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MANOEUVRE DE L'APPAREIL

Les plombs à marquer sont fondus préalablement en grande quantité dans un moule en bronze qui leur donne la forme indiquée par les deux coupes fig. 13 et 14. Les deux bouts de la cordelette i, qui enveloppe les colis sont passés alternativement autour de la partie pleine n de la marque p, qui dans cet état est apte à recevoir l'empreinte de l'administration. On l'introduit donc dans l'ouverture d (fig. 8), on rabat le chapeau B, qui l'y maintient fixe, en rapprochant les matrices annulaires F qui poinçonnent le contour : ce rapprochement est d'autant plus facile que l'extérieur de celles-ci est tourné suivant une forme sensiblement conique qui les rap-

proche de plus en plus à mesure que le chapeau s'abaisse à sa position normale. On comprime alors le tout au moyen de rétrier C et de la vis dont il est muni, et comme le refoulement de la matière n'a pu être effectué jusqu'à ce moment, on fait monter l'enclume G, en ouvrant les deux leviers, jusqu'à ce que l'excentrique ayant dépassé son point de contact le plus élevé, exige un effort de plus en plus minime. C'est à ce signe que l'ouvrier est averti non -seulement que l'opération est terminée, mais encore qu'elle l est à son dernier degré de perfection. Dans les appareils en usage jusqu'à présent, la construction est telle que rien ne limite la fin de l'opération, de sorte qu'on ne l'arrête que lorsqu'on présume que l'empreinte est suffisamment formée, ce qui donne des produits évidemment variables.

Les avantages d'un tel instrument sont nombreux; ils se résument ainsi : facilité de manœuvre, légèreté, pression graduelle permettant d'opérer le refoulement de la matière sans écrasement subit, bon marché. ( L'appareil prêt à fonctionner ne revient qu'à 100 francs. )

NOUVEL ÉCLAIRAGE AU GAZ HYDROGÈNE, Par M. Gillahd.

En attendant que la lumière électrique remplace les autres modes d'éclairage en usage jusqu'ici, nous devons mentionner un nouveau système qui est destiné à se substituer avec avantage au gaz-light ; nous voulons parler de l'éclairage par l'hydrogène pur mêlé à un courant d'air et brûlant sur des becs de platine.

Ce système, dû à M Gillard qui a pris un brevet d'invention de quinze ans, le S décembre 1845, consiste à produire, d'une part, du gaz hydrogène, au moyen d'un courant de vapeur passant sur des chaînes ou autres morceaux de fer renfermés dans des cornues verticales, chauffées extérieurement jusqu'au rouge cerise, et d'un autre côté, de l'oxide de carbone, par la combustion même de la houille brûlée autour des cornues, et envoyé ensuite dans celle ci, pour désoxider le fer , en formant de l'acide carbonique.

De cette sorte le même fer sert fort longtemps pour la production du gaz hydrogène, l'oxidation le détruisant très-lentement. Ce gaz est obtenu à un prix extrêmement bas, d'autant plus que les autres produits de la combustion sont envoyés dans la chaudière même qui engendre la vapeur; mélangé avec deux fois son volume d'air il brûle parfaitement par des becs de platine, d'une disposition toute particulière.

L'auteur applique aussi l'hydrogène brûlé avec un mélange d'air pour le chauffage des appartaments et autres.

Une fabrique de gaz a commencé à s'élever à Paris, sur ce nouveau procédé; nous espérons qu'elle se continuera et que nous pourrons en donner plus de détails.

INDICATEUR-TOTALISATEUR

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