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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 2U

Les parties essentielles de cette machine se composent : 1* D'un double cylindre creux garni extérieurement de pointes ou d'aiguilles, et mobiles sur des tourillons qui donnent entrée et sortie à la vapeur que l'on fait circuler sur toute la surface annulaire comprise entre

les deux cylindres ;

2° De six cylindres alimentaires garnis de pointes en acier qui amènent la laine sur le grand cylindre peigneur où elle s'enroule ;

3° D'un système mobile placé du côté opposé aux cylindres précédents et formé d'une part d'un rouleau cannelé et de son rouleau de pression , puis de deux rouleaux il tireurs entre lesquels la laine passe en sortant étirée de la machine.

11 est très-facile de comprendre , à l'aide des figures, la construction de cette peigneuse. On >oit d'abord que, comme dans une carde ordinaire, la laine est étendue par des enfants sur une table à étaler A, sur laquelle se promène une toile sans fin qui la conduit aux cylindres alimentaires B B' ; ceux-ci sont déjà des espèces de petits peignes cylindriques formés chacun d'une douille en cuivre montée sur un axe en fer et garnie, comme nous venons de le dire, de pointes d'acier qui s'emparent de la laine venant de la table et l'amènent au gros tambour C, dont la rotation est considérablement plus rapide que la leur.

Ce tambour, qui forme le peigneur proprement dit, se compose de deux disques de fonte verticaux et parallèles, réunis par des enlrctoises en fer «, et recevant »ers leur < in onférence deux grandes douilles cylindriques minces b et b\ dont une, celle extérieure, est recouverte d'une chemise ou enveloppe en euhre garnie, sur toute sa superficie, de pointes ou d'aiguilles inclinées, et l'autre intérieure laisse un intervalle libre dans lequel la vapeur venant d'un générateur peut circuler facilement en s'y distribuant par les petits tubes /, et chauffer, par suite , au degré convenable toute la surface du peigne. La vapeur arrive dans cet intérieur par l'un des tourillons creux d, qui sont fondus avec leur plateau respectif, et sort par l'autre d'. Les tuyaux e e/, qui amènent la vapeur dans le cylindre, et lui donnent issue après qu'elle a produit son action, sont assemblés dans des stuffingbox qui garnissent l'extrémité des tourillons et ne les empêchent pas de tourner dans leurs coussinets.

La rotation de ce grand tambour est communiquée par la poulie D et interrompue par la poulie D*. Elle se transmet, mais plus lentement, au moyen de deux paires de roues d'angle et d'un arbre latéral à l'axe de l'un des premiers cylindres alimentaires, d'où elle se communique successivement à chacun des autres par une suite de pignons droits e (Bg. 10) d'égal diamètre.

Au-dessous du tambour sont deux brosses cylindriques E E', parallèles et garnies de crin, qui lèchent la surface des aiguilles et détachent, en tournant librement sur elles-mêmes , la poussière et autres ordures qui se dégagent pendant le peignage. Contre la partie du tambour diamé-

tralcment opposée aux cylindres alimentaires, est placé le rouleau cannelé en fer F, qui est surmonté d'un rouleau de pression en bois G, commandé par une petite poulie spéciale. Ces rouleaux ont pour objet d'enlever la laine en nappe des aiguilles du tambour lorsque celui-ci est garni et qu'ils sont rapprochés de sa surface, comme nous le supposons sur le dessin. Ils sont précédés de deux autres rouleaux cylindriques attireurs H H' en bois qui tirent la nappe et la conduisent au dehors de la machine.

Les axes de ces quatre rouleaux sont portés par les supports à coulisse en fonte I (fig. 11 et 12), qui sont ajustés sur les coulisseaux du bâtis J, de manière à pouvoir se rapprocher ou s'écarter du tambour. Les rouleaux inférieurs se communiquent le mouvement par les petits pignons i et i' et l'intermédiaire ; le premier engrène avec une grande roue droite dentée >, qui est rapportée à la circonférence extérieure de l'une des bases de la peigneuse ; il est lui-même commandé par un autre pignon semblable monté sur l'axe de la petite poulie a gorge g, qui reçoit son mouvement non paa de l'axe du tambour, mais de l'arbre de couche même , qui fait mouvoir celui-ci, afin que les mouvements du rouleau cannelé et du cylindre peigueur soient tout à fait indépendants, tout ayant lieu en sens contraire.

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