‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 87 sur 189 · PUBLICATION INDUSTRIELS · texte numérisé non relu

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des rubans unis , puis on soumet ceux-ci à la machine à peigner, représentée de face sur la fig. 6.

Dans cette machine les rubans de laine arrivent aux peignes A au moyen de la toile sans fin E et des rouleaux d'appel F. Ces peignes sont fixés à égale distance sur le tambour en foute B par des vis de pression, afin de pouvoir les démonter facilement; au nombre de quatre ou cinq, ils traversent en tournant les contre-peignes fixes C et se chargent de laine ; c'est alors qu'on les fait passer sur une boîte à vapeur pour les chauffer trèslégèrement. Des engrenages droits mettent le tambour et les rouleaux en mouvement dans des rapports de vitesse convenable.

Ainsi chargés, chauffés et humectés, les peignes A sont réunis et fixés sur une crémaillère verticale D de l'étireuse, représentée de côté sur la fig. 7. Cette crémaillère, dans le mouvement descensionnel qui lui est imprimé par un petit pignon droit a , étire les filaments de laine pour en former des rubans prêts à passer au métier. Cet appareil est, comme les précédents, alimenté par des cylindres cannelés qui amènent la laine sur les peignes pendant que des rouleaux G la dégagent et la conduisent au dehors.

PEIGNEUSES MÉCANIQUES,

De M. CRIGNON, dateur à Amiens, De M. PARKURST, Ingénieur à New-York, De M. BER NI ER-TI1 1 BOUST , Peigneur à Saint-Denis, De M. SAULNIER aîné, Ingénieur-Mécanicien, à Paris, clc.

Dans la même année 1845 , plusieurs autres brevets d'invention ont été demandés pour des machines à peigner la laine ; sans entrer dans de grands détails à leur égard , nous croyons qu'il convient de les mentionner, afin de faire voir au moins sur quels principes elles reposent, et les particularités qu'elles présentent. C'est un sujet qui intéresse un trop grand nombre de fabricants et de constructeurs, pour que nous ne cherchions pas à faire connaître les inventions et les projets auxquels il a donné lieu.

Peionbcse Crignon. — Ce filateur, qui s'est fait breveter deux fois pour quinze ans, le 21 octobre iSïb et le 13 octobre 1846, a surtout eu pour objet, dans ses recherches, d'améliorer les peigneuses Collier pour remédier à deux des principaux inconvénients qu'il leur reproche , savoir : 1° de casser la laine , et 3° de faire beaucoup de blousses. A cet effet , il a proposé les modifications et additions suivantes :

i<> Un tambour distributeur destiné à remplacer l'ouvrier qui alimente habituellement la peigneuse, et qui se compose de quatre compartiments égaux, ouverts à l'extérieur pour communiquer chacun avec deux rouleaux d'appel ;

2* Une broue cylindrique placée entre l'étirage et le tambour pour enlever successivement les blousses ;

3° Deux /ers circulaires , dont un fixe et l'autre mobile , servant à empêcher, le premier que la laine ne se mette au fond des aiguilles, et le second qu'elle ne quitte ces mêmes aiguilles; celui-ci est mobile, afin de céder à la couche de laine qui s'agrandit à chaque révolution de la roue peigneuse;

k" Un galet en bois placé au point le plus bas de la peigneuse, suivant l'obliquité des aiguilles , pour empêcher la laine de se mettre au fond ;

5° Une aiguille mobile qui a pour épaisseur la largeur de la jante de la roue , afin de consolider les broches sur les peigneuses ;

G" Enfin une came propre à remplacer le battage à la main , et qui , à cet effet, renvoie la roue mobile à chaque peigne, après que cette roue a été appelée vers la roue fixe par un fort coutrepoids.

Peigneuse Pabkurst. — Cette machine pour laquelle l'auteur a pris un brevet de quatorze ans , le 23 octobre 18V5 , diffère essentiellement des précédentes , en ce que l'auteur n'emploie pas de tambours ou de roues garnies de broches ou d'aiguilles, mais des cylindres cannelés à l'extérieur et sur toute leur surface suivant des dents d'une forme particulière. Ainsi son système consiste en deux tambours superposés, dont l'un, celui inférieur, est garni à sa circonférence de grosses dents angulaires parallèles à l'axe comme celles d'une roue à rochet ordinaire , mais ayant peu de profondeur par rapport a leur écartement , et arrondies dans le fond ; l'autre, qui est au-dessus et d'un diamètre moitié plus petit, est formé extérieurement d'une suite de dentures obliques ou fortement inclinées en hélice, et frotte superficiellement l'arête saillante des premières.

La laine préalablement étendue sur une toile sans fin et amenée par des cylindres alimentaires au premier tambour, est entraînée successivement par les dents de celui-ci vers celles du tambour supérieur, qui la fait pénétrer dans les premières , en dégageant les ordures ou corps étrangers dont une partie , la plus légère et la plus fine, passe à travers une grille, et l'autre est projetée dans une boite ou caisse fermée.

Les filaments propres de lu laine , engagés dans les dents du grand tambour, continuant à tourner avec celui-ci , en sont détachés plus loin par une brosse cylindrique à crin , qui les couche très-rapidement.

Peigneuse Bernier Thiboust. — L'auteur, breveté pour quinze ans depuis le 15 novembre 1845, a eu principalement pour but de modifier le système de chauffage des peignes à la main, tout en appliquant ces peignes sur une roue circulaire comme celle d'une peigneuse Collier. Il a disposé pour cela , autour d'un arbre à pans , un croisillon à plusieurs branches

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aux extrémités duqoel il agrafe des peignes à manche , de manière qu'ils puissent être démontés facilement. La vapeur arrive par l'un des bouts de l'arbre et se distribue par plusieurs petits tubes dans les parties creuses des branches du croisillon, afin de chauffer les peignes qui y sont appliqués; puis elle sort, conduite par d'autres tubes semblables, à l'autre bout de l'arbre. L'inventeur dit que six ouvriers peuvent continuellement travailler à cette machine , savoir : les chargeurs , les déchargeurs , les dégrossisseurs et le maître peigneur.

Lorsque les peignes sont ainsi chauffés et chargés de laine, on les transporte sur la jante creuse d'une roue circulaire dont les bras sont également creux , pour la circulation de la vapeur. Cette roue est commandée par le mécanisme d'étirage qui n'a rien de particulier par rapport à ce qui existe; à mesure quelle tourne, la laine est étirée par les cylindres cannelés et formée en rubans.

Peigneise Saui.nibr. — Ce constructeur (I), à qui l'industrie doit plusieurs inventions remarquables , a cherché à imiter le peignage à la main par un procédé mécanique, en «'écartant complètement de tout ce qui s'était fait jusqu'alors. 11 a cru devoir, à cet effet, opérer à l'aide de plusieurs machines distinctes qui remplissent chacune une fonction particulière , ce sont : 1* la machine à charger les peignes ; 3° la peigneuse proprement dite ou machine à tirer les traits ; 3° le banc à réchauffer ; 4* la machine rotative pour les laines longues.

H serait difficile de faire comprendre ces appareils sans le secours de figures spéciales ; mais comme il ne parait pas que jusqu'ici l'auteur en ait fait des -Applications dans quelque* établissement, nous pensons qu'il est convenable d'en attendre les résultats avant d'en donner les dessins et une description suffisamment explicite.

Nous croyons devoir rappeler que nous avons mentionné , en dehors des inventions déjà citées dans la notice historique de notre troisième volume , les divers brevets pris jusqu'en 1843 pour le peignage de la laine. Pour compléter cet article , nous n'avons qu'à ajouter à ce qui précède , et seulement comme mémoire, les brevets récents qui suivent :

(1844). 1° Brevet d'addition au brevet de 1843. Perfectionnements ajoutés aux machines propres à peigner la laine, par M. Lister, de Londres.

(1844) . 2° Brevet de cinq ans. Appareil additionnel propre à retironner la laine sur les peigneuses Collier, par M. Pratviel, Glateur.

(18i5). 3* Brevet de quinze ans. Perfectionnement dans le peignage des laines, par MM. Scillière, Heywood et C% manufacturiers, à Schirmeck.

(1845) . 4" Brevet d'addition au brevet de 18'+0. Perfectionnements aux machines à peigner la laine, nouveau mécanisme pour dédosser Tinté-

(I) M. Saulnkcr aine s'est rail breveter pour «on «y I tome de peignage mécanique le 31 octobre «844 ; «on brelrct à èli demandé tôt» l'empire de l'ancienne loi relative aui brève» d'intention.

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rieur dc« roues peigneuscs , et pour retirer le ruban sur les roues après le peignage , par madame veuve Collier à Paris.

(MH6). 5° Brevet de quinze ans. Machine à peigner la laine, par M. Lefurme , mécanicien à Paris.

(18 V5). 6° Brevet de dix ans. Peigne mécanique, par M. Houillon à Gauchi n-Legal.

(1815) . 7* Brevet de quinze ans. Peigne mobile destiné au peignage de toute espèce de laine , par M. Vcndrand à Crépy.

(1846) . 8° Brevet de quinze ans. Perfectionnements dans les machines à peigner la laine , sans blousse, par M. Cretenier de Rheims; noas reviendrons Sttr ce système dès qu'il aura produit les résultats que l'on en espère.

(1816) . 9° Brevet de cinq ans. Système de peignage des laines, par MM. Darbour, mécanicien , et Crepel , filateur.

(1847) . 10" Brevet de quinze ans. Machine à préparer la laine et autres matières qui doivent être chargées mécaniquement sur les peigneuses , par MM. Seillière et Schcidecker, manufacturiers à Schirmeck.

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