BESOIN DE CHARME PERMANENT. S
millesse une source d'enchantements comme celle que PailMHir offre à la jeunesse libre , opulente et belle. Ces jéréfltttdes sont un aveu formel que la nature humaine De Mil destinée au charme composé ou double enchantement. L'on confesse qu'il ne reste que vide, insuffisance dans les diarmes simples qui succèdent à l'amour sans le suppléer, comme distractions d'amitié ou de famille , stoïcisme philosophique, illusions mystiques et autres hochets auxquels se home le triste domaine de la vieillesse privée de fortune, et réduite à des chances simples. Ses doléances prouvent as- Bez que l'humanité est faite pour un ordre de choses propre à lui garantir l'enchantement composé, qui est propriété des séries, et que l'homme se trouve en état d'exil et [ |
partout où il ne goûte plus co double charme. Appliquons ici un argument qui s'étend à Tattraction entière.
Eh ! pourquoi Dieu nous aurait-il donné une tendance générale au double enchantement, s'il ne nous réservait pas ce bien, pour lequel il nous a passionnés tous? Ne serait-il pas tyran de nous faire sentir le besoin d'un plaisir qu'il ne nous aurait pas ménagé? 11 nous le doit à tous les âges et dans toutes les classes de fortune, par cela seul que le désir en est universel et permanent; bref, il serait distributeur inepte de l'attraction, s'il ne lui eût pas réservé cet aliment que réclament les 3 passions distributives, et que l'Harmonie assure au centenaire comme au jouvenceau , pourvu qu'il lui reste assez de force ou d'intelligence pour prendre part au mécanisme des séries passionnées.
(Conclure : ou la devons avoir, trgô la désirer, ou si non ravoir, eur la suggérer et payer en brouet noir?)
Vos pygmées philosophiques, incapables de rien inventer pour le bonheur do genre humain , me trouveront présomptueux d'oser promettre à tous les humains , enfants ou vieillards , pauvres ou riches , ce charme composé voulu par la 40* passion, et que la Civilisation n'assure qu'à la jeunesse et à la classe riche. Mais que signifierait un traité de l'attraction qui ne remplirait pas cette condition? L'attraction ne se limite , ne se modère, dans aucun âge, au point de désirer le dianne simple. 11 faut donc procurer ^ tout âge les développements que nous voyons en pleine activité dans la jeunesse. 11 faut, après l'âge de l'amour, savoir obtenir de ifuelques autres passions ce charme composé que l'amour
141 DÉVAUT DK COffGOBDAlUCB AVKG DIEU,
prodigue aax jaunes gêna pourvut de beauté. Tant que oé problème n'eet pas rétolu, il n'existe, mémo pour les plus heureux, que des lueurs de bien qui, bornées au jeune ^, aux perionnes belles, libres, accusent la Divinité d*tm. pérttie, d'injustice pour avoir étendu à tous les âges el A tous les humains une soif du double charme que i*ordre civilise ne sait satisfaire que dans nos belles années et dans le eas do réunion des 4 avantages : beauté , jeunesse , liberté , rieheese.
Résumons sur le thème qui nous occupe et concluons :
!• Que le genre de bonheur dont je viens d'établir fa néeessfté, le charme composé, est but général des humains, et qu'ils doivent y prétendre à tout âge, quoique leurs scieneos ignorent les moyens de la leur procurer, et prétextent d*obor tacles insurmontables.
S* Que cet obstacle n'existe pas pour Dieu , car il doit avoir les moyens d'exécuter tout bien auquel prétend la philosophie , et ces moyens ne peuvent nous être communiqués que par le mécanisme social composé par Dieu.
g® Que Dieu , en opérant ce prodige par la mécanique des séries passionnées , ne fera qu'égaler sa puissance aux prétentions des théologiens et des philosophes, qui prétendent nous faire trouver le double charme dans leurs doctrines aK>rales et ascétiques.
Ainsi , quelque difficile que nous paraisse la solution du problème d'après les faibles moyens connus en Civilisation , l'on doit présumer que cette difficulté cesse pour celui qui eonnatt un nouveau mécanisme social , différent dans toute sa distribution domestique et industrielle. Il faut en attendre patiemment l'exposé avanl d'exiger des preuves qui ne pourront être déduites que des opérations des séries et des ressorts d'harmonie sociale.
Tous les travers de l'esprit humain se rattachent à une cause primordiale , c'est l'irréligion , le défaut de concordance avec Dieu, d'étude de ses attributions et révélations. Sans cette alliance avec Dieu , l'homme est comparable au pilote qui voudrait dans l'obscurité voguer sans boussole. Il est impossible , en ihéoHe et pratique sociale , d'arriver É
C41IMi M NM TtAVng« l|ft
[ I , li Von ne concilie pas les étiidtt iVee \m
i propriétés de Dieu. L*eiprit hnmaio , dépourvu de œ gttidti n'eet plus qu'un avorton qui marche à l'aventure et peutdeiét m HMafd quel^uee iuceèi acienttfiqQes doal {il ne til« ÉMim IMl et qui ne TempédMat pae de véféCer dani h ÀM8 imM , et de manquer les voiea d'avènement à l'H^r* monte. Ci bot une feiê manqué, lea connaiaaandm tdoolM» qiÊÊê M sont que de briHanies ftivôiftée, pulaqu'ellei ne Mua amhdnlaeiit pi» aui s feyem d'attraction , et d'abord aoi H» ébeMet. L'eeprlt bomain n'eet plue qu'un être nooeni qui §è débâiM ellbrts [ ]. En vain a [ | sea bé*
fodft pur quelques tours de force scientifique , tels que h» pngté& m pbyslqoe et mutbématiqoe, progrès oent fois Mo* ÈAtm tant qu'on qu'on n*à pas avisé au besoin principal » à Pèxiifpation de l'indigeuee et la garantie des S foyers d'Aï» Meticn et de ruoiié sociale universelle.
Le génie dvIUsé s'est isolé de Dieu en [ }. Celte
ftttta fbt>«lle l'ouvrage de là religion mythologique r iilo Était de grands avantages sur les religions modernes. Je difèru I les f ] pour parler de son côté videak ; oile
ttmillirisalt trop les hommes avec les Dieux , et entremet' (bst les dieuï dans le tracas de ménage des mortels , èllo bahitua leurs savants à négliger les spéculations qu'on dok flMoîf sur la Providence, la composition et révélation d^in code scclal unitaire ; de Ift vint la manie do compter eioln* sltenent sut la raison humaine en léglslaiion, d'élimiaer Oleu et donner le pas à l'esprit humain. Cette habitude oe»tfadlée lAec les ândens se transmit aux modernes, Ils béri* ttr^nt du vice politique des rellglens anciennes sans hértlff èb leurs t J politiques, de leur tendance au dévele^
{Mment progressif des passions. En conséquence , Immo* demes ont dû s'engouffrer dans la fausse route. La prmrfi la plus forte de leur égarement c'eet l'obstination contre f érldence du mat ; c'est leur persistance à écouter les | } , qui veulent la perfection quand l'expérience condamne toutes leurs t ] et même les sciences physiques , devenues
malgré leur justesse d'inutiles colifichets, en ce qu'ils n*itt« tervfennent point pour ramener leurs collègues, égarés pour leur représenter que les progrès d'une branche de l'esprit humain deviennent illusoires si l'on plie sur le centre de bataille, sur l'art du bonheur pratique ou art d'élever te peu-
246 QUBLQUES GLOBES PERCLUS.
pie à la richesse , d'où il s^éloigne incessamment dans la marche actuelle du mouvement social.
Terminons par un coup d*œil général sur les erreurs des gbbes. Si Dieu nous admettait à juger ceux des Globes qui ont échoué en carrière sociale ; s*il nous donnait la faculté d*en parcourir et inspecter quelques milliers, de comparer et analyser leur progrès social , comme nous analysons celui de notre planète, serions-nous étonnés d'en voir quelques»uns de noueux et perclus et arrêtés dans la carrière, comme un vaisseau engravé sur un banc de sable? Cette entrave de quelques globes ne nous étonnerait pas plus que de voir quelques hommes noueux , estropiés , sur la masse d'une ville, quelques arbres noueux et sans accroissement dans la raAsse d'une forêt. Il en est de même des globes : ce sont des créatures sujettes aux accidents individuels, aux retards d'accroissement matériel et social. Quelques-uns même sont avortons et [ ] sans remède , comme on voit parmi
nous certains hommes qui ne s'élèveraient pas au-delà de demi-hauteur. Notre globe n'est point frappé de ce vice irrémédiable; il n'est affligé que de travers temporaires qui portent à la fois sur le physique et le moral. La perclusion physique n'est que trop constatée par la congélation des pôles. Quant à la perclusion morale , elle est encore plus palpable quand on regarde e nos fourmillières de mendiants, nos champs de bataille, nos fourberies mercantiles, nos spoliations fiscales et juridiques , et qui pis est nos charlatans criant au perfectionnement de la perfectibilité, quand le peuple demande du pain et du travail , quand la raison demande qu'on élève l'homme policé au niveau du sauvage et de l'animal qui jouissent du droit de chasse , de pêche, de pâture et de liberté individuelle.
Voilà un fidèle exposé de la disgrâce accidentelle de notre malheureuse planète , réservée au sort le plus brillant du moment où elle voudra entrer dans la voie d'harmonie enfin découverte. Quelle serait son ineptie si elle persistait dans les [ I pour l'honneur de 400,000 systè nés désavoués
par leurs auteurs mêmes , qui s'écrient à la honte de leurs sciences :
Mais quelle épaisse nuit voile encore la nature
MLrnouK m comncB.
(tsu.— Cahlen TT et 3I4, cote itipplémentalre.— C« eihlaicM»imiinnl la pariltiqne, et dont le premier nt le broalUon da hudA , font partie da travail qae Fouiler avait préparé tor la métaphr- ■IqDe, la politique el 11 morale. Uae partie de ce travail a éU publiée avec dej variantes daru la Pbalangt, t V, wnale UIra A'Égaremtat de la ration. Diverses allusloos lui évèoeneoti conienipotalni, que nous tndlquerong a leur place par dea Doiaa, nona fodulieat i ptwt^t que ne» cahiers ont été édita ea ISOS. L'article du TVipimiirai eoniintnial, publié dani le BulUliit 4a tgon le th frlmnirc sn 1! (décembre ig03) , ae non» parait qr» la oonilen^iatlon il<!s iil<^H développées dans la première nu^tld de ce manoaciit. — En mai^e de la première page da cahier JH Mtnwve écrit en gros earacttres: 1814— III, commealFourier aviUvonlD indiquer que les évèneinenta de 1SI4- 16 avalent dooné raiioa i a«t prévisions lur le développement de la poli' ■aiieeriuK.)
Mooft avons vu la Hélaphyeiquo trembler devant l'obseurilA du destin, désespérer de surprendre à la nature le plan de B» immenaes travaux , abandonner le champ sans combat, cl renvoyer aux sciences politique el morale la tAcbe de chercher des lois pour l'ordro des sociétés.
tiouâ allons examiner comment le génie abattu par la revers de ces deux sciences est tombé, solon la parole de Honleequieu, daiu une malidie dt fanyucur, dans une savante léthargie qui empècbe la société civilisée de s'élever aui améliorations, puis au changement do période sociale.
La sciecce dont nous allons nous occuper, la Politique, rempUt auprès du genre humain les mêmes fonclioos que l« Faculté auprès du malade. C'etlln science qui est chargée de remédier aux souffrances du corps social. En bon charlatan elle accepte la lâche sans s'inquiéter des moyens ; elle nous berce d'illusions et se Qalte de pouvoir subati tuer l'opulence et le calme à la pauvrelti el aux révolutions dont nous sommes victimes.
Une telle prélenlioa suppose que ses auteurs savent di^ cerner le principe du mal et employer des m^tbodea sûres i3