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NOUVEAU PROCEDE PROPOSE PAR M. BEGUIN

POl'H L'IMPRESSION DES MONNAIES, MÉDAILLES ET AUTRES OBJETS D'ORFÈVRERIE OU DE BIJOUTERIE. — FIG. II ET 12, PL. 22.

Ce procédé consiste à ajuster dans une paire de matrices (fig. Il et 12), un certain nombre de coins d'acier gravés à l'avance, suivant le genre de ligure, de dessin ou d'ornement que l'on veut reproduire sur les pièces, et de renfermer ces matrices (après les avoir superposées), dans une boite rectangulaire, i»our les faire passer entre deux cylindres unis comme ceux d'un laminoir ordinaire. Ce passage aux cylindres se faisant très-rapidement, on imprime en un instant un grand nombre de pièces.

On voit par la section verticale, lig. 11, que les coins ou poinçons />,//, ajustés dans chacune des matrices M sont d'une forme légèrement conique et désaflleurent leur surface intérieure d'une petite quantité, et pour qu'ils soient tous maintenus à la même hauteur, chaque matrice est recouverte à la face extérieure d'une forte plaque P de même dimension qu'elle. Une platine mince m est rapportée entre les deux matrices, et est percée d'un nombre de trous égal à celui des coins ; elle sert à maintenir chaque pièce à imprimer en regard des poinçons ; cette plaque est en acier trempé préa-

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lablement bien dressée sur toutes ses faces, et présentant une égale épaisseur sur toute son étendue.

Le système est ajusté avec soin dans un cadre rectangulaire en Ter N qui retient les matrices après que les pièces sont en place, et permet de les présenter aux cylindres du laminoir sans craindre qu'elles ne se dérangent.

M. Béguin, qui est fabricant d'orfèvrerie, a fait si s premiers essais avec des matrices gravées pour des petits couverts qu'il a ainsi imprimés au laminoir. Ses expériences l'ont convaincu qu'on pouvait appliquer cette idée à une foule d'objets de bijouterie, d'orfèvrerie et même de coutellerie.

Aussi il en a fait le sujet d'un brevet d'invention de quinze ans qu'il a pris Ie7avrili845.

rsOUVEAU SYSTÈME DE TOUR SANS SUPPORT, propre i «Irser cl tourner des surraces cylindriques el coniques,

Far H. PAPEIL, Mécanicien, à Paris.

Dans les différents systèmes de tours que l'on a proposés et exécutés jusqu'ici, on s'est constamment servi d'un support à chariot sur lequel se place l'outil propre au tournage ou à l'alésage des pièces, et d'une poupée mobile ou contre-poupée, placée sur la même ligne que la poupée fixe qui porte l'arbre principal et les mouvements, et n'ayant qu'un mouvement dans le sens de l'axe de la machine. Ces dispositions présentent l'inconvénient d'exiger de centrer la pièce montée sur le plateau du tour très-exactement avant de commencer à l'aléser, ce qui prend beaucoup de temps et de peine; elles sont d'ailleurs compliquées , et rendent l'appareil beaucoup plus dispendieux.

Par le système de tour que M. Papeil a imaginé, on a l'avantage, d'une part, de supprimer le support à chariot ou porte-outil, et de l'autre, de pouvoir placer le porte-lames, qui est alors dépendant de la poupée mobile, dans la direction convenable par rapport à la pièce qu'on veut travailler, sans être obligé de chercher à centrer celle-ci et de l'assujétir exactement sur le plateau du tour.

Ainsi, la poupée mobile est disposée de telle sorte que non-seulement elle peut se mouvoir dans la direction même de l'axe, mais encore dans une direction perpendiculaire à cet axe, et de plus, pivoter sur elle-même, de sorte que l'on peut toujours lui faire prendre la position qu'on désire, qu'on veuille aléser soit des trous cylindriques, soit des trous coniques. Le porte-outils ou le porte-laines est en outre disposé pour avancer seul, par le mouvement même du tour, sans le secours de la main de l'ouvrier.

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