DES LÈVRES
1" Sans piston et sans tige.
Id
a° Piston dans le tube. . .
i id
4» id
Lèvres vides . .
Id . . . .
Tension de 0,06 ld. ... 0,18 ld. . . . 0,18
Vitesse moyenne du wagon
Ordonné moyenne de la
Gotl (*■)€■
Effort
moyen
\ i)} 1 L >1 'V* 1 IL! «il 1 \ .
0,108 0,108 0,108 0,108 0,108 0,108 Id.
kit. kil. ;
« IVous avons voulu d'abord reconnaître quel était le frottement des roues du wagon, frottement que Ton évalue généralement à 4 k. par touueau. Nous l'avons trouvé ici plus considérable. La moyenne des deux expériences que nous avons faites, nous a donné 32kl5, tandis que d'après la règle adoptée, nous n'aurions du trouver que 22k20, e wagon chargé de deux personnes pesant 6,550 k. Le chemin était horizontal, mais les parties sur lesquelles reposaient les rails étaient supportées par des chevalets de près de 4 m. de hauteur, qui sans doute fléchissaient sous la charge. A l'approche d'une partie rigidemeut soutenue par un massif de maçonnerie, se formait une rampe qui ne pouvait être franchie que plus difficilement que le reste du chemin. C'est parce fait, que nous expliquons en grande partie, le frottement considérable donné par les expériences.
» Après avoir déterminé le frottement des roues du wagon, nous avons cherché celui du piston. A cet effet, nous l'avons attaché au wagou, et nous l'avons introduit dans le tube. Mais pour que la tige de jonction n'éprouvât aucune résistance, nous avons laissé les lèvres vides. Nous avons fait aussi deux expériences dans cet état des choses, et nous avons trouvé, pour leur moyenne, un chiffre de frottement de 40k4. Le frottement du wagon étant de 32,15, celui particulier du pistou était de , . 8k 25
« Alors, nous avons enflé les lèvres. Nous les avous mises d'abord à une tension de 0,06 c. Le frottement correspondant a été trouvé de G5 6
Si nous en déduisons, pour celui du wagon et du piston 40 4
U nous restera pour celui de la tige de jonction 25k 2
A une tension de 0,12, nous avons trouvé le frottement de 26k 3, trop peu différent du précédent, pour ne pas croire à quelque anomalie (1). Aune tension de 0,18, il s'est élevé à 38k2.
« Nous pensons que dans la pratique on peut, sans commettre une erreur considérable, compter sur un frottement, pour le piston et la tige, de -10 à 45 k.
(I) « Non, Il n'y a pa* d'anomalie, c'est seulement parce qu'a une tension de 6 ou de I* centimètre», la nature do frottement de la tige tur les lèvres n'a pas change, ci que cela a lieu au contraire lorsque la densité de l'air dans les boyaux est de 18 cen limé 1res et au-dessus ; alors la dureté des boyaux les fait reotrer dans la classe des corps en usage dans les arts, tandis que jusqu'à présent rien ne ressemblait au conuct de nos lèvre» souples, glissante» comme les parois de toutes les ouvertures longues sont I imitation, et au frottement desquelles aucu
PUUMCATION INDUSTRIBLI.B.
« Celui particulier de la tige, que nous pouvons porter à 36 k., aura deux effets que nous pouvons prévoir, mais non apprécier. D'une part, la tige s'échauffera, et de l'autre, les lèvres tirées alternativement dans les deux sens, pourront, quelque faible que soit leur élasticité, s'allonger de telle manière, qu'après un certain temps d'usage, elles se boursouflent devant la tige. Il résulterait de là un effort plus grand de la tige pour vaincre cet obstacle, ou, ce qui serait plus à craindre, la déchirure du tissu des lèvres A la vérité, l'effort de 18 k. qui s'exercera sur chaque lèvre, n'étendra son action que jusqu'à une faible distance, à cause de leur adhérence à l'enveloppe en fonte qui les entoure presque entièrement, et produira moins d'effet que si elles obéissaient à cet effet sur toute leur longueur. Mais malgré cette observation, propre à rassurer sur les résultats de ces tiraillements, il y a là une objection que malheureusement nous ne pouvons pas résoudre (I).
« Quant à réchauffement de la tige, que l'on atténue un peu par la présence de l'huile ou de l'eau dont on la remplit, il ne produira aucun effet sur les lèvres pendant la marche, puisque cette tige, n'ayant que O™ 27, ou le cinquième d'un mètre de largeur, et animée d'une vitesse de 15 m. par seconde, ne sera en contact avec chaque poiut des lèvres que pendant un espace de temps plus petit qu'une tierce ; mais il est à craindre qu'au moment de l'arrêt, les lèvres ne soient, sinon brûlées, au moins détériorées.
« Ces deux objections ne peuvent recevoir de solution que par une expérience faite sur une grande échelle (2).
« Revenant aux frottements, nous rappellerons que ceux de l'appareil moteur du chemin d'Irlande ont été trouvés de 15k 14.
« Ce chiffre, déterminé par une seule expérience faîteau moyen de la pression atmosphérique, est sans doule moins exact que le précédent pour lequel nous avions à notre disposition un iustrument de précision ; cependant il faut reconnaître que l'appareil de M. H ailette donne lieu à des frottements plus considérables que celui de MM. Clegg et Samuda. Cela tient évidemment à ce que la tige de jonction, dans ce dernier appareil, parcourt librement la rainure, tandis que celle de M. Hallette est obligée de séparer et de refouler les lèvres. Mais cet inconvénient nous paraît devoir être plus que compensé par le vide plus parfait que les lèvres conserveront lorsque l'exécution des autres parties du système aura été faite avec le soin que naturellement on doit y apporter (3).
« De tout ce qui précède, il résulte que M. Hallette a trouvé le moyen de paralyser une partie des rentrées d'air dans les chemins de fer atmosphériques. Dans quelle proportion produit-il cet eflet? Il serait intéressant de le connaître, mais jusqu'à présent les données nous manquent pour résoudre ce problème ; on trouve bien dans le Mémoire de M. Teisserenc qu'à Wormwood-Scrubs, où le tuyau avait 800 m. de longueur, les rentrées d'air par les bouts du tube étaient à celles qui s'effectuaient
(I) «Je regrette virement que ces niesileurs ne m'aient pas fait celle objection , j'aaraU pa , par une expérience pratique, les convaincre qu'elle n'était paa fondi-e. » H.
(1) « Je répéterai encore que ai M. le rapporteur m'avait fait celle objection, je lui aurait montre, que toil par la circulation de l'huile, toit par celle de l'air qui traversa constamment ma liga de connexion, Il est imposable qu'elle acquière une température capable d'altérer les cuirs ou les boyaux des lèvres ; Il est fiebeux pour moi, que mon système n'ait pas eu le même intérêt que celui de MM Clegg et Samuda. • H.
(3) • Il n'y a plus de doute pour moi ni pour tous ceux qui connaissent les deux appareils, que le* frottements de mon piston, y compris ceux de la lige dans le* levrei, sont Inftnlment moindres que ceux du système anglais. » 11.
PUBLICATION INDUSTHIBI.I.R.
par la soupape longitudinale dans la proportion de 1 à 2, d'où il conclut, en considérant que par un même tuyau, les rentrées par les bouts sont constantes, quelle que soit sa longueur, que pour un tuyau de 800 m. de longueur, c'est-à-dire 10 fois plus long, ces rentrées, comparées à celles de la soupape longitudinale devraient être dans le rapport de 1 à 20. Mais il ne faut pas attribuer à cette soupape toutes les rentrées autres que celles qui se font par les bouts du tube. Il passe nécessairement de l'air par les joints et sans doute aussi par les pores de la fonte. Mais eu supposant que sur un tuyau d'une longueur pratique de 4 à 5,000™, par exemple, la soupape Clegg et Samuda entre par moitié seulement dans les rentrées totales, ce serait un grand avantage en faveur de celle de M. Hallette, si par son moyen on pouvait supprimer cette moitié presque en totalité (1).