DESCR1PTIOR DE LA MACHINE DE STEPHENSON
BEPBKSEflTÉB riG. 1 ET 2, PL. 38.
Ayant déjà décrit avec détails plusieurs machines locomotives de divers systèmes, nous ne reviendrons évidemment pas sur 1rs parties qui présentent de l'analogie avec les précédentes, nous n'avons réellement qu'à donner une explication succincte pour faire voir les particularités de la nouvelle Stcphcnson. Les deux cylindres à vapeur A, placés à l'extérieur de la machine, et comme nous l'avons dit, entre les quatre roues de devant, sont fondus d'un côté avec de larges pattes et avec des nervures, pour se boulonner latéralement contre les longrines en tôle de fer B au lieu d'être fixés à la chaudière. Ces cylindres ont 0" 38 de diamètre, et sont fermés de chaque bout par un couvercle de fonte ; leurs pistons C, à garniture métallique, suivent une direction rectiligne exactement horizontale et communiquent leur mouvement par les tiges D, aux bielles à fourches enfer forgé E, avec lesquelles celles-ci sont assemblées par articulation. Les douilles en fer a, qui forment cet assemblage, leur servent en môme temps de guides en glissant entre des coulisseaux superposés F, qui, d'un bout, se fixent sur le stufflng-box du couvercle des cylindres, et de l'autre à des supports recourbés 6, rapportés à l'extérieur des longrines.
Dans les locomotives qui fonctionnent sur le chemin de fer du Nord, et que nous avons publiées (tom. 5e ), la réunion de la tige du piston et de la bielle se fait de la môme manière, et le guide est aussi analogue ; nous en donnons les détails sur les fig. 3, 4 et 5, comme n'ayant pu être iudiqués dans nos premiers dessins.
L'autre extrémité de chaque bielle à fourche, est munie de coussinets qui embrassent le tourillon e de chacune des roues motrices G ; cette construction est aussi celle adoptée dans les machines du Nord, la tête de bielle a la forme indiquée sur les détails (fig. 6 et 7).
Les roues motrices G ont deux mètres de diamètre, et chacune dix-huit bras en fer d'angle, avec moyeux en fonte, et double cercle en fer. Les premières roues faites avec une seule bande rapportée directement sur te cintre des bras, n'ont pas présenté la solidité désirable, et ont dû être abandonnées: la bande étant très-épaisse, à cause de l'usure, fait fléchir le cintre. On donne, au reste, aujourd'hui, la préférence au système à rayons en fer plat, forgés avec un premier cercle, sur lequel on rapporte la bande à rebord.
Les quatre petites roues G' et G', sont construites comme les précédentes, à l'exception que celles du milieu sont sans rebord ; la distance qui existe entre les dernières G* et les roues motrices est considérable, etle n'est pas moins de 3" 61, et comme le foyer et une partie de la boite à fumée sont en dehors de leurs essieux, on compte que la longueur de la machine, à l'extérieur des traverses qui relient les longrines, est de 6* 80, sans les tampons.
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Tous les essieux sont droits, celui H, qui porte les roues motrices, a 0" 152 de diamètre au milieu, et 0" 156 à la fusée; leurs coussinets en bronze d sont ajustés entre des coulisseaux en fer e (tels que ceux détaillés flg. 8 et 9); placés eux-mêmes dans les fourches des longrines B, ils reçoivent directement la pression des ressorts de suspension I, par les liges verticales / qui se prolongent au-dessus. Les essieux H' des autres roues ont 0" 137 de diamètre, leurs coussinets sont exécutés comme les autres, mais plus petits en proportion.
Les tiroirs de distribution g .sont placés verticalement et marchent comme les pistons , dans une direction horizontale ; leur course entière est de 0» 1 1 1 ; ils sont réglés avec une avance à l'échappement de 0" 0274, et une avance de contre-vapeur de 0" 005, par conséquent l'avance totale est de O™ 032. Les tiges horizontales A, qui les font mouvoir, sont, comme dans les systèmes décrits, attachées aux secteurs à coulisse et qui communiquent aux excentriques K, et K', par les tirants et leurs colliers L, V. Ces excentriques sont calés sur l'arbre des roues moirices , de manière à avoir un angle de 5* 25', correspondant à l'avance à contre-vapeur, et un angle de 27° 35' correspondant au recouvrement extérieur des tiroirs. Les lumières ou conduits de vapeur t ont 0" 062 de largeur sur 0" 25V de longueur; entièrement ouvertes à la sortie, ces lumières présentent une section de 157e", mais a l'introduction ils ne présentent que la moitié, ou 78<i 75.
On se rappelle comment, au moyen de la grande manette M, qui est placée à la disposition du mécanicien, celui-ci peut changer la position des secteurs à coulisses, et par suite varier le degré de détente. Ces secteurs se relient par les liens j et les leviers à contrepoids /, à l'axe horizontal m ; or cet axe est prolongé d'un bout, pour recevoir le levier n, qui est en communication avec la manette par la longue tringle N ; par conséquent en poussant celle-ci à gauche ou à droite, le conducteur lève ou baisse les secteurs, et il change par suite la course des tiroirs ; il peut môme renverser le mouvement complètement pour battre en arrière. La chaudière, dont nous n'avons indiqué que le foyer 0 en coupe horizontale (ûg. 2), et un fragment de plan de l'autre extrémité P, n'est pas exactement cylindrique, comme dans la plupart de celles construites jusqu'ici ; sa section est une ellipse, dont le grand axe vertical est de 1" 048, et le petit axe horizontal de 0" 980 ; sa longueur comprise entre le foyer et la boite à fumée est de 4" 104, celle-ci a 0" 760 de longueur sur 1" 160 de large, tandis que la boite à feu a extérieurement lm 168 sur 1" 104. Le nombre des tubes contenus dans la chaudière est de 115, de chacun 0" 051 de diamètre intérieur, et 0" 055 de diamètre extérieur, ce qui donne un diamètre moyen de 0* 053.
La surface de chauffe directe du foyer est de. ô"* 063-2
Celle des tubes, calculée sur le diamètre moyen , de 80 4769
Par conséquent la surface totale est de 85aM<5401
La surface de la grille est de.
Et la section de la cheminée de