TOUTE SAGBS6B VIENT BB DIEU
travail dont rexercice est garanti par l'attraction qu*y attache co nouvel ordre industriel , hors duquel toute adence sociale n*est que vexation et absurdité, sauf la périodo de transition ou Garantismo qui est un mixte des 2 ordres : seriaireetCamilial.
Pour inoculer à Tcnfant ce germe d*csprit religieux et de mécanique sociétaire, on n*aura recours â aucune euUililé scientifique ; on se bornera à lui enseigner que toute sagcase vient de Dieu , et qu'il ne faut chercher la sagesse que dans rimilation des 3 fonctions de Dieu. En lui prêchant ce dogme, on ne lui prêchera que Tamour du plaisir, car on lui prouvera qu'il doit aimer la fréquentation des séries passionnées qui font ses délices , et dont l'influence, Pesprit de corps, le maintient sans cesse dans les voies do Dieu, daos réconomie do ressorts et la justice distribu tive. On s*appuyera de co résultat pour lui faire apprécier l'intinie bonté de Dieu, qui a placé la sagesse dans Icxercicc des plaisirs, et rcnfant , [ ] du ces | | , contractera
de bonne iieuro les pcnc hants religieux dos harinooiens , et fera ses délices d'associer lidéo de Dieu à tous ses plaisirs, et de s'unir avec trnns[>urt aux chœurs qui chanteront ses louungos.
Vniver salué de Providence,
On ne saurait être plus abréviatif que de réduire à 3 principes le code religieux et social des enfants qu'on étourdit chez nous d'un long catéchisme tout hérissé do mystérieuses doctrines et étayé d'un flp[)areil do supplices éternels. Ici nous n'avons que 3 préceptes s'appuyant sur rcxpéricnce. Encore ne les donne-t-on que d'iige en ûgc, et l'on attend pour placer le 3** que l'enfant approche de 9 ans, et songe à passer au chœur des Lycéens , où il entre communément à 9 ans. Outre 46 épreuves on matériel et en spirituel , il doit, dans cette candidature, soutenir théso pivotale sur la 3* pro- ))riélé de Dieu, l'universalité de providence.
Il en est déjà convaincu par tout ce qui rentourc. Il voit passer les légions, les armées, qui dénotent qu'en tout pays le monde social est cr^anisé de même que dans sa Phalange, que le bel ordre imaginé par Dieu est établi par tout le Globe et y fuit le bonheur de tous. II voit arriver et abonder les productions de tous le? pays, et comprend déjà que le lien
POLITIQLE UMVERSALC. 99
social est universel , quo la richesse de tous ne repose que sur celte universnlilé, el q'ic la Pruvidcnce, bien différente des législateurs civilisés, n*a point travaillé au bonheur d*un coin du Globe, mais au bonheur de tous.
A 9 ans, il doit au moins connaître la mappemonde et les i règles d'arithmétique. Il soutient même des thèses plus fortes pour Tadmission aux Lycéens ; mais raisonnons d'après ces 2 connaissances.
On lui démontre , la mappemonde à la main , qu'avant ce bel ordre établi sur la terre, il existait une troupe d'orgueilleux civilisés qui n'occupait quo 4/30 du Globe en terres cultivées, et qui , plongée dans toutes les misères, se croyait parvenue à la perfection , no s'occupait nullement du sort des autres habitants du Globe , ou ne traitait avec eux que pour les spolier , les asservir ou les emmener en esclavage.
En lui donnant quelques détails sur la distribution des barbares, sauvages, civilisés, (|ui s'entr*égorgeaient de toutes parts, on lui fait sentir l'absurdité d'un ordre qui ne réunit pas le genre humain sous une seule bannière, et ne travaille pas à h culture générale du Globe. On lui apprend entre autres détails que ce sucre dont il aime h se nourrir était chez les perfectibi liseurs une denrée si coûteuse et si rare, qu'on le refusait aux enfants , à qui l'Harmonie le prodigue au même prix que lo pain. On lui démontre par l'abondance des mets sucrés, compotes, crèmes, confitures, etc., combien les civilisés étaient absurdes de voir la sagesse dans un ordre qui ne mettait pas les 3 z6t.es en pleine culture, et ne confédérait pas toutes les nations pour (Hiiblir la libre circulation des denrées et assurer leur abondance et leur variété en tous pays.
Ensuite on lui apprend à faire, par une multiplication, le calcul des appauvrissements où tomberait le genre humain s'il n'était pas d'accord en tous lieux pour les écx)nomies do luxe passif dont chacune s'élève à des 40 et 50 milliards, selon ce qui a été dit plus haut.
C'est ainsi qu'on l'habitue en très peu de leçon à la politique U9iiver$ale^ ou 3* fonction du Dieu, qui , dans ses calculs sociaux, embrasse toujours lo monde entier. L'enfant, sans être avancé en études, voit déjà sur la carte les preuves de cet ensemble administratif, les sièges des Congrès Central
4(K» GODE REUGIEUX ET MCUIi MW KRVâlrtB.
et principaux, la série des dÎTisionset sobdiTiiioiis di l^obe, etc.
On lyottte à cette leçon une légère notion aor le mmmwTi) véridique, mélhode facile dont je traiterai en pîTot majenr. On lui explique de quelle manièro cette ooutame forae le lien commercial de toutes lesnationSi et aaaure runiveitalilé de rharmonie.
Dès lors l'enfant peut soutenir thèse sur Tanité administrative du globe, puisqull peut la soutenir sur les 3 fanetions divines dont elle se compose. Les agréments qu'il en racueille pour son propre compte rattachent à ce bel ordie et le pénètrent de mépris pour toute sagesse prétendue qui n'est pas universale en application.
Pour le convaincre de Tunité du système de Dleo, on ne s'en tient pas, comme aujourd'hui , à des présomptions dénuées de preuves. On lui montre pour emblème d'unité supérieure les astres distribués , comme le canton d'harmonie , par 32 touches et le foyer. On lui montre cette unité en inférieur dans quelques produits animaux , végétaux , minéraux, que leur variété permet de distribuer en 3* puissance à 32 divisions et le foyer. On Thabitue ainsi h Téchelle puissancielle de 4 , 3 ou 4, 42, 32, 434, 405, sans pourtant lui donner connaissance de Tunilé passionnelle, qui obligerait à l'entretenir des passions d'amour et de familisme. De là vient qu'on no lui [ ] que des demi-notions sur Tuoité. On se
borne au détail des 3 préceptes qui contiennent sur les relations unitaires tout ce que Tenfant a besoin de savoir.
Là se borne toute la théorie do Téducation dans sa l** vibration, conduisant jusqu'à 9 ans. Trois préceptes renferment tout ce que l'enfant doit savoir en religion , en morale, en politique, en économie, et ces trois préceptes ne lui enseignent rien dont il ne voie sous ses yeux la démonstration expérimentale, et dont il ne goûte Tutilité par application à ses intérêts et ses plaisirs.
Quel est donc en dernière analyse l'esprit que cette édu cation inculque h l'enfant? C'est la religion seule. Dans la religion d'harmonie viennent se fondre la politique, la morale et l'économisme. On cherche à faire de Télève , non pas un être craignant Dieu , mais un être imitant Dieu ^ identique avec l'esprit de Dieu, pratiquant les 3 procédés [ | de la
Providence |)ar appât du plaisir et du bénéûce. Dès l'instant
AiailR DIEU ET i\0\ TAS LE CRAIKDIIE. 101
OÙ il comprend qno toiil le bonliour social et individuel , que rimmensitc des richesses et des plaisirs, tiennent â la facile imitation des 3 procédés divins, il nime celte Providence dont il apprécie les bienfaits ; — il a le véritable amour do Dieu qui est incompatible avec la crainte et la menace des brasiers éternels.
Ajoutons, et Ton on verra plus tard la preuve, que si Tenfant harmonien se prête à ces 3 impulsions , c^est qu*il a sur leur convenance des preuves do détail comme d'ensemble. Rien no pourrait lui fournir aujourd'hui ces preuves expérimentales. Par exemple, si Ton ossîiyait parmi nous d*enroctriner un enfant de 9 ans sur la justice distributive et Tuniversalilé de Providence, il remarquerait d*emblée qu'il n'y a point de justice ù son égard , et que la Providence , loin d'être universale pour lui , n'a pas pourvu à ses plus pressants désirs , comme la gourmandise , les divertissements continuels. Nos béates font croire à l'enfant qu'il trouvera en paradis des murailles de sucre; mais en Harmonie il les trouve sur la terre. Le sucre y est si abondant et si peu coûteux, qu'on en fuit la nourriture économique des enfants dans les compotes et pâtisseries sucrées. De là on peut tirer un argument à la portée de l'enfant, de la justice distributive de Dieu. On lui fait remarquer i\uq si Dieu a donné â tous les enfants tant d'attraction pour le sucre, c'est qu'il leur destinait cette nourriture, et qu'il a dû, chez tous les êtres, proportionner touti^s les attractions aux moyens do jouissances, à défaut de quoi le régime dis'ributif serait injuste et faux , par contradiction avec les moyeris.
Ici les critiques trouveront à gloser sur ce que le sucre étant Ycrmineux pour les enfants, il sera déraisonnable d'en faire, malgré son abondance, la base de leur nourriture. C'est un argument do simpliste qui voit l'attraction en ordre simple selon l'usage civilisé. Si le sucre est insalubre pour les enfants, c'est dans les cîis où il est nourriture simple; niais étudiez leur attraction, elle vous indiquera l'aliment qui doit élever le sucre au rang de nourriture composée, et lui donner une aflinité régulière avec le tempérament des enfants. Il ne font guère de cas du vin , excepté de quelques vins blancs doux ; mais ils aiment à l'excès les boissons acidulées : linaonades, orangeade, groseille, aigre-decèdre. Ces
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