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APPLICABLES A TOUTES SOBTES DB VOITURES, PAH M. HACQOET ET M. GIBERT

On sait que la construction des ressorts appliqués jusqu'ici à la suspension des caisses de voitures, de wagons, de locomotives, consiste dans la réunion de plusieurs lames d'acier, amincies vers les bouts , et dont le nombre est ordinairement proportionné à la charge plus ou moins considérable qu'ils doivent supporter.

Ce système n'a pas seulement l'inconvénient d'être dispendieux , mais encore d'exiger de l'entretien , des réparations qui sont d'autant plus à considérer, que

Poo est alors forcé de s'adresser, pour faire ces réparations, à des hommes du métier.

Avec la nouvelle disposition proposée par MM. Hacquet et Gibert, on évite ce double désavantage en ce que le ressort se compose, dans tous les cas, d'une simple lame d'acier, sur laquelle réagit un levier d'une forme et d'une dimension variables, système d'autant plus avantageux , suivant les inventeurs, qu'il peut s'appliquer aux véhicules les plus pesants comme à ceux les plus légers, les plus délicats, en proportionnant toujours la force et les dimensions du levier à la charge à supporter.

Ce système consiste en un simple morceau d'acier ou de lame mince d'une certaine largeur et de peu de longueur, qui , par son milieu , repose dans une chape et reçoit , à ses extrémités . deux leviers en fer forgé.

Ce sont ces leviers, que l'on prolonge d'une quantité convenable, qui supportent toute la charge de la caisse de la voiture; rapprochés très-près l'un de l'autre, comme s'ils devaient n'en former qu'un seul , ils sont susceptibles de se mouvoir ou d'osciller sur leurs axes qui les relient avec la chape. Ils s'appuient nécessai* rement sur les deux bouts de la lame que l'oo arrondit au besoin, ou que l'on munit de petits rouleaux , afin de faciliter le glissement sans produire d'usure sensible sur la surface de contact des leviers. Ceux-ci peuvent aussi être disposés avec des rouleaux ou petits cylindres aciérés , qui doivent tourner librement sur eux-mêmes ou sur leurs axes.

Cest à l'extrémité de chaque levier que repose la charge de la caisse , c'est alors par cette extrémité qu'ils doivent jouer le plus; ce qui a lieu, en effet, lorsque l'appareil est en activité ; ils font fléchir la lame d'une quantité qui est nécessairement moindre, dans un rapport proportionné à celui qui existe entre la moitié de la longueur de cette lame et la longueur des leviers. Ainsi , pour un jeu de 15 millimètres, par exemple, qui se produirait à l'extrémité de ceux-ci, les bouts du ressort ne fléchiraient évidemment que de 5 millimètres, si le support entre sa demi-longueur et le bras des leviers était comme 1 à 3 ou le 1/3.

Les deux leviers étant en fer corroyé, et composant la partie la plus importante du système, on comprend qu'il devienne ainsi d'une construction très-économique, puisque ce qui est en acier se réduit à une simple lame très-courte , qui fatigue d'autant moins, qu'elle est beaucoup plus petite que les leviers, et que son jeu en est, par suite , considérablement restreint. On peut même diminuer la longueur de ce ressort de près d'un tiers , et produire le même effet , parce que , tout en permettant autant de mobilité aux leviers, il a lui-même moins besoin déjouer.

M. Gibert qui a monté , comme nous l'avons annoncé dans notre quatrième volume, un établissement important à La Villette , pour la fabrication spéciale des ressorts de voitures, s'occupe de Taire en ce moment l'application d'un tel système sur un wagon de chemin de fer; nous en ferons connaître les résultats.

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