BBPBBSENTB SUE LES MO. 7 A 15, PL
Cet appareil, soumis en 18V7 à l'appréciation de l'inspecteur des donanes à Paris, servit, comme essai, pendant quelques jours à l'entrepôt central. Son principe repose sur la pression simultanée de matrices en acier agissant dans tous les sens sur le plomb à poinçonner. Cette pression s'effectue à la main à peu près de la même manière que la manœuvre des tenailles ordinaires et avec le secours d'un excentrique circulaire aciéré formant le prolongement d'une des branches ou des leviers de l'instrument.
La fig. 7 le représente tout monté , en coupe verticale faite suivant la ligne 1-2.
La fig. 8 représente l'élévation d'un fragment principal : celui dans lequel s'introduit le plomb à frapper.
Et la Gg. 9 la vue par bout du côté de ce même fragment. Ces diverses figures sont dessinées à l'échelle de 1/3 d'exécution.
On peut remarquer que l'instrument se compose de deux leviers arrondis en fer AA", assemblés autour d'une forte cheville en acier a qui leur sert de charnière, et garnis à leur extrémité de poignées s / qui permettent de les manœuvrer comme les tenailles d'un forgeron. Le premier de ces leviers, celui A, reçoit à la partie supérieure un chapeau B, dans lequel se loge la première matrice servant à poinçonner une des faces du plomb, à moins qu'on ne burine le chapeau même suivant l'empreinte que l'on veut obtenir. Ce dernier moyen nous semble le plus simple en ce qu'il évite un assemblage d'autant plus difficile que la matrice doit coïncider parfaitement avec celle qui lui est opposée. Le chapeau B, peut osciller autour du goujon b pour permettre l'introduction du plomb p, qu'on engage dans les bagues ou matrices F, et qu'on y retient en faisant décrire, à l'étrier C, un arc de cercle autour du point a pour le ramener dans la position indiquée fig. 7 et en ponctué flg. 8. Une vis de pression 0, qu'on manœuvre au moyen de la clé dé tau E , ajustée dans la fourchette dft sert à obtenir le degré de pression convenable, tout en resserrant les matrices annulaires qui gravent le cordon ou contour de la marque ; elles sont représentées en détails fig. 10.
Le deuxième levier A' a son extrémité terminée exactement comme un excentrique circulaire , pour permettre d'agir simultanément et avec une grande surface de contact sur la colonne G, enclavée à frottement doux dans le noyau L, et portant la gravure de la seconde face de la marque. Cette action a lieu ici d'une façon toute particulière, combinée pour dépenser le moins de force possible, ne pas détériorer l'instrument et en obtenir néanmoins les meilleurs résultats. A cet effet l'espèce de colonne ou d'enclume G (fig. il ), reçoit à sa partie inférieure une boule ou sphère d'acier c (flg. 12), qui, libre dans la cavité qui lui est ménagée, porte néanmoins une espèce de queue e, de la même largeur que la partie excentrée du levier A', sur laquelle elle repose constamment. Il est facile de se rendre compte maintenant que la manœuvre des deux leviers A A' et par suite l'ascension de la colonne G , et l'impression des plombs, se feront sans secousses , avec un effort extrêmement minime et graduellement soutenu.