PLAINTB8 DB LA VILLE DE LYON
4,800 épiciers, aujourd'hui 7 à 8,000, le quadruple. m que la concurrence n'existait pas avec le nombre comme avec un nombre quintuple? Â quoi donc ont es 6,000 familles do recrues qui apportent à un traiproductif leurs bras et capitaux détournés de la cult de la fabrique? Ils n'ont servi qu'à compliquer et rasser les opérations, en les subdivisant à l'infini, iscréditer et nuire aux anciens marchands moins rusés 3 nouveaux, qu'à accroître la méfiance en affaiblissant abilité qui diminue dans chaque marchand à mesure nombre de ses rivaux , s'élevant au double et au qua« ly réduit les bénéfices respectifs à moitié ou quart, nte en même proportion les frais de rivalité et aug de même les fourberies en raison des difficultés d'un )ê trop partagé et trop disputé, t par la naissance de cette fourmilière de marchands » désordres, les banqueroutes et la mauvaise foi sont larvenuâ à un tel point qu'on a vu il y a peu temps les s d'une grande ville de commerce (de Lyon) en porter tîntes à leur archevêque et réclamer de lui les secours eligion pour arrêter les fourberies des négociants, auxla morale ne peut plus, disent-ils, imposer aucun Voilà les propres termes de leur discours au cardinal (a) et cette dénonciation a eu lieu dans la ville où les ants sont les moins enclins â la banqueroute, les moins ;ues et les moins suspects qu'il y ait en France. Les iers même, si dévergondés ailleurs, n'ont pas profité à ju noble exemple des confrères de Paris, et Ton n'a pas iiir une seule maison marquante. C'est donc la seule e France où le commerce ait conservé quelque pudeur il celle où il s'est dénoncé lui-même, ilonneur lui en ndu 1
lutque le mal soit bien criant quand une classe de Téûal se dénonce elle-même. Les procureurs , objet de e satires, n'en sont pas encore réduits à de tels aveux, àlat, sans doute, aura ri sous cape de la demande des
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éA promotion au cardinalat de Fesch , archevêque de Lyon, u en août 1802. Nommé ambassadeur à Rome en octobre l dut quitter Lyon vers cette dernière époque.
272 FAUSSETE DM JUIFS
dépotés de Lyon; cependant la religion ne pouvant pas refuser ses secours au pécheur qui s*accose et s'humilie, son Bminence a dû promettre de faire donner au commerce de Lyon des semonces évangéliques, et elle a fait espérer que le remords et la crainte de Dieu corrigeraient peut-être quelques marchands. Mnsi soil-il.
On doit se'rappeler, au sujet du commerce, que je ne blâme jamais ni les hommes ni leurs vices. J'accuse uniquement la Civilisation qui force les plus honnêtes à jouer un rôle méprisable sous peine de mourir de faim. Aussi les marchands honnêtes et rares, ceux qui forment exception aux mœurs de la confrérie, gémissent-ils hautement d'être astreints à pratiquer les gentillesses du métier. Pourquoi rougiraient-ils d*un charlatanisme nécessaire? S'il faut hurler avec les loups, il faut tromper avec les civilisés. Les marchands ont deux raisons de professer et d'exiger de leurs récipiendaires le mépris de la vérité, des sciences, des arts, de tout ce qui peut exciter de nobles penchants; ils seraient incompatibles avec un état qui ne se compose que de lésines et de subtilités. Aussi les nations les plus heureuses dans le commerce sont-elles les Chinois, peuple le plus fourbe et le plus lésineux de la ierre. Les Chinois sont les plus adroiU du globe; ils sont encore plus faux que les juifs et ils deviendraient les agents universels du globe, si leur gouvernement autorisait le voyage et le commerce extérieur. Aussi disent-ils que les Européens sont aveugles en fait de commerce, que les Hollandais pourtant ont un œil, mais que les Chinois seuls en ont deux. L'exception est honorable pour les Hollandais. Cependant depuis leur régénération les Français sont devenus assez habiles, notamment en fait de banqueroute, pour réclamer le suffrage des Chinois.
D'où vient l'extrême fausseté des juifs et des Chinois? Elle naît du mélange des deux mécanismes sociaux les plus favorables à la fourberie. Ce sont lo Patriarchal et la Civilisation. Ces deux peuples sont de toute la terre les plus soumis à l'autorilé paternelle (et nous expliquerons dans la synthèse des sociétés subversives pourquoi TinQuence de celte autorité élève la fourberie au plus haut degré).
L'ordre barbare est bien moins compatible avec la fausseté. Tout souverain barbare transige avec les hordes qui
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sooi ÔÊê Toleura à force ouverte sur son territoire , et il condaaoe les fripons à la mort. Les civilisés, au contraire, fa* vorifleot toutes les friponneries évidentes et ne traitent jamais arec la horde qui commet un larcin direct. A Constantinople tous l€8 Génois furent chassés pour avoir vendu des bijoux d'argent faux. Chez nous on se serait borné à en punir quelques-uns. Dans la même ville , on abat la tète sans aucun procès au marchand qui fait faux poids. Sa friponnerie serait une gentillesse à Paris et à Canton. Aussi les barbares, par mépris pour le commerce , le laissent-ils tout entier entre les mains des juifs / des renégats et de quelques hommes méprisés. En Civilisation Ton est tellement habitué à la fausseté universelle, qu'on Ta crue indifférente et inévitable dans les échanges, comme ailleurs. C'était une erreur. Le commerce , enfant chéri du mensonge , est précisément le côté faible y le seul point qu'on puisse attaquer de front dans le domaine du mensonge , et si les économistes n'avaient pas rougi de chercher un remède à la fourberie de leurs bons amis les marchands (Noie D) , ils l'auraient facilement découvert, et depuis long- temps on aurait vu disparaître le mensonge, le commerce, l'économie politique et la Civilisation.
J'ai démontré par cette digression sur le mécanisme commercial que nos coutumes ou institutions les plus louables , selon la sagesse négative, telles que le commerce , peuvent être vicieuses.au plus haut degré,. selon la sagesse positive qui n'admet pas le moindre mal pour un bien.
J'ai démontré que la sagesse négative , celle qui voit le bien dans le moindre mal connu , jette la politique dans la langueur et s'oppose aux améliorations dont on cesse de s'occuper quand on regarde comme perfection le moindre mal connu.
Noua allons observer cette langueur, ce rétrécissement de vues dans les relations générales et particulières de la politique civilisée.
INou D. — Calcul sur la vëilté supposée.)
Ne m'accusera-t-on pas de renouveler le crime des Titans en attaquant le Dieu du 48« siècle , le corps mercantile
â7i ÉDUCATION Mfiâ€4N¥tLG DE t'AUTEUB.
au plus haut de sa gloire ? Il aura donc nourri un serpent dans son sein I Elevé dès le berceau dans celte auguste confrérie, ses principes astucieux me furent vainement enseignés : c'était prodiguer la lumière a un aveugle-né. Convaincu dès renfance d'incliner à la droiture et à la confiance, j'étais de toutes voix déclaré inhabile au commerce. Une fâcheuse étoile m*y entraîna pour justifier les augures de ma disgrâce. J'y acquis, mais trop tard , de faibles talents que j'aspire à oublier. La réprobation , dont je fus partout honoré, excita de bonne heure mes dédains et m'entraîna par esprit de rivalité dans des calculs sur un moyen de fortune qui va surprendre tous les marchands, sur la vérité!!.' (je vois les épaules se hausser), oui, la vérité ^ \a probité, algèbre nouvelle pour les civilisés. Le problème était d'arriver par cette vérité à une fortune plus rapide et plusi sûre que par le mensonge , à moyens égaux. ((Avant de le résoudre j'ai passé plusieurs années sans découvrir aucun moyen de no pas se ruiner pîir la probité absolue. Si la probité et la vérité entrent dans le plan adopté par Dieu pour nos relations industrielles, c'était à moi de découvrir ce plan, car je suis, depuis l'origine des sociétés humaines, le seul qui ai fait le calcul do la vérité supposée et qui ai cherché réellement à l'établir. Les philosophes n'avaient songé qu'à la prêcher et non pas à la faire pratiquer. J*ai suivi dans ce calcul le procédé algébrique. Je supposai l'existence des inconnues problématiques, de la vériié, la justice , la liberté et l'association. En faisant les dispositions de ces inconnues, comme si leur emploi ne présentait aucun obstacle , chacun peut déterminer comme moi le mécanisme de l'Harmonie universelle.))
Après plusieurs années de vaines recherches le problème fut résolu et sa solution me conduisit plus loin que je n'espérais. Dans ce calcul je m'étais proposé un but bien différent de celui des réformateurs. Ils exhortent à pratiquer la vertu malgré les dangers auxquels elle expose. J'étudiai les moyens de la pratiquer en recueillant de la vertu les avantages que présente le vice. Je no bornai pas là mes vues ; je cherchai à forcer par intérêt la pratique de la vertu, sous peine d'encourir la ruine. C'est un but que jamais homme ne s'était proposé, et c'est un reproche bien grave à faire aux civilisés. L'idée du bien social les glace tellement d'efifroi , que
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les plus honnêtes se bornent à pratiquer stérilement la vertu ; ils croient avoir beaucoup fait en évitant fa perversité commune , en s'enveloppant de leur manteau. Ah ! que servent des vertus isolées , si l'on n'invente pas un moyen de les faire triompher généralement? Ceux qui se bornent à faire le bien isolément ne ressemblent-ils pas à celui qui s*éloigDe des assassins et qui se croit louable pour n'être pas devenu leur complice? II fallait attaquer le Vice en mettant l'intérêt du côté de la vertu ; et voilà ce qu'aucun civilisé n'osa jamais se proposer, et telle est la cause de la petitesse qui a toujours caractérisé leur politique. | Cahier 77].
Après ces considérations sur le commerce et TËconomle politique, iioos pouvons intercaler une lettre de J.-B. Say sur Fourler, copiée par Foarier lui-même, 1«' cahier, cote 9.
« Paris, 44 mai 4828. » J. B. S. Lettre à M. A. J.
c J*ai lu les articles de M. Fourier sur les garanties sociales. Il s'est absolument mépris sur Tobjet de TËconomie politique. Il a cru , comme nos devanciers , qu'elle avait pour objet la bonne direction , le bon gouvernement de la société; mais il a été prouvé invinciblement qu'une science n'a pas pour but de faire (c'est l'objet de Tart) mais de dire ce qui est. » \Cur non dit dualité, ensuite d'autres feront).
a L'économie politique fait connaître la physiologie sociale. Il faut partir de là pour diriger la société. Vouloir que les économistes fassent la société , c'est demander au physiologiste qu'il change notre manière de nous diriger ou de nous reproduire.
« Je ne demande à l'auteur ingénieux de ces articles que de lire les cinq premières pages des considérations générales qui précèdent mon dernier ouvrage , c'est-à-dire du premier volume que vous avez et que je vous prie de lui prêter UB instant. Je me flatte qu'après avoir lu ces cinq premières pages , il changera tout son plan. »
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Politique ipénérale*
En fait de vues générales , nous sommes au-dessous de la petitesse et complètement nuls. II n'existe aucune vue du bien universel, à la honte des philosophes qui, dans leur jactance, se prétendent citoyens du monde, et qui ne travaillent que pour le bien de la contrée qu'ils favorisent. A peine ont-ils conçu quelques vues pour le bien du coin de terre privilégié, je veux dire pour l'Burope. Eh ! quels sont ces plans? Des romans comme le projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre , qui a trouvé encore des commentateurs. Comment concilier l'idée seulement de paix temporaire ((avec l'existence, en conservant le sceptre aux princes civilisés)) avec la politique civilisée ? Ennemie de toute unité , elle se refuse aux mesures d'harmonie les moins ombrageuses pour l'intérêt particulier, telles que seraient l'unité des langages, des signes typographiques ei monétaires , des poids et mesures, et tant d'aulres. Malgré l'évidence reconnue de leurs avantages, ces méthodes d'unité sont encore repoussées des princes qui les rejettent pour le plaisir d'exercer leur esprit brouillon. Ils sont capables même de> préférer le malheur au bonheur plutôt que do ressembler à leurs voisins; capables enfm d'imiter ces Japonais, qui se crèvent un œil à la porte de leur ennemi, afm ([ue la justice lui en fasse crever deux.
La seule mesure d'unité qu'on ait proposé en Civilisation , le système métrique des Français , n'a pas même pu réussir en France , et les anciens usages dominent encore partout , excepté dans Paris.
L'essence du caractère civilisé est de repousser t(mt ce qui tend à l'unité, de souiller la haine et la brouilierie de peuple à peuple , de village à village. D'après cela est-il raisonnable de spéculer sur des voies de concilialion entre ces caractères diaboliques? Peiit-on , en rêvant une paix perpétuelle, admettre d'autres moyens que la conquête générale.
Au reste , je ne critique pas le respectable auteur de cette vision , mais plutôt les contemporains à qui il a donné l'idée d'un bien désirable et qui n'ont point avisé à l'opérer par des moyens plus efficaces, à étendre môme cette paix à tout
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le globe , chose très possible sans rien changer aux mœurs actuelles , puisqu'il ne s*agit que d'amener l'Europe à uq Triumviratj et l'on sait que tout triumvirat finit par le règne d'un seul.
En se vantant de travailler au bien de l'humanité entière, les philosophes oublient-ils que cette humanité se compose de barbares et de sauvages qui sont des hommes ainsi que nous« et qui composent la très-grande majorité. Les malheurs des esclaves et des femmes barbares appelaient la sollicitude des philosophes, qui, toujours bornés dans leurs vues, n'ont aperçu qu'une branche du mal , la traite des nègres. En essayant de l'arrêter, ils sont tombés dans les ( ] ordinaires ; c'^est d'attaquer l'effet au lieu de la
cause. Il fallait combattre les vices qui donnent lieu à cet infâme commerce. Ces vices, au nombre de deux, sont : la licence des colous américains, qui détruisent la race des noirs à force de mauvais traitements, et la licence des roitelets d'Afrique, qui ne vendraient pas leurs prisonniers s'ils étaient soumis à un supérieur en état de les punir et de les maintenir en paix. Ce supérieur ne pourrait être qu'un souverain de TEurope entière; celui-ci pourrait d'un seul ordre prévenir les fureurs des colons^ la licence des bandits d'Afrique et les vexations exercées sur les femmes barbares. Il n'y avait donc à ces divers maux qu'un seul remède, c'était la conquête de l'Europe. Les sauvages auraient dû encore à l'unité de l'Europe la cessation de leurs malheurs, car ils n'ont d'autres disgrâces que la famine, faute de relations, et la guerre, qu'on préviendrait en plaçant à travers leurs pays des chaînons de postes militaires pour les contenir et pour assurer les communications.
Ne voyez-vous pas que l'obstination de la nature à maintenir les 9J\0 du globe dans Tétat barbare et sauvage est une amorce pour nous à la conquête universelle ? Car il est de fait que les barbare, réduits à leurs seuls moyens, ne peuvent pas, même en nombre décuple, tenir un instant devant la tactique civilisée, et qu'ils ne savent pas se coaliser entre eux pour suppléer par l'excès du nombre au défaut xle tactique. La Nature vous a donné sur eux deux garanties de supériorité. N'est-ce pas une invitation à les conquérir et les humaniser? Comment pourrait-elle méditer l'établisse^ ment de l'unité, si le globe entier était civilisé? On ne vien-<