‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 120 sur 189 · PUBLICATION INDUSTRIELLE. 3M · texte numérisé non relu

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rapporte sur le tourillon correspondant de la bluterie à son. Par précaution, on monte deux poulies semblables / (fig. 2}, afin que si l'une des deux bl uteries à farine était arrêtée, la bluterie à son n'en puisse pas moins recevoir son mouvement de l'autre. Il est évident que si l'on ne peut pas disposer ces bluteries dans le bâtiment comme nous l'avons indiqué, on doit chercher à combiner le mouvement de manière à remplir toujours le môme but, c'est-à-dire en faisant en sorte que ce soit l'une des bluteries à farine qui commande la bluterie à son, avec des engrenages d'angle, ou de toute autre manière ; et aussi pour que la vitesse ne dépasse pas 28 à 30 révolutions par minute.

La bluterie à son est renfermée dans un coffre rectangulaire en bois mince S' retenue à des montants aux extrémités et aux milieux , et ayant des traverses extérieures à chaque extrémité pour porter les coussinets des tourillons de l'arbre. Le fond de la bluterie est tout à fait à jour, et audessous sont de grandes cases U (fig. 6 et 7), séparées simplement par des planches, pour recevoir les différentes qualités de sons.

Nous avons dit que les gruaux sont des parties de la mouture qui contiennent encore une certaine quantité de farine adhérente à la pellicule et qu'il est essentiel d'extraire par une nouvelle opération de moulage. A cet effet , dans les moulins un peu importants, comme on en a toujours à moudre, on y consacre une paire de meules spéciales que l'on ne met pas en communication avec les autres.

Au-dessus de l archure qui enveloppe ces meules, est un engreneur à gruaux dont le tuyau est plus grand que celui de ses voisins, et surmonté d'un large sac ou d'une poche en toile qui s'élève jusqu'au plancher supérieur et dans lequel on vient de temps à autre jeter les gruaux à remoudre.

La mouture provenant de ce travail n'est pas mélangée avec celle du blé, elle est ordinairement reçue directement dans la boîte inférieure d'un élévateur V, qui, formé également d'un cuir sans fin et de godets, remonte successivement cette mouture jusqu'au-dessus de la chambre d'un second râteau X, qui peut être évidemment d'une dimension plus restreinte que le premier, quoique établi de même. Les mouvements de cet élévateur et de ce râteau sont combinés comme ceux des précédents, leur commande vient aussi de l'arbre de couche p prolongé. On peut amasser dans la chambre une certaine quantité de cette mouture, si on ne veut pas la bluter immédiatement ; son blutage se fait de la môme manière par une bluterie Rs qui sépare la farine des sons , et par une autre Rs qui divise ces derniers. La farine est reçue, soit dans des poches placées immédiatement au-dessous, soit dans une chambre spéciale V distincte de la première, quoique parfois le meunier en mélange une partie avec celle qui se recueille dans celle-ci. En général , ce sont des farines de deuxième et troisième qualité que l'on obtient de ces gruaux, et qu'il est bon, surtout pour le commerce de la capitale , de ne pas mêler avec celles qui proviennent du premier jet et qui leur sont toujours bien supérieures.

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Les chambres à mélange sont très- spacieuses, pour y recevoir une grande quantité de farine que l'on ne met en sacs qu'à de certains moments de la journée. Cette opération de mise en sacs se fait d'une manière fort simple et très-rapidement, au moyen de poches anglaises Z que l'on adapte directement au dessous du plancher. Ces poches sont des cylindres verticaux, en bois ou en tôle, ouverts aux deux bouts et munis à leur partie inférieure d'un registre ou d'une soupape circulaire , comme celle d'un tuyau de poêle , et que l'on ouvre ou que l'on ferme aisément à la main ; le rebord qui termine le bas du cylindre est une espèce de bourrelet en fonte sur lequel on enveloppe les bords du sac de toile qui doit y être suspendu , et que l'on y maintient solidement au moyen d'une courroie à crochet et d'un mécanisme a levier fort ingénieux ; il suffit de tourner la poignée de ce mécanisme pour serrer ou desserrer la courroie, et par suite, pincer et fixer le sac ou l'enlever dès qu'il est plein. Comme la partie est toujours ouverte à sa base supérieure , on comprend qu'elle est toujours pleine, et qu'en ouvrant la soupape, le sac est rempli presque aussitôt ; par conséquent l'opération se fait avec une grande rapidité. H est donc trèsutile d'avoir ainsi quelques poches adaptées sous la chambre à farine, pour ensacher cette dernière promptement et sans peine.

Du monte-sacs. — Un appareil accessoire fort utile dans les moulins est celui qui sert soit à monter les sacs de blé dans les étages supérieurs de l'usine , soit à élever ou à descendre les sacs de farine que l'on y emmagasine pendant quelques jours en attendant leur sortie. Cet appareil que l'on appelle indifféremment tire-sacs ou monte-sacs n'est autre qu'un treuil Y, composé d'un cylindre en bois traversé par un axe en fer qui, d'un bout, porte une large poulie à joues i' que l'on met en communication avec une autre semblable i*\ par une forte courroie double en épaisseur, et par un rouleau de tension f dont la chape est montée sur un axe latéral qui porte une grande manette en fer W ; à l'extrémité de celle-ci est attachée une cordelette que l'on fait passer sur des poulies de renvoi , et traverser la hauteur de chaque étage pour être toujours à la disposition du garde-moulin et de ses aides. Une roue d'angle t' est fixée au bout de l'arbre de couche qui porte la poulie t3 et la fait tourner sans cesse , parce qu'elle reste engrenée avec la roue de commande f qui est montée sur la colonne verticale mobile. Ainsi, quand on veut monter on sac de blé, il suffit de l'accrocher au bout de la corde qui est fixée par l'autre extrémité en un point de la circonférence du treuil, et de faire presser le rouleau de tension sur la forte courroie qui passe sur les poulies i' et ï\ en soulevant la manette , ce qui peut se faire d'un étage quelconque ; dès que le sac est arrivé à la hauteur voulue , on abandonne la manette, et le treuil s'arrête immédiatement. On a le soin alors de tirer le sac à soi et de le jeter sur une brouette qui sert à le transporter en un point quelconque de l'usine.

Des trappes en deux pièces m' sont disposées dans les planchers de chaque étage , elles se soulèvent à propos pour laisser passer les sacs que

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l'on enlève, et se rabattent d'elles-mêmes, si on ne les ouvre pas au delà de la verticale , en tournant autour de leurs charnières de cuir et en laissant toujours au centre un trou circulaire pour le passage de la corde du treuil. Une trappe extérieure m1 est également appliquée en dehors de l'usine et vers la partie la plus élevée pour permettre au besoin de charger ou de décharger directement de l'extérieur, sans déranger les ouvriers qui travaillent au dedans. A cet effet, une seconde corde adaptée au même treuil, passe sur des poulies de renvoi qui la dirigent au-dessus de cette trappe.

Dans un moulin important, on a le soin d'appliquer deux treuils , qui peuvent être réunis à un même bâtis et qui sont commandés par les mêmes engrenages; l'un est exclusivement consacré au service intérieur et l'autre au service extérieur, ce qui est de beaucoup préférable et plus commode.

La vitesse de ces treuils ne doit pas être trop grande, d'une part, pour permettre à la manœuvre de se faire sans difficulté, et de l'autre, pour ne pas trop charger le moteur. On comprend qu'un sac qui pèse 450 kilog., par exemple, prendrait la force effective de deux chevaux de 75 kilogramroètres, sans compter les pertes occasionnées par les frottements des engrenages, des axes et des poulies de commande, en marchant à la vitesse de 1 mètre par seconde ; de sorte que le travail consommé serait correspondant à celui d'une paire de meules au moins.

En moyenne, il ne faut pas marcher avec une vitesse de plus d'un demimètre par seconde, ce qui fait encore un travail de près de i cheval 1/2, si on tient compte des forces passives. Il est même prudent, pour les petits moulins de 1 ou 2 paires de meules, de diminuer cette vitesse, pour que l'effort ne se fasse pas trop sentir sur ces dernières lorsque le monte-sacs fonctionne.

Il est bon d'éviter aussi de faire des treuils trop petits de diamètre, parce qu'ils fatiguent les cordes plus vite et obligent de leur faire faire plusieurs tours les uns sur les autres en s'enroulant ; nous engageons à ne pas leur donner moins de 20 centimètres, soit une circonférence de 62 à 63 centimètres ; nous préférons qu'ils aient environ un mètre de circonférence et plus, ou 32 à 38 centimètres de diamètre.

À cette dimension , pour que la marche de la corde soit de 0™ 50 par seconde environ, il faut que le nombre de tours du treuil, par minute, soit de

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