‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 51 sur 136 · BGONOMIES DE BOUTS DE CHANDELLES · texte numérisé non relu

BGONOMIES DE BOUTS DE CHANDELLES

produit de Civilisation, et l'on aurait encore sur cette branche minime d'économie de quoi payer la dette de France avec celle d'Angleterre, puisque toutes deux réunies ne s'élèvent pas au-delà de 25 milliards.

Quelques ergoteurs vont m'objecter qu'il faut réduire des 1/5 cet aperçu, puisque le globe ne débutera pas avec ((4;) 5 à fî milliards d'habitants, mais avec 800 millions seulement. C'est fort bien dit ; mais je puis , sans exagération, élever ce bénéfice au quintuple, à cinq mille œufs par jour dans chaque tourbillon. En effet, je prouverai plus loin qu'un tourbillon de 4,500 personnes cultivant une lieue carrée, y élève au moins 20 fois plus de volailles que n'en élèvent des civilisés. Un tourbillon , par le moyen des fours d'éclosion, produit environ 200,000 poulets par an ; le nombre des poules pondantes peut bien s'élever à ii ou 45,000, et donner par jour une différence de 5 à 6,000 œufs sur le produit d'an canton civilisé de pareille étendue. Je n'avais estimé plus haut ce bénéfice qu'à 4,500 œufs, c'était un nombre certain pour an incertain. L'évaluation rigoureuse prouvera qu*ii faut le quintupler, et que l'Harmonie , après avoir meublé ses poulaillers, c'est-à-dire à la Z" ou 4* année d'exercice, pourrait acquitter les dettes réunies d'Angleterre et de France» en y affectant le produit risible à nos yeux d'une année de l'excédant de ses œufs de poule sur la quantité qu'en donnent la Civilisation , la Barbarie, la Sauvagerie. Qu'on juge après cela ai c'est une bagatelle que l'étude minutieuse en apparence des affaires domestiques d'Harmonie, dont nous allons envisager la distribution graduée. Nous distinguerons les séries domestiques d'un Tourbillon en classes, ordres, gen* res, espèces et variétés , selon l'usage admis dans tous les classements progressifs.

((Si sur les économies les plus indifférentes , comme des allumettes, sur lesquelles on peut faire une épargne annuelle de 4 sou par individu, et par conséquent 40 milliards par an, par le retournement ou conservation d'une allumette déjà brûlée de l'un des deux bouts, que sera-ce des économies de bouts de chandelle, et qui épargneront annuellement des milliards? Rien n'est plus évident que l'immense bénéfice de ces petites économies appliquées au globe entier. 11 restera à prouver qu'elles sont dans l'Harmonie esprit de corps universel , suprême ,bon ton et point d'hon-

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MUT, el que Lucullas même se croirait homme de mnnrÉis ton 8*il manquait à conserver l'allamette brûlée d*UA bôiH pour la faire servir le lendemain. Il faudra oonnattre cet esprit économique des harmoniens pour concevoir comment Hs savent recueillir des trésors là où rimbécille Civilisation no sait produire que des haillons; mais continuons préalable» ment à nous instruire des dispositions domestiques de ea nouvel ordre.])

Mrle de pivot nuitérielf on Opénu

((On pourra s'étonner qu'en annonçant un tableau ém me» nus détails du ménage d'harmonie , je débute par traiter db lK)péra. Quel rapport entre les économies d'allumettes elles danseuses d'opéra , dont Péconomie n'est guère le déiaul. Nous allons trouver des rapports très-intimes entre ces prétendues disparates.

Pour décrire le mécanisme des séries passionnées, il Irat d'abord faire connaître Fesprit qui règne entre elles ; c'est Tesprit de Dieu , c'est l'unité d'aclion générale. C'est pour cela que la première entre les séries c'est celle de l'Opéra, fidèle image de Tesprit de Dieu, en ce qu'il réunit en mécanique générale tous les arts , toutes les sciences, toua les chœurs des divers âges. L'Opéra est une série d'unité de lien général. C'est l'esprit de Dieu en tableau et en action matérielle. Aussi estril dans l'Harmonie ((pivot du cérépoonial religieux)) temple du culte religieux. Les Harmoniens ne rendent point à Dieu de stériles hommages comme les oétras, qui n'ont aucun lien avec l'industrie ; ils ne regardent comme digne de Dieu que le culte qui , se liant à tous les détails es la mécanique sociale, présente Tembléme de Providence uni» verseile. Cette propriété se trouve éminemment dans l'Opéra , qui est à la fois le lien et le charme des Harmoniens. Chacun d'eux , dès Fâge de 4 ans , dès l'admission au chcear des chérubins, figure dans les danses, évolutions et choeurs de l'Opéra , s*y exerce à la fois le corps k la dextérité el l'esprit aux arts et aux sciences , dont ce spectacle est la réunion. Ainsi l'Opéra , comme arène d'éducation collective, lien général d'unité matérielle , devient pour les Harmoniens branche de religion , et chacun d'eux sans distinction de rang y figure dès le bas-âge, conune en Civilisation. L'enlianl du

SNSEIGNniaVT HCTUEL. 479

monarque ne se croit pas plus exempt que celui du berger de fiéquenter les temples aux jours de festivité générale.— /fà série d*opéra avant le labourage, ab Jow prineipium ; pivol malér. de relig. parlerons du spirituel.))

L'enseignement mutuel , récemment établi en Europe avec un tel succès, qu'il a forcé le suffrage même de la classe sacerdotale intéressée à entretenir le peuple dans l'ignorance, et qu'on a vu les ignorantins adversaires de cette méthode plier au premier choc de l'expérience et sentir qu'ils n'avaient de salut que dans l'adoption du mode mutuel ; cette nouveauté, dis-jc, devrait une fois pour toutes convaincre nos perfectibiliseurs de la première vérité que je leur ai dite dans cet ouvrage, c'est que les découvertes les plus utiles sont dues plus souvent aux jeux du hasard qu'aux spéculations du génie, et que si sur notre globe on les voit presque toutes manquées' pendant des millions d'années , jusqu'à ce qu'il plaise au hasard de nous les octroyer, c'est une punition naturelle de cet orgueil qui nous pousse à nous vanter de perfectibilité, quand il est évident que tout reste à découvrir en mécanique sociale et de plus en mécanique matérielle, puisqu'on ne sait pas encore battre le blé mécaniquement, ni fouler de même le chocolat , qui emploie autant d'ouvriers que de rouleaux.

C'est surtout en mécanique sociale qu'éclate l'ignorance, et particulièrement dans la branche de l'éducation. Quoi ! ces légions de perfectibiliseurs si raffinés sur l'origine do nos idécfi , ne satreAt rencontrer aucune idée utile et ne peuvent pas découvrir en 2,500 ans l'art d'enseigner promptement à lire et écrire à ce peuple qui n'a pas le temps de perdre des années dans les écoles. On veut lui enseigner les gFUida principes des droits imprescriptibles des nations, le mettre en commerce avec Aristote et Grotius, et on ne découvre pas en 26 siècles un moyen facile de lui apprendre en peu de jours à lire, écrire et chiffrer, seules connaissances dont il ait besoin.

Ce moyen existait pourtant , et le voilà introduit à la honte de cent mille systèmes sur l'éducation. La seule innovation qu"ils avaient à découvrir est précisément celle dont pas un d'eux n'a eu l'idée. En dépit de quelques zoïles qui viennent après coup prouver que c'est une invention renouvelée des Greci^.on peut leur répondre : pourquoi tant d^érudits, fouil-

4M oAim M nRncTiiiuTÈ.1

tant tons Im roplis de l'antiquité, n'ont-ils pas sa reproduira et accréditer cette méthode, 8*il était vrai , comme disent les Parisiens , que ce procédé eût été connu des pythagoriciens (ce que j'incline à croire) ? Ce serait un afllront de plus pour nos perfectibiliseurs modernes; i! en résulterait que ces verbeux génies, évidemment born^ et noueux en inventions, ne savent pas même apprécier les germes utiles que le temps et les préjugés ont fait négliger.

Grande réclamation sur ce début; les perfectibiliseurs vont prétendre qu'il ne peut rien rester ï découvrir en éducation après les torrents de lumière qu'ont répandues tant de bëliux-esprits. Malheureusement une innovation récente vient de nous prouver que ces messieurs n'avaient pas encore découvert en 25 siècles l'art d'apprendre à lire an genre humain selon la méthode naturelle ou mutuelle qui donne en peu de mois et sans violence, et par la seule émulation , les connaissances élémentaires que tant de lumineux écrits ne savaient inoculer ii l'enfant qu'après des années de travail , de châtiments et de vexations.

D'où vient cette stérilité honteuse des modernes? elle n'est pas défaut de moyens , mais effet de préjugé qui paralyse le génie. Tel est l'effet des jactances de perfectibilité que font retentir nos idéologues ; elles persuadent que la science est arrivée aux colonnes d'Hercule ; personne ne 8*inqniète de pousser au-delà , personne ne s'aperçoit que le vacarme de perfoctibilité est une ruse académique, un passeport commode pour l'indolence : elle persuade que tout est achevé pour se dispenser de [ |.

Combien ces savants personnages auraient besoin qu'un souverain les rappelât à Tordre et qu'il ordonnât de faire placer dans toutes les académies de son royaume un grand tableau où seraient gravés en lettres d'or les peu de roots qui suivent :

Gamme iê la perfectibilité moderne.

Excès climatériques, Fléaux morbifiques, Incertitudes dogmatiques , Duplicité.

Les beaut-esprits , confàs de ce aoufilet , santiratoiit que

TOUT M*TS A F AIU. W

kt.àgf^im «iTMli Q*ait tu de bien i^er ij de We» mj^m/héè bien agir, et que, s*ii est Trai» et de leir md nilaie , qu*il a*y a rien de fait tant qu'il reete quelque dtape àfvn^ à plue forte raison n*y a-t-il rien de lût qaand m fVfti à faire, comme il arrive sur ce qui touche à la jutmL ^ vérité et le bonheur social.

. ^fbir lardê-Hm des siècles à découvrir en mécanique se- MM osa procédés de la nature, comme l'enseignement mftliielTyest igné lel beaux-esprits, toujours enfoncés daw les l^ltmdaQrs ou perdus dans les sublimités traoscendentales, Tioal àmAu dans les nues ce qui se trouve sous leurs pas, eé ml est à portée de tout le monde, comme Tidée très ( | da Ura instruire les élèves les uns par les autres. On n'aura ipsaaoiisp méthode en Harmonie. Je ne veux pas dire que faaaîgnniniwt s*y opérera comme dans nos écoles dites Iwrastriffrtff . qui n*ont aucun des moyens d*émuIatioa

B'awnmt las Hannoniens ; mais le principe sera le même : r» fastmira et stimuler Tenfant par ceux qui sont plus élevés d*na degré en ége et en savoir, le tout sous la dirooàoa de fnelques patriarches et autres chefs, qui aideront

SI ttoa SivaniB ont passé plusieurs mille ans sans découvrir le noda aabml d'enseignement, faut-il s'étonner qu'ils aieat manqué le ressort ainsi que le mode, cependant ce n'était paa me découverte à Esire. Ce ressort est sous les yeux de tous iea savants. CTest TOpéra.))

Ce aem bol yeux de nos rigoristes une faute bien grave

ri de parler de l'opéra avant d'avoir traité du labourage, la OMNason, enfin des travaux ui^ents, parmi lesquels nos SBvanlaa ne se douteraient guère que l'opéra tient le prenier ivag dMz las harmoniens. A cela ils répliqueront qu'en tm dina pea aveodai diansons et des entrechats, et que l'opérai qui est une frivolité, doit céder le pas aux travaux utiles. On peut leur répondre : si vous connaissez les travaux utiles au peuple, pourquoi n'avez-vous jamais su les mettre en ussge dans votre Civilisation où le peuple n'a ni pain ni travail? tout en mettant le labour au premier rang $ur le papier, vous avea stMUti à fsire mourir de faim ceux qui labourent, puis à refuser le labour au pauvre qui vous le demande. Trouvez bon qu'on suive une autre méthode, et ne vous étonnez pas

^ Je plaoB ropérâ au niveau du labourage, pourfu qm farrive au but que vous n'avez pas su aiteîndré , el qui est AMBurer le bien-être général.

C'est une loi de nature que les soins spirituels ou de rame» quoique supérieurs au matériel quant au rang, ne sont qu'en second ordre dans l'éducation des petits enfants. Bn effet, n'est'il pas évident que chez l'enfant âgé d'un an, oe a'eel pas rftme, c'est le corps seul qu'il faut soigner, sans pour cela négliger ce qui tient à Tintelligence? Il est certain que dans le bas âge les soins corporels sont beaucoup plus argents que les spirituels. Cette loi s'applique aux âges extrêmes, à la vieillesse comme à l'enfance. Posons donc en principe que dans les périodes extrêmes d'une série de mouvement social, b matériel remporte sur le spirituel ,* aussi voyons-nous que dans les deux lymbcs ou périodes initiale et finale du monde social, les passions matérielles, entre autres Tamour des richesses, l'emportent de beaucoup en influence sur les passions spirituelles , comme Fhonneur et autres impulsions nobles, qui n'ont aucun empire dans les sociétés lymbiques, dans l'élat civilisé, barbare, sauvage, où tout est subordonné à l'influence du matériel. El, pour en donner un exemple sensible à tout le monde et tiré de l'amour, n'est-ce pas toujours le cynisme qui l'emporte sur la céladonie dans nos sociétés civilisée, barbare et sauvage ?

L'Harmonie n'est point sujette à ce vice parce qu'elle n'est point âge extrême de la carrière sociale ; aussi assure-t*elle la supériorité aux passions nobles ou cardinales, amitié, ambition, amour, familisme ; mais elle admet, en principe et à titre de transition , le règne du matériel daus les deux extrêmes, dans l'enfance et la vieillesse ; de là vient que son système d'éducation s'attache principalement à former le matériel chez les enfants du jeune âge. Ce n'est qu'à neuf ans, et sur les chœurs de lycéens et lycéennes, qu'elle com-* mence à établir la supériorité du spirituel; et, dans ce délai, n'est-elle pas plus sage que nos perfectibiliseurs de civilisation, qui voudraient faire, d'un enfant de sept ans, un ergoteur idéologique, et ne font de lui, avec leurs subtilités, qu'un fruit pourri avant d'être mûr? L'Harmonie pense que jusqu'à neuf ans, c'est d'abord le matériel qu'il faut s'atta* cher à former , et pour y réussir , le principal levier qu'elle met en jeu est l'Opéra, ou école de l'ordre mesuré.

BAmHONIRN. 1g>

Lee fonctions sociales d'Harmonie, étant divisées en librea, ofsuréea et mixtes, un enfunt serait re<;snié comme estrapié social, s'il n'était pas exercé dèâ l'enfance ù t'eâprit d'uoil4 de manCBuvre ou ordre mesuré ; on le considérerait coramo an ruinent une recrue qui ne sait ni l'exprcice , ni la mantmiTre.

Pour faire de tout enfant un prodige de dextérité et d'iotelligMioe , il n'y a paa d'autre secret en harmonie que do les éterer tous sur un théâtre à jouer l'opéra, à y Tigurer dan» quelques détails.

L'opéra eet, chez le^ harmoniens, la voie d'înitiatinn a tous les arlâ et âcienceâ d'a°rément. On sera bien plus surpris si je le Bonum reaaort d'initiation aux sciences dites induitrioUflC, efaimîe, physique, agriculture, manuracture. It faut ici qœ DOS RbUnies penseurs rassemblent leurs forces, pour UiHB«he tns pitié ie mot de l'énigme. Ce sanctuaire où l'catat kmDooieD tb puiser le germe et le goût de toutes les étaàm sliiee, ce foyer de sagesse et de lumières , est-ce |0 lyeéeoa le portique, l'athénée ou legymnase?Nan. C'est LA 0PI11B. Beau sujet de risée pour nos flambeaux de lunbère ! Si wtte roie de sagesse future leur apprête à rire, qM n'en tet-il ainsi de leur sagesse présente qui baigne dans. I« sang et les larmes toute nation qui en hasarde l'épreuve? Allons par degrés dans ce nouveau grimoire , et, comme les ■tranches d'iMlilution qui tiennent à l'opéra sont les plus à portée de tout le monde, et que celles de la cuisine, qui seuïbleot une facétie, exigent au contraire de profonds calculs et tiiie connaissasce abrégée du clavier général des caracttees, commençons par les rameaux d'éducation qui tiennent i l'opér».

Ce spectacle remplit éminemment la fonction d'exercer les «■haU à la jnsteBse corporelle et spirituelle par le chant, la dnie, le geste gymnastique et autres moyens. Aussi l'opéra ea Bnmnie est-il considéré comme un [ ] aussi indis-

pensable que la cuisine même. La Cuisine et l'Opérs, tels sont les grands ressorts de l'éducation harmonique. Elle n'emploie donc que des moyens agréables à l'enfant, qui est violeaunent attiré sur ces deux points ; et, comme nos oracles en édocalioa se manqueront paa de plaisanter sur ces deux naoyena , j'ai dû leur rappeler l'affront que Tient de recevoir la scienca au sq^et de l'enseignement mutuel découvert par

ni U» QUATRE f&nÙH6nê UESVmÈEê

l*elfet dû hflMfd et ptf dé9 boimiMs (rtMetm , m pM6l trouvé, «i f on en croit les Parisiens. L'oubli où il teii concourt, avec tant d'autres circonstoncos , a prouver <|m tout^ nos Jactances de perfection, nos subtilités sdeatifiquet sur l'origine des idées, loin de pouvoir faire germer âuoMieldéa utile, ne réussissent pas même à reproduire etcultiver etlAM que rinadvertance a fait négliger pendant des iièelfi, «près quelque légère épreuve. Hélas ! sans riaii chercher de moI dans le progrès social , n'avions^nous pas asses à fvire de retrouver le procédé d'ordre sériaire qui était eonnu avant le déluge, trouvaille bien plus précieuse et plus urgenlt que celle des inutiles antiquités dont É'est occupé la soiaaoo?

Traitons la question plus régulièrement et ditsipona d'i« bord les préjugés qui r^nent au sujet de l'opéra^ très mal envisagé par les modernes; lour esprit tantôt philosophique tantôt superstitieux doit dans l'un et l'autre sens éondttire au mépris de l'opéra qui est fonction de religion naUinslie on ce qu'il rallie les hommes k Tosprit matériel de Dieu, ou unité générale des mouvements corporels. Je m'«xplii(ue.

L'Opéra est pour le corps un mouvement combiné des quatre fonctions mesurées du corps : danse , chant , panio* mine et gymnastique (4] ; il les développe toutes quatre en sens mesuré et non pas libre, car il met en jeu les quaM arts, poétique, dramatique, musical et chorégraphiqu». Il combine ces quatre fonctions mesurées du corps avec trois accessoires de mesure distributive qui sont les prestiges d« poésie, de peinture et de musique instrumentale, !• tout coordonné en foyer à la mécanique dont on fait et grasd usage à l'Opéra.

Voilà une harmonie septénaire en malérlêl mesuré , elle a pour but Cunité matérieUêy où elle arrive pleinement , rar c^est à rOoéra que l'homme s'exerce à coïneidor en tout sens avec les convenances matêriellei de la masse et à observer ces convenances en ordre mesuré et non libre. L'o-

ri) ((KHe sit psu employée dans les opéras où les grotesques senient considérés comme spectacle de mauvais ton ; mais on aurt en Harmonie des opinions bien différentes sur le mauvalà ton . et on ne dédaignera pas de faire entrer h gymnastique à répéta aOBt elle faU essentleUement partie.)]

DO COSPS. I8fi

ftntti donclaubleinepBrrsil, ou plutôt l'esior tie raspril atféri«l d» Dieu >)u( eet la âuprème p^rfuclion d'unité ueluéa an matériel t'omme en apiritucli Jugeons-en par lu rifMrwiH unilé cl l'onsembie <le celle mocaDique pliintUiiru, oà led astres dans leurs révolution* d'urtiile font mat niilliDM et un milliard de lieues aani varier d'une minute dma ta mesure deâ tempe. Quelle incoocevable juitesaa, quelle preuve lie l'eepril d'harmonûi meturâequi.Biiime l'ait- Itw da c* gnad «Hvnl

tt Ca ■'«! qu'à l'Opéra qoerhooime rapréteale, en muàriit êtmtMunI, i« labhau exact, fidèle, de l'esprit de Dieu m kamoflie aafrtaBaii» mMurte. L'opéra eat doue par le bit liiiiiliiii raèi|îaHM et pivot de culte, puisqu'il pal l'irobUgw •alir d* l'eaprit diriu ou esprit d'unité.

Moa nUgioM «t noi pbiloaopbiea, profoudéiseiit igooriiUw «■r tout e* qui toucbe & la diviiiilé,noua ont lait ■nvÎMftr l'opéni oamM uaa frivolité, une réunion erimîaaUo digne dM flammée de l'ealer. Aoalyaons leurs eireim dau t» Ju-

KUaaeat va qa'au Civiliution le goAl des plaisirs oonduinH ntmam i sa perte, elles ont cru devoir tonner contre w ipaetadeqai inspire le goût de tous lee plaisirs réunis, élaC' Msa J'Amemlseorpe, «tctiaau illusions et n« produit que des effets opposés aus besoins de la Civilisaliw.

Hais après la cbùle de la Civilisation et l'établissement d'un ordre tùàtà où le toùl des plaisirs conduira l'bontfne A toutes las kamonles spirituelles etmaLérielIes.où cagolit sani la voiads vériié et de justice comme la voie d« santé et da ricbeise, on n'aura rien de mieux à Taire que d'etsrosr l'bMama dès feafaBce A l'harmonie matérielle puisqu'elle ésviandn rais de la spiritueUe ou sociale, puisqu'il jr tan bHbM, unité d'aetion entre Is matériel et la spiritusl.

L'aiflé d'haiwnis pessionnelle n'a pas d'«nUhne plus parlait ^ l'opéra. L'ordonnance que Dieu a nasijwis à nos paasione set la même que celle que nous établissoee A l'opéra eè noua disposons les ctaantsurs et daneeurs des deux sens aiaei que l'oKfceslre, en sériu de «reupse contrnslés, liés sBire eox par nn groupe moyen et coordonnés A des pif«ts « prineipeux. C'est l'imw ^ l'opé-

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