I2& PUBLICATION INDUSTRIELLE
l'air d'entrer derrière le piston et d'aider sa marche, en diminuant le frottement de la colonne d'air, qui est obligé de suivre le piston dans certains genres de soupapes, qui ne laissent pas rentrer l'air suffisamment, et même souvent ne le laissent pas rentrer du tout.
M. Meeus d'Arlon prit, le 2 juin 1847, un brevet de 15 ans en Belgique et en France pour un système de chemin fie fer atmosphérique par l'air comprimé, qui repose principalement dans le moyen de régler à volonté les rentrées d'air, et dans l'emploi d'un piston pouvant, à volonté, marcher dans les deux sens sans être sorti du tube. Ce moyen , qui nous a paru assez rationnel, consiste a faire rentrer alternativement le cuir embouti qui opère la fermeture dans une espèce de calotte placée à chaque extrémité du tube , lorsqu'on ne veut plus s'en servir ; comme chaque bout du piston est muni d'un cuir placé en sens inverse , il s'ensuit que l'emploi de l'un exige le retrait de l'autre, et réciproquement. Cette opération, qui s'effectue sur le wagon directeur, se fait facilement et avec promptitude.
Ce brevet est le dernier inscrit au ministère de l'agriculture et du commerce, il termine ainsi la nomenclature que nous venons d'exposer, nomenclature que nous avons tâché de rendre aussi complète que possible , en puisant les renseignements à toutes les sources, françaises ou étrangères ; malgré le nombre considérable des découvertes que nous avons décrites ou mentionnées, il en est pourtant dont nous n'avons pas parlé, parce qu'elles effleuraient seulement le sujet que nous traitions, ou parce que leur importance pouvait être contestée.
L'intérêt qui s'attache en général aux chemins de fer atmosphériques, nous a engagé à faire connaître, à peu près, toutes les dispositions que l'on a proposées à ce sujet depuis peu d'années. On voit, par ce qui précède, que le nombre des brevets qui ont été pris soit en France , soit ailleurs, pour cet objet, est extrêmement élevé (1), ce qui peut donner une idée de l'importance qu'on y trouve. Parmi ces brevets, il en est certainement qui sont curieux parles particularités qu'ils présentent, par les ingénieuses combinaisons qu'ils renferment. On nous pardonnera, nous l'espérons, d'être entré dans la longue énumération que nous venons d'en faire, nous avons pensé qu'il était indispensable de donner cet historique, pour montrer combien cette question a été étudiée. Nous allons maintenant décrire avec quelques détails les systèmes qui offrent le plus de chance de succès, puis nous arriverons à celui adopté à Saint-Germain , qui nous a conduit tout naturellement à publier, comme complément, les machines pneumatiques, les chaudières, les treuils, etc.
(I) Nous n'iToiu pa* compté moins ,de 70 brcfdi demandé» en Franco pour le* chemin» de ter atmosphérique*.
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