«»enl.ii, manouerTv £ ont acoui» l'iwo™ j„. f
vmrÈ fiil SYsrÈiiB d'éducatioiv. M
plices de l'on et l'Éatre monde , forcer la JeuneaM entière â la priration d*aaiour. On n'emploie en Harmonie que des appâts [ I , deâ leriers d'honneur.
POBTIBMKB.
(21|C0te9.)
rai terminé sur les notions élémentaires de Téducation harmonienne. Je ne crois pas à propos d'entrer dans de plus amples détails, avant de connaître les objections qu'on pourra élever^ ou les points sur lesquels on désirera de plus amples éclaircissements.
Ce qu'on doit remarquer dans ce court traité, c'est la pn^ priété qu'ont les séries d'inoculer à l'enfant l'émulation et les sentiments d'honneur qu'il est si impossible de lui donnei* dans le système civilisé, puisqu'à 46 ans, après 4 éducations^ une cinquième éducation , celle du monde , vient détruire tous les principes moraux que l'enseignement avait inculquée à l'enfant. Est-ce le monde qui a tort, est-ce le système d'enseignement? Je ne sais ; mais jusqu'à ce qu'ils se soient accordés à prêcher une même doctrine , on peut accuser l'éducation civilisée d'absurdité systématique et de duplicité scandaleuse.
f^. L'Harmonie spécule au contraire sur l'unité de système en éducation , comme en tous détails de mécanisme social. Elle s'attache à réunir tous les âges d'intention, de manière que les principes secrets do l'âge adolescent ne viennent pas contrarier les doctrines enseignées à l'enfance, ni ridiculiser leS chaudières d'enfer qu'on met en jeu pour détourner la femme d'écouter les fleurettes des amants quand elle sera parvenue à l'âge de 16 ans.
L'Harmonie doit donc prêcher à l'enfant dans tout le cours du jeune âge , depuis 4 à 45 ans, des doctrines conciliables avec les impulsions qu'il recevra de ses pareils après l'âge de i 5 ans. Le premier objet dont ils s'occuperont sera l'amour. Ils ne songeront guère aux richesses, aux appâts d'ambition ; 00 sont des réserves pour l'âge viril; mais ils s'occuperont
d*amoiir. Or, C8l-îl probable qpe œil» jeoMMe
eette Iriba deB JouveDceanx el JouvenoaUei» se i
noODcer à tpute idée d'amour, de penr des cluuidièràiC__ .l»t Non ; rezpérieooe démontre que ces terrenn dee lop- {ilIceB infernaux n'ont aucun crédit aor la jeoneaae d'an et d*autre sexe iK)ur la détoumer de l'amour, et qo'ellei oel encore moins de crédit sur Vàsse viril pour le détourner de ta cupidité, de la rapacité, per fu et nêfa$.
Lee conclusions à donner sur l'éducation ae rédoiaent çlooc à ce thème : c l)onnez*noas poor reofanoe une doctriaa ifiij » s'accorde en ankour avec lee impolaîona de l'Age adohs- > cent, et en amlntion avec celb de l'âge mil, nie doctrine a qui soit révérée et pratiquée de œa dans Igia deea iont » le cours de la vie.^ »
Si cette condition n'est pas raoqilîe A la rignew, ai oa ee trouve pas moyen de concilier les préceptes donnés à i'enfànce et les impulsions de Tadolescence et de l'ége mûr, tout le système de réducation tombe dans la duplicité et l'absurdité. Est-il de méthode plus ridicule que d^enseîgner à l'enfant des dogmes qui deviendront pour lui à 46 ans un objet de riséo? Il vaudrait mieux ne lui donner aucun précepte, on éviterait au moins Tinconvénient de ridiculiser l'enseignement moral , ot de ne pas ravaler la vieillesse qui a donné ces préceptes, ne pas la compromettra aux yeux du jeune âge, qui n'est nullement disposé à les suivre.
On va me répondre que la Civilisation contient une masse de jeunes gens décents et philosophes qui se conforment en apparence aux sages conseils de la morale. Ce sont de fieflés hypocrites qui prennent le masque de morale pour jeter de la poudre aux yeux des sots. En feignant de craindre /es chaudières d'enfer, ils spéculent snr la duperie de ceux qui les craignent réellement. Il suffirait, pour preuve, de citer quelques unes de leurs amourettes, nommées jeux innocentis jeux moraux , qui se pratiquent devant les tendres pères et les tendres mères et les londres oracles de morale. Je vais citer trois de ces jeux innocents qui donneront la mesure du respect de la jeunesse pour les préceptes qu*on leur a enseignés dans lu cours do rcnfance. Je choisis les trois jeux très innocents qu'on nomme le fagol , le biscornus et la iavaUe.
J'en décris 3 seuleaio:.! .!;îi'.s Ij note cî bas (celte note
CE qu'on ne pratique pas. 243
n'existe pas] , et d'après ces indices de l'esprit secret qui domine chez la jeunesse , je demanderai aux instituteurs è quoi servent leurs leçons de pudeur données pour le jeune âge , et de désintéressement données pour Tâge mûr? Que signifient ces comédies dogmatiques par lesquelles on enseigne jusqu'à l'âge de i 6 ans des doctrines reconnues impraticables soit en affaires d'amour, soit en affaires d'intérêt, des doctrines dont le but est de coaliser et [ ] quelques
aigrefins qui se riront du dogme et spéculeront sur l'imbécilr lité des dupes qui le suiyront?
Gardons-nous de spéculer à la manière des moralistes, qui ne Yeulent établir le bien que dans les livres, dans la théorie, et s'inquiètent fort peu de la réalité. Ce n'est pas une harmonie en perspective, mais une harmonie réelle de passions que nous avons à fonder. Il faut donc des moyens tout à fait ((neufs pour accomplir les conditions dont la première est de mettre les enfants en attraction industrielle avant les pères, puisqu'elle s'établit du petit au grand , du faible au fort : c'est l'enfant ou sexe neutre qui attire le sexe féminin au travail , puis le sexe féminin qui attire le masculin : le problème se borne donc à organiser régulièrement l'enfance qui comprend les tribus 4, 2, 3, i, 5, 6; les 40 autres suivront l'impulsion si on parvient à la donner à l'enfance, qui offre beaucoup moins de ressorts , puisqu'elle est privée des 2 leviers d'amour et de famillisme, privée de 2 cardinales sur i)) opposés à ceux de nos théories , qui n'ont organisé que le superlatif du vice. Peut-on imaginer un monde où les hommes soient plus pervers, plus éhontés en affaires d'inté* rets , un monde où les fenmies soient plus fausses en rela« tiens d'amour et de pudicité? Nous sommes donc arrivés à l'opposé du but, k l'excès de fausseté, et il ne faudra pas s^étonner que la véritable harmonie passionnelle s'étaye de méthodes contraires aux nôtres, qu'elle débute par inspirer l'honneur et la décence à une jeunesse chez qui nos instituteurs ne font germer qu'hypocrisie, cynisme et dévergondage secret en amour conmie en intérêt. La cause de notre dépravation n'est autre que de vouloir obtenir plus qu'm ne peut obtenir, vouloir gêner en tout sens l'essor de la nature, au lieu de le favoriser et d'en tirer parti en imaginant un système social condliable avec la vérité.
%U viaiTs ■« niouB» HBiiMMmi n wmAXÊVm.
On a vu qoo rédncattoii bamonievas opère f^mm m
Iraire, qa'elle aaMire à la vérité an pleîa déyelnppÉBiwil,
a*ai pas encore pu traiter de rintérèt, qui n'est paitaf
fîoD domiaante des enfuita. L'amour ait la pramièie qn
«Mupe à l'entrée daoa le nHmde; c'est donc dans TaBH
l-aBOpr qu'il convient de les façoaaar à te pratiqua 4
juitîce et de la vérité, fil on les habilna à paatiqnar laai
seofe et rastuce dafia ces relatioBS d'asioua qui eaipU
laar adolescence, ils arrivemU é l*âge virii tout pétris ë
bitades mensongères et bien dispoeés à oiattra en imê
les affaires d'intérêt ce mensonge qui les aura si bien asi
dans le oeurs. de raddesceace. Tels sont Ions Isa bsaÉ
aivilisés et à plus forte raîsoa les foonnes. Fndant n§Ê
l5àMou45k8equ'ilsdQnnMitàramour, ilsoptls «m
da se coavaiaaNi qn':aa aa réussit en oa oMUda (fna i
l'astuce, et ils s'en font une hsbitade sfstématîqoa. M
l'esprit qu'ils apportent daas le monde politique, où (lai
leur entrée vers l'âge de 30 ans.
C'est ainsi que nos iustitntions, avec an simulacre dep dications tbéoriques sur la vérité , dirigent toute le jeûna é la pratique du mensonge et ramènent à i'ége pubère si aucune instruction en industrie matérielle, sans \m av donné aucun moyen de gagner sa subsistance et enrichi] corps social tout en pratiquant les vertus naturaJies de j tioe et d'équité.
Leur moyen de justification est qu'il faut disposer la v aeise au lien du mariage, au doux ménage ; mais leur civ sation assure-t^lle à chacun les moyens de tenir mena] non, sans doute, puisque dans les 9/40 des ménages trouve à peine du pain , et que les bateleurs , pour consc la populacs , lui chantent sa misère dans ceriains coup' de tréteaux , où Ton dit ; « Il nV a plus de pain chas nou| Que sert donc de nous disposer à l'amour du doua i nage, si oa ne peut pas nous Iq procurer, et si ses prÉ dues douceurs ne sont qu'une kirielle de tribulations p l-immease multitude qui n'a que peu ou point d'argent t le viens de décrire un régime social où l'on n'aura à i ger ni à sa nourriture, ni à son yèlement , ni au loyer, i l'éducation et à l'entretien des enfante. Voilà sans doul secret qu'il faudrait enseigner k tous les ménages; n pour y parvenir, la méthode consiste à supprimer les
ÊOAUTE GBADUEE DBS SEXES. 241»
nages et n'en faire qu'un seul de 300 , par un mécanisme appelé séries passionnées, qui exige le grand nombre et les inégalités.
Il reste à voir comment on conciliera les intérêts de ce grand ménage de 4,500 personnes inégales. Ce sera le sujet de la section suivante. C'est le problème principal , car le mécanisme croulerait si on risquait de tomber en discorde au moment où il faudrait répartir le produit des cultures et exploitations combinées.
Pour disposer le lecteur li apprécier les ressorts de cet équilibre de répartition, il fallait lui donner connaissance de quelques unes des habitudes de la phalange , et surtout de l'enfance , dont je viens de livrer un aperçu très insuffisant. On en jugera mieux lorsque j'aurai traité des i équilibrée cardinaux , qui seront un des sujets de la section suivante. Après ces notions superficielles sur l'ensemble des relations des divers âges et sexes ^ nous pourrons expliquer le problème fondamental de THarmonie ou problème de la répartition en raison directe des masses, inverse du carré des distances , problème qu'il faudra résoudre par un emploi de toutes les vertus naturelles, comme justice , vérité , pudeur, charité et tant d'autres que la pauvre morale se morfond à rêver sans pouvoir en introduire une ombre dans les rela* tiens civilisées , toujours inconciliables avec la vertu , toujours favorables à tous les vices.
(1826. — 3|Cotel0,p.i23.)
Les femmes, en association , reprendront bien vite le rang que la nature leur assigne, le rôle de rivales et non pas sujettes du sexe masculin; mais il faut veiller à ce que cet effet s'opère d'emblée dans la phalange d'essai; à défaut l'on verrait son mécanisme chanceler sur divers points.
LBltanaNEMUtT BAUtOHItH.
l (I8ÎI.— 31, coU3.) ■■ cvrfa •IbylllB ■■ du InBUtntean lMrmaBt»«B.
Quand les philosophes comprend ron(-jl s qu'en éducMJOD. comme en loulcs relalionâ sociales , une métfaoïle no paA tire vcBu lie Dieu et de la nalura qu'autant qu'elle eU spplieabla aux pauvres qui forfoent riimnenae najorilé, au& barbares et sauvages omme aux civilisés?
J'Bitliji fuit coniiHÎIn! lo it'ssurt primijinj tli- l'i^iiocnlitm BBtutelia; c'est la si')!" j' .->' " :o i:-: -iC. .: ^]{j|4icaMâ auihommesde tous 11. I.'lr'ef4lâ
fandtflisnt sur \ei\n':l •'■ ■• 'ilhm
àicnn les parlics. Ce scruot tira couiumaa dum étrsoiéKa â cellee da civilisaUen que la civili«ation esl àUan^W 4 la nature et à la vérilé.
L'homme, sanj l'éducation, eat ua Uxfi inférieur aux brulas. Un lion , sans autre insliluleur qua la uUn, deviaot l'égal d'un autre lion ; il n'est point ridicule aux yeux de ses semblables, il est leur pair eu dextérité, en instinct et en loules les qualités qui constituent la perrection du lion. Il n'en est pas do même de l'homme qui, privé des leçons de l'éducation, ne devient ^oipt l'égal ^es tiommes ses sembla- ■blés. Un paysan n'a rien do ces connaissances qui élèvent l'hoRimo cultivé si fort au dessus du villageois. 11 y a de l'un à l'autre la différence du fruit des Jarditi? au fruit sauvage. 1( n'est donc pour l'homme aucun besoin plus qrgeat, nprés la subsistance, que ré<iucaLion. Il senM? <]fe nos perfectibi liseurs modernes soient bkn peu convaincus rte cette vérité, car ils ont assigné un lriËt<.' suit aux instituteurs. Tous nos fabricanls de constitutions débutent par créer uno kirielle de fonctions assurant cinquante mille francs de rente à des oislls, chairs de l'étiquette représentative , puis on assure à peine un chétil appointemeot aui ioitituteurs qai
U G01ff6 tlBYLUVi M?
%éê de former deg hommes. Chaque empire crite t un grand-maître ou Instituteur de haute étiquette, la de rinstitution , qui a pour fonction apparente de : et pour fonction secrète de la museler. Celui-là n ample honoraire, mais aux autres on ne donne renu strictement nécessaire pour ne pas mourir de
est pas de même en Harmonie, où les instituteurs trices occupent le rang suprême ^us le titre de i6yifa*n, qui est une corporation souveraine. La lylle du Globe est dans divers cas égale et quolquerieuro en grade au Monarque de l'Unité univei^ su est de même de la sibylle d*un Tourbilon , qui , es circonstances, a le pas sur le Roi du Tourbillon, co, qui est pleinement libre en Harmonie , ne re- »as à toute heure l'autorité du monarque. La Hautet le Haut-Sibyl régnent de 8 à 42 heures, le Haut- 3t la Haute-Roitelette régnent do 3 à 8 , et l'on ne t qu'eux pour souverains auxdites heures. C^s deux de souverains , qui sont d'ordre neutre, prennent, tes les relations d'enfance, le pas sur les souverains 3i mineurs.)) Les bénéfices vont de pair avec i'émigrade.
tituteurs n'ont do succésà espérer qu'autantquel'Enpénétrée do respect et d'amour peureux. L' enfance qu'on lui imposo par l'éclat extérieur. Eh I quel Gvilisation donne-t-elle aux instituteurs? Qn les forraU, en manœuvriers soldés et relégués au rang ans. L'enfaut , qui jugo tout selon les impressions s, ne saurait respecter ses instituteurs dans l'état m où on les réduit.
les ressorts de l'éducation harmonienne, il faut les sceptres de diverses classes, dont les titulaines* i du corps des enfants, ou sont choisis de manière er les classes d*amis et protégés de l'enfance, nce aime à voir ses favoris principaux entrer en 'tage des honneurs souverains , des sceptres ambine des cardinaux. Cette distribution concourt puis-
à enthousiasmer les enfants dans leurs fonctions, n des grands leviers de Tédueetioa que de passion-
et de l'autre par l'éb quels BODt réduits la rattro ces deui vices, extirper un seul , put trejranifl pour l'entam Ce qui manque à e «ù ils ont des ïues loa i recooD<re que toui ■Dcompatible avec la C ÏMnps h rêver l'introdi qui ne saurait le comp »nr uns société moins positions bienTaisantet . mettre.
H faut attendre l'eir et de l'attraction géndi les âges pour concevoir pour l'enfant , qui est Moorps sibyllin. Ce oc mes du rang suprême,!
«nt, dont il a obtenu I BOlIiciWea et amicales, e II n'est pas de détasi qne de donner pendant i
RECHERCHEE U SUFFRAGl DK L'ENFANT. dl9
tiesoin dans un groupe d'architectes , d'astronomes, de géoiraphes , avec qui il a coopéré dans les fonctions appro* 3riéo3 à son âge. S^il prend goût à ce travail , il reconnaît !)ientàt la nécessité des mathématiques, il demande renseignement d'abord à ses pareils légèrement initiés, et il n'ob- Jcnt fos leçons des sibyllins ou professeurs que lorsqu'il a aslifié d'aptitude soit dans la série industrielle qui le recomnande, soit auprès des enfants initiés dont il a reçu les pre* Bières leçons.
Chaque harmonien va chercher l'enseignement dans les Phalanges les plus renommées en telle branche d^induslrie, le science ou d art. Aujourd'hui la pauvreté générale oblige ï concentrer les moyens d'enseignement dans quelques gran* les villes; Biais en Harmonie toute Phalange a beaucoup )los de moyens d'instruction que n'en peuvent avoir les nllcs de Paris ou de Londres.
On ne tient pas compte ea Civilisation des suffrages de 'enfant. On croit qu'il suffit de le morigéner ; mais en le erriBant on ne l'intéresse pas et on ne sert pas l'industrie Hrésente et future, qui a besoin d^ nectaires iUliriê êê pa<- 4imnés.
D0f aiiéiliodM 4'eHMlR:ii«i|M]it.
(6), cote 9.)
Toute idée neuve (a) est ridiculisée en Civilisation. Nous ions moquons h présent du siècle qui excommunia Colomb : nêrpe vandalisixie règne encore aujourd'hui , excepté qu'au îeq des foudres do Rome on emploie ceux de Topinion. fille ï conspué d'Alombert pour avoir eu l'idée de renseignement wir synthèse inverse ; le pauvre homme est encore duement «communié sur ce point, et je l'ai vu raillé tout récemment Jmtrnal des Dèbats\ juin 48^7) par un critique très estimé, I. Dussault , pour la proposition la plus sensée qui pût être
jours psr mélbode composée Dès les premiers pas , dès let habitue l'enfent i faire usage c de S évidences combinées. C système combiné et non en sii historiens, qui , se bornant à I l'inTeree, tombent de fait dan tonie , «écberesse. Je vais dé procédés.
Rendons par une compwa an sqjat. Il s'agit de la Géc^ cdie de l'histoire, dont elle wt obe d'étude plus maladroita»
l'on veut , dans les leçons da i méthode proposée par d'Aleml réosaira sur la grande majorité thode directe , la seule qui at é(dM»e presque généralemeaL m^pemonde, la sphère armiUi du sxUaque et d'équateor, qui pour cette jeune tôte ; Tianoeiit gitudec et tropiques. On Tassas que des grandes et ridicules d.
PRitUDB DE GEOGRAPHIE. 251
cent qui sache la géographie., devenue si nécessaire en temps de révolutions.
Voilà certes un fâcheux augure pour les méthodes actuelles. Une semence dont il ne germe qu*un grain sur cent , est de mauvais aloi , à moins que le vice ne provienne du terrain. Sont-ce les Français qu'il faut accuser comme inhabiles k rétilde de la géographie ? leur frivolité excuse le soupçon , mais toute raillerie à part , spéculons sur un point de fait. Si Ton échoue par la méthode actuelle , c'est une pré^ Bomption pour le système opposé « dont on n'a jamais lait l'essai. Je présume qu'il serait spécialement convenable aux Français, je ne dis pas aux Allemands, car le mode d'ensei* gnement doit varier selon le caractère des peuples , et c'est encore une des vérités qu'on méconnaît en Civilisation. On peut, avec des gens graves comme les Allemands, employer la méthode analytique. Elle convient aux tètes fortes et capables d'envisager sans effroi une vaste tâche ; mais avec des esprits frivoles et légers comme les Français, il faut recourir à la méthode synthétique. Donnons -en quelque idée en débutant par la topographie.
Supposons qu'au lieu des effrayants détails de mappe-» monde et de cercles célestes , on commence à entretenir l'élève sur les bassins de son canton qui lui sont connus , qu'au lieu des chaînes du Caucase et dey Andes on l'exerce d'abord à distinguer les chaînes qu'il a sous les yeux; montagnes ou collines , elles peuvent toujours présenter des distinctions de bassins primaires, secondaires, tertiaires, selon les veines et courants d'eau et leur réunion en ruisseaux de l'*^ â« et 3« classes. Pour cette étude il suffira d'embrasser un rayon de trois lieues , tout composé de villages dont Tenfant a entendu parler, et qui ne peuvent manquer de l'intéresser. D'ailleurs le maître doit étudier le faible de l'élève et l'entretenir des bassins où résident quelques uns de ses camarades, parents ou habitués.
A cette étude il faudra en joindre une qui est homogène, c'est la Géologie inverse ou synthétique. Au lieu de [ j
l'enfant sur h formation, l'incandescence et le refroidissement do la planète , il faut lui apprendre à distinguer d'abord leà terres des petits bassins placés sous ses yeux ou connus de lui; l'amuser par quelques badinages sur les ipauvais cantons qui donnent du blé et du vin de rebut et de
SBi liWIMIII»l»fliHMk .
intricaes'ei gradations, sdoa le vom dçB 8 fMÉMli «0^ liVIfi À^ lUnltéiMiei r-flifftlytM'MMtfit«li«l|dloidM de AaAos ^raduH poitf diÉ0MB# Htr toMlMÉHpii^ Smmé, éHlla téaâM l'éatefe to|Migit|te M gioliBie|»# bM WHM sèUMMat. H M nUle W^ta dtt riiHiKliift eÉÉdétt&liK iiolÉUiiifllit llreliM/niimfHi ttalMMlM^ll» éMtatei ^ M ptMeimebt foHMwit M^ loi rIvriiMi flN^ HUM. •■..■•..
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liaisons rapplicalion à l'étude deThistofre. Je in*appulerai d'une vérité de fait qui est la difficulté générale de Thistoire dé France.
D*où vient que Tenfant retient beaucoup mieux les bistoires anciennes, celles des Grecs et des Romains? C*cst qu'elles présentent des tableaux assortis à ses passions. L*enfant est séditieux , il aime ce régime cabalistique de la Grèce et de fiome, où le peuple, toujours aux prises avec Pàristocratie, lui offire une image de l'esprit des écoles, de leurs intrigues et menées sourdes contre les régents. Aussi tous les enfants sont-ils coiffés des Brutus et des GracchuS, tandis qu'on ne saurait les intéresser à Tinsipide série des rois de France Charles-le-Simplo , Charlcs-le-Chauve , etc. J'ai lu Thislotre de ces pauvres sires, et, comme tous les Français , je n'en ai rien retenu , excepté Gharlemagne. On y voit beaucoup d'assassinats et d'empoisonnements commis par leurs fenh nies , leurs prêtres , leurs courtisans mais jamais rien de graodioBe» quelques foliea écUr;aDtes9 comme les oroî-
XETSODSB nsnuBinnvBs. 258
sade0» gui étaient lolfe de TEur^ et non de la France. Pour faire valoir un de ces roie, on dit qu*ila ont gagné une ba* taille, comme Philippe-Auguste et diaries^artel, Ceat bien dans notre siècle qu'il faut se dire grand homme pour une bataille. Si c'était un titre suffisant à la grandeur, Bonaparte serait le plus grand des hommes. On a si bien senti cette ▼érité, qu'on n'ose plus en France vanter Louis XIV, qui gagnait des batailles en les faisant donner par aes lieutenants. Il n'en a pas moins eu Thonneur dans Thistoire, comme Louis Xy gagna celle de Fontenoy, qu'il regardait du haut d'ane colline, en disant : Il faut nous retirer. Son général , le maréchal de Saxe, fut obligé de lui répondre : Quel est le
j... f qui vous a dit ça? Voilà un roi qui gagnait des ba-
tailles à bon marché. L'histoire de France est remplie de ces insipides détails qui ne laissent dans la mémoire que des souvenirs critiques ou des niaiseries oubliées le lendemain.
Nous n'avons spéculé jusqu'ici que sur l'option entre les extrêmes. Passons à d'autres ressorts. Quand l'intérêt cesse, conmie il arrive de l'histoire de France dés qu'on remonte au*<)elk de François I**, il faut abandonner les méthodes inverse ou directe, et mettre en jeu d'autres leviers. Il en est 3 adaptés aux 3 passions distributives : les parallèles , selon la 42* ou Composite; les alternats ou éphémérides, selon la 41'ou Variétisme^ et les intrigues, selon la 40* ou Intriguisme, — et les séries.
40 Plutarque a employé avec le plus grand succès les pa« rallèles simples apologétiques; mais quand une histoire n'offre qu'une afiluence de personnages odieux et méprisa* blés, comme ceux des cours de France antérieurs à François Is il faut les placer en parallèles critiques , en les comparant à ce que l'antiquité avait de plus vicieux et de plus abject. Sous ce rapport , l'ancienne France pourra figurer à côté du Bas-Empire , Tun et l'autre n'ofirant qu'en exception les grands personnages , et en immense majorité les êtres vils et méprisables.
9f> La méthode alternante, comprenant les contrastes si* multanés, consécutifs et improvisés , est une divagation cal-» culée qui doit rassembler artistement des faits recueillis ça et là et cousus avec art, méthode favorite des journaux da Paris, qui eueUent à extraire d'un ouvrage quelques phraseï
dètadbMi pour en Mre un enseoible ridie^e. ,
<m p^t opposer leB époqaes brillantes de lliieColn dei«Bi impies ayec les époques fainéantes et ridieales dé k «1 française f toajoareimpoHtîqne, même dans ses trioa|l toi^Mirs împnissantepour atteindre ses linûlee, toojoaisd dans tons lestraftés parmi sot orgueil 9 dus lea eoqpédtt lointaines et maritimes par la oondnlte de aea itgeBis. -fl ea rapport 9 l'histoire de France derieiidra mu duonp fls <pii fournira en abondance des tableaux dignes ég ta contraste avec ceux des nations senséea. .f:
a* Intrig. Éphémérides du jour de aa fHe, <MI aB.| Saittt-NioolaA, Miè étrennes; bienlôt Terra aotanl warS tres^ ergo saura.
La méîhùék driaire. Bile oonsnte à classer par gradal les méchants comme les bons* personnages. Ni Platarc|a« d'autres n'en ont en Tidée. On s'est borné à des paraW accouplés ou à des tableaux successifs qui n'intéressent poî Présentez les rois fainéants de France par ordre chronolc que, vous les rendrez encore plus insipides qu^ils no le » par eux-mêmes. Classez-les en série de bêtise , le table piquera la curiosité; ils intéresseront par la progression i gulière , par les objections à élever sur le rang de faines lise assigné ù chacun d'eux.
Les tableaux doivent être combinés avec Vemplol des de synthèses. Il conviendra parfois qu'âne histoire procéda d'abord par synthèse inverso ou directe change ensuite marche et continue par tableaux adaptés aux 3 mélhoc accessoires que je viens de décrire, et appuyés seuleme de colonnes analytiques. Bref, toutes les méthodes sero bonnes , en quelque sens qu'on les engrène , si elJes aW gnent le but , qui est d'intéresser le lecteur et de graver 1 faits dans sa mémoire, C'est un secret inconnu à la gran majorité des historiens, tous aheurtés à procéder par la sy thèse directe, qui est fréciucmment do nul effet.
Un incident qui abuse tout le monde sur l'emploi excloi de la méthode actuelle, c'est qu'elle est bonne pour l'hi toiro ancienne dont tous les détails intéressent l'enfant pî les monstruosités, miracles, etc. Il se plaît à lire lesbiza reries de la Bible, d'Eve tirée de la côte d'Adam, le serpei qui lui fait manger du fruit rléfendu. Tout dans cet âge aat
GOirr DB8 EMFAim VOUA U MBATEIIXÉra. tfS
qae fourmille de sornettes qui intéreasent reufant. Il admire lalMtfbe de Maihusalem , qui a vécu un millier d'années, les murs de Jéricho qui tombent au son de la flûte, le miracle des deux mille cochons , Teau changée en vin et les trois enfants assis au frais dans la fournaise. La Bible et la my* thologie sont remplies de ces prodiges qui conviennent aux enfants, à la populace, aux barbares. Il suffit en pareille histoire de la synthèse directe ou série chronologique ; mais il fEUit d'autres ressources pour présenter Thisloire moderne. Elle n'offre dans ses premiers âges que des événements répugnants, dénués du merveilleux qui attache tant de lecteurs. 11 faut raffiner pour la faire goûter, il faut Tétayer du secours que je viens d'indiquer et dont d'Alembert proposait le plus important, la synthèse inverse.
Les enfants ont généralement besoin de s*exercer sur le présent. Leur esprit, neuf encore, ne peut pas embrasser de castes études; il faut les fixer aux sujets naturellement inté ressauts, pour eux, aux histoires des âges récents d'où ils passeront spontanément aux antérieurs.
Mais ce genre d'enseignement n'a jamais existé, donc il est absurde. — Voilà de ces arguments avec lesquels on faisait excommunier Colomb. Un tort des civilisés est de donner toujours dans le simplisme. Ils ignorent que l'homme étant une créature d'ordre composé, il faut lui présenter les études eonune les plaisirs , en ordre composé, L'Harmonie même aura sa vibration directe et sa vibration inverse. Les exclusifs ne voient de charmes que dans leur goût. S'ils aiment les roses, ils ne veulent pas que d'autres aiment les œillets; mais, pour se rallier à la nature , il faut, en fait d^enseignement comme en toutes choses, associer le direct et l'inverse, puisque telle est la distribution , la division primordiale des caractères comme de tout le mouvement.
fixemple de parallèle composé.
Nous avons distingué (grand traité, chap. 42, liv. %] 7 mé* thodes et le foyer, lesquelles doivent être employées collectivement ou partiellement, selon les caractères des nations et individus, selon les goûts dominants du siècle. Une autre précaution dont on n'a nulle habitude en civilisation, c'est
^""Pie n ait son i
commençants. Noi
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Pour abréger sui
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^^^^ ♦ points cardina
Saints do
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Saints d\n
CHABLBHA6NE. S57
qui réduira à leur valeur toutes les renommées civîliséee» celles des saints comme celles des conquérants. Je vais anticiper sur ce ( I et prouver que le nombre des coupables est bien plus grand qu'on ne le pense, et que souvent, en brisant une idole, nous autorisons un juge impartial à en briser une foute d'autres semblables , et que tout ouvrage qui ravale Bonaparte implique ( ] des divers personnages dont a il imité la conduite (a). Je vais successivement les examiner.
4* Gonmiençons par saint Cbarlemagne, grand conquérant. Si c'est un droit aux titres de grand et de saint, on devra le même titre à celui qui a conquis et réuni momentanément l'empire de Cbarlemagne , pour le voir partagé peu après comme celui de Cbarlemagne , par- l'eifet d'un acte de démence. Lequel se montra le plus fou, ou de Bonaparte refusant à Prague une paix indispensable , ou de Cbarlemagne consacrant par la division béréditaire la destruction de son propre ouvrage? On peut dire que Tun et l'autre a été politiquement assassin de soi-même; ils peuvent rivaliser de folie, quant au dénouement. Cbarlemagne l'emporte peutrétre eu absurdité , parce qu'il renversa sciemment et spontanément rédiûce qu'il avait élevé, tandis que Bonaparte tomba pour avoir voulu le maintenir en entier, pouvant le sauver par quelques sacrifices.
Les deux conquérants offrent dans les détails des rapprocbements frappants. La guerre inique de Charles contre les Saxons fut le modèle de celle de Bonaparte contre les Espagnols. Tous deux étayèrent leur autorité par une foule de crimes que la politique sanctionna comme d'usage pendant leur règne. Tous deux , pour élayer leur usurpation , se firent sacrer par le pontife de Rome. Tous deux, animés d'un zèle mal entendu pour le progrès des sciences, détruisaient d'une main autant qu'ils édifiaient de l'autre , Cbarles en n'encourageant que la controverse théologique , mère de l'obscurantisme, et Bonaparte en créant de fait l'obscurantisme par une
(a) Au chapitre du grand traité Indiqué plus haot , Fourler dit : « J'af ébauehé ce parallèle, il devait former le sujet de la note H ; mais Je le supprime comme touchant aux affairai de parti aoxqaeUasJe mis étranger. •