LOUIS XIV
dames italiennes : ah ! eaxxo, qui sont beaucoup plus indécents que les jurements du nom de Dieu.
En définitive, Charlemagne et Louis IX ont été canonisés tous deux. Leur fidèle imitateur mérite à double titre la canonisation. Passons à d'autres portraits qui compléteront le parallèle. Il faut se rappeler que c'est ici un parallèle composé qui doit extraire de chacun des membres du quadrille divers traits formant l'ensemble du caractère opposé. Nous allons poursuivre la comparaison en passant aux saints d'o* pini<His.
3» Louis XIV . Si c'est un titre de grandeur que d'épuiser un royaume sous des conquêtes inutiles, on peut bien mettre Louis XIV à côté de Bonaparte. L'un et l'autre finirent par devenir le jouet des peuples conquis , et le fier Louis endura les outrages d'Ueinsius avec autant d'humilité qu'il en avait mis à flagorner Cromvirell. Louis XIV et Bonaparte s'accordaient sur une foule de détails. D'abord tous deux avaient un penchant à l'oppression générale. — [En marge.] Même devise chez tous deux, disant : L'État c'est moi. Même début: chasse parlement , chasse corps l^slatif. — Louis XIV se faisait représenter de son vivant foulant aux pieds les nations enchaînées. Quel satrape d'Asie aurait fait pis? Bonaparte avait aussi ce penchant , mais du moins il avait enchaîné les nations, tandis que Louis, dit le grand , n'avait su porter sa frontière qu'à six marches de sa capitale (24 heures de poste de Paris à Valenciennes). L'empereur, en affectant la suprématie, était orgueilleux; le roi n'était que gascon. Tous deux étaient passionnés pour les arts. A égalité de règne, Bonaparte aurait édifié proportionnellement plus de monuments que Louis XIV, ce qui n'empêche pas que l'un et l'autre n'aient sous ce rapport un mérite réel et fait pour servir de modèle à ceux qui les ravalent, surtout aux Français actuels, qui de long-temps ne construiront rien.
Tous deux étaient d'un extérieur imposant, le roi pour les courtisans , l'empereur pour les militaires et le peuple. Tous deux se souillèrent de crimes inutiles. Le traitement qu'on fit subir au Masque de fer, frère de Louis XIV, surpasse peut-être en atrocité l'assassinat du duc d'Enghien , car ici c'est un ennemi qui fait égorger son ennemi , crime trop usité dans tous les siècles, tandis que d'autre part c'est
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