PITIT8 ET GRANDS VANDALES. 9S
gide de la morale, s'organiser en légions de grands vandales, Incendiant, ravageant, pillant, violant, pour la gloire de la patrie et le bien du commerce , pour les progrès de Tindîgence, de la fourberie, du carnage.
0 Philosophes ! 6 Civilisation ! hâtez-vous d*cnsevelir vos 400,000 volumes de sagesse, et n*en conservez que la ligne où Bacon vous conseille d'oublier tout ce que vous avez appris.
Uinstitution devant être distribuée par degré et proportionnément aux âges, on ne devra initier les enfants à la pratique des 3 lois divines qu'à mesure de leur élévation do chœur en chœur et selon la série suivante :
]«r ehœnr. Bambins et Bambines Jusqu'à 4 ans 1/2.
Ëtude de la i" loi , réconomie de ressorts. 2* chœor. Chérubins et Ghérubines, de 4 ans 1/3 à 6 1/2.
Étude de la 2* loi , la Justice dlstrlbutlve. 3* chœur. Séraphins et Séraphines, de 6 ans 1/2 à 9.
Étude de la 3*, Tuniversalité df providence.
Un Bambin se présentant pour Tadmission aux Chérubins, devra subir d'abord les 7 épreuves de dextérité corporelle sur divers travaux
] de la main gauche» l de la main droite,
1 du pied ganche , 1 du pied droit ,
1 des 2 bras , f des 2 Jambes ,
1 des 4 membres ,
Plus une thèse plvotale et intellectuelle sur la première loi divine , sur Téconomie et ses distinctions de luie actif et passif énoncées page 84. Il devra savoir à 4 ans 4/2 classer dans Tune et l'autre catégorie les divers objets do consommation et d'emploi habituel , et s'il fait contre cette doctrine économique des fautes pratiques , telles que de tacher ses habits immodérément, ou briser des vaisselles par maladresse, ou des végétaux, s'il manque aux précautions contre le feu , il sera renvoyé aux examens suivants , même jusqu'à l'âge de 5 ans , sans qu'aucune protection puisse lui faire trouver grâce devant le synode chérubique , intéressé k ne pas admettre un maladroit qui fausserait les manœuvres et le ton du chœur entier. L'Harmonie n'admet pas même chez les Bambins qu'on brille en théorio sans pratique. Aussi
94 IHITATIOH DE DIBÙ.
8*amu8era-t-elle beaucoup de nos saines doclrines, comme le mépris des richesses, que leurs auteurs même ne Tonlaient pas pratiquer.
Justice diitribuUoe.
Un Chérubin, en se présentant aux Séraphins, devra, outre ses 42 épreuves, soutenir thèse sur la justice distributivc. Sur ce sujet nous avons à examiner les leçons applicables à un chérubin de 4 1/i à G 4/i.
Avant de disserter sur cette leçon , ne perdons pas de vue qu*elK) est à la fois enseignement de religion et de politique sociale, ainsi que les deux autres. Quercidée nos instito* tours se font-ils de la religion s*ils croient qu'elle consiste à autre chose qu'à imiter les procédés de Dieu ! On noua vante assez vaguement sa justice distribulive. Il faut que nos instituteurs fassent bien peu de cas do cette attribution divine, car ils n\>nt jamais formé un seul prince à rimiter, ou du moins à en tentor Timilation. Ce prince aurait vu, après quelques essais, qu'il ntî peut pas exister de justia^ dlslnbutive en civilisation, puis(]ue le minimum y est impraticable, et il en aurait conclu à sommer les savants do chercher une autre société compatible avec le minimum do Tindustrieux et de l'infirme. Au lieu d'élever un prince à ces idées primordiales do justice, on i'lKil)itue à ne voir le bien de l'industrie que dans les spéculations mtMViuiliies qui enrichissent quelques sangsues. On vantera la mi;nifirence d'une prince qui, dans une fête, a brûlé 30,000 bougies en une seule salle, tandis que sa capitale contenait 30,000 misérables qui n'avaient pas suffisamment d'Iuiilo dans leur lampe. Nous no voyons pas la divinité agir de la sorte. Si elle répartit inégalement la lumière entre les astres, selon leurs postes et distances, elle no prive pas cent mille astres de la lumière pour la prodiguer à quelques uns.
Nos prétendus libéraux et f^ens pieux se garderont bien de fîxer Tattention d'un jeune monarque sur de pareilles vérités. Ils craignent que le prince ne les stimule à remplir leur tâche , la découverte d'une société minimable. Leurs partis cabalistiques mettent en scène tantôt la morale, tantôt la politique pour éduquer le prince. Peuvent-ils manquer de se tromper en no donnant que des préceptes incompatibles avec rexpérience et la Civilisation?
PAUVIIBTÉ HOBS DES SÉBIBS. 95
Les leçons en Harmonie ne se composeront que de 3 préceptes démontrés par le fait. L'enfant à qui on enseignera les lois de justice dîstributive, verra qu'elles sont mises en pratique et qu'il en profite lui-même.
Les leçons , d'ailleurs , seront proportionnées à Tintelligence de l'enfant. On n'ira pas l'entretenir de la justice transcendante y on répartition en raison directe des masses, inverse du carré des distances (6« touche). Il est loin de rage où Ton peut aborder ces questions. On se bornera donc aux branches de justice qui tiennent au gros bon sens, et qui , par cette raison , sont inconnues des civilisés. Tel est le «tniffitim ioeial. Il le verra établi dans sa Phalange : il y verra le plus pauvre admis aux t^ibles de 3* classe et pourvu d'un ample nécessaire en nourriture, vêtements, logements, divertissements. Lâ-dessus on lui fera le parallèle des âges do perfectibilité civilisée cù les villes étaient pavées de mendiants ; où le riche , pour n'avoir pas voulu aviser au minimum du pauvre, se trouvait entouré de voleurs, de fourbes et d'ennemis, obligé do s'isoler de la masse du peuple , de so défier de tout ce qui l'approchait, de s'habituer à la dureté, ^ l'insensibilité, en vertu de l'axiême des philosophes civilisés : « Il faut qu'il y ait des pauvres pour qu'il y ait des riches. » On fera facilement comprendre à l'enfant que cet axiome est faux dans l'ordre des séries , qui , rendant le travail attrayant , permet d'assurer au plus pauvre une honnêteté nécessaire pour prix anticipé du travail auquel il sera attiré. On lui fera lire en même temps quelques tableaux de cet ordre civilisé où le travail ingrat et répugnant, faute d'association et de combinaison, ne rendait pas le nécessaire au pauvre , qui encore n'avait pas la garantie de pouvoir exercer ce labeur ingrat.
On donnera ensuite à Tenfant quelques notions succinctes de l'ordre de la nature , toujours disposée en séries. Il en sera d'avance convaincu par l'ordre sériaire qu'il verra ré* gner dans les cultures, les ateliers, les divertissements, l'opéra et les chœurs musicaux, passionnels, etc. Puis, quand il sera , selon ses petites lumières, plus que persuadé que la Série est gage unique de justice distributivo , que hors des séries il n'y a plus ni richesses ni plaisirs pour la masse du corps social , on lui fera lire quelques passages de
«Cl icur cacnait pas plus qu'i montre la lumière? Celle d dans les 7 rayons, d Knsuiie - , . ^"^P8 les dispositions sept
^j. 3* >. chœurs ascendants 2, 3, i £
*' i; 1 cendanls9, 40, <<,<?, 43] 4
' * *'ons, non comptées.
Après vingt démonslrationî rées do phénomènes malérieh I enfant, on lui enseignera les 3et A en progression et propt pera où il figure décomposer ei les hémi-chœurs do la Phalar moeurs et mineurs ou ordre pr remarques journalières, il devic We de soutenir une petite thèj alliée avec l'Économie de resj ^tte économie ne peut exister bmaison des travaux par série on aurait le triple de peine poi du produit et condamner au i peuplea.
Je n'entre pias ici dans le dél; usera pour mettre ces dogmes i enfant de 6 ans à 6 4/2. Le plu