‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 76 sur 136 · CALCUL DES ATTRACTIONS ET AVULSIONS · texte numérisé non relu

CALCUL DES ATTRACTIONS ET AVULSIONS

publiques , la fourberie générale et l'entrave industrieUe du monopole , contre lequel ils n^ont découvert aucun antidote politique, puisque le monopole insulaire asservit et preasurB le globe entier. C*était à l'amour des richesses et de Tindépendance à nous suggérer la recherche d'un remède contre ce fléau.

L'amour des richesse est donc, en dépit des radoteurs moraux , une impulsion éminemment louable, puisqu'elle pouvait produire des inventions salutaires et lucratives aux souverains et aux peuples, et Dieu a judicieusement agi en nous inspirant attraction pour les richesses comme pour les conquérants , parce que l'esprit de conquête et la soif de l'or sont deux des | ] moyens qui pouvaient produire

depuis long-temps la découverte que j'apporte enfin au genre humain, la théorie de l'Unité universelle. Quand j'aurai donné l'analyse complète des attractions et répulsions évidemment générales chez tous les peuples et la synthèse ou développement combiné de ces impulsions naturelles , on reconnaîtra qu'elles sont toutes coïncdcintes au but de Dieu, au grand œuvre de l'Unité et de la Paix perpétuelle, et que tous les dogmes de morale qui contrarient Fat traction et la répulsion , sont des dogmes ennemis de Dieu et des hommes, en ce qu'ils ont empêché d'entreprendre sur les impulsions divines ou naturelles un calcul régulier qui nous aurait révélé notre destinée sociale ou mécanique des passions. Cette découverte a été manquée par Newton , qui , pour y atteindre, n'avait qu'à poursuivre son calcul sur l'attraction et l'étendre du matériel au spirituel. Ni lui ni son siècle n'en ont eu l'idée. Leur élourderie est enfin réparée.

J'ai justifié , sous le rapport des vues de Dieu , l'esprit de conquête et les conquérants dont j'indiquerai la destination et l'emploi dans ma première partie. En attendant , Ton entrevoit déjà que les conquérants, dans leurs excès, sont moins coupables que Timbécilie philosophie, qui, après 25 siècles, n'a pas su leur découvrir et leur tracer la route de rUnité. Chacun d'eux l'aurait ardemment suivie , car tout conquérant ne désire autre chose que de pouvoir posséder, régir et pacifier tout le globe, et en assurer à perpétuité le sceptre à sa lignée.

Terminons ce préambule par une facétie où je vais mettr*

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