REPRESENTE FIG. 4 A 6, PL
La flg. k représente la vue extérieure de l'instrument tout monté , en supposant qu'on ait coupé la chemise ou l'enveloppe pour laisser voir le compteur proprement dit.
La fig. 5 en est la coupe verticale faite suivant la ligne 7-8 de la fig. 6.
Et la Gg. 6, la section transversale faite par la ligne 1-2, fig. 5, et montrant le mécanisme de commande qui transmet le mouvement.
Ces figures sont dessinées à l'échelle de 1/3 d'exécution.
De la commande. — Les rondelles dont nous avons parlé et que nous désignons par les lettres A', A3, A1... et AT, sur les fig. 4 à 6, et par A sur les détails fig. 7 et 8, sont toutes enfilées sur un arbre principal B, à section hexagonale , fixé par ses extrémités aux deux plateaux G, et maintenu dans une position rigide par les écrous et contre-écrous * h!. Elles reçoivent successivement leur mouvement l'une par l'autre, mais la première A' est commandée directement par la machine dont on veut évaluer le travai rotatif. A cet effet, sur l'extrémité tournée de l'arbre B est monté le disque à douille et à rochet C qui , embrassé latéralement par la fourche à coussinet D, est sollicité par le cliqueta ressort E dont la queue D/ communique avec le moteur par une petite bielle ou par tout autre mécanisme convenable. Un autre cliquet fixe , également à ressort E', empêche que
POILICATIOH INDUSTRIELLE.
tout ce mécanisme ne" retienne sur lui-même on qu'il ne saute de plus d'une dent à la fois.
Avec la douille C est fondu le premier disque C (fig. 7) fixé à la première rondelle À' au moyen des vis a , et l'entraînant par conséquent dans son mouvement. Cette rondelle indique donc successivement toutes les unités; car la roue à rochet, qui la commande, est formée de dix dents ou encoches, de même que la rondelle est divisée et gravée à son contour extérieur en dix parties égales, représentées par les chiffres 0, 1 , 2, 3, 4 , 5, 6, 7, 8, 9. Cette combinaison est toute naturelle , et il est très-facile de s'en rendre compte; examinons maintenant comment l'indication des dizaines, des centaines, etc., va avoir lieu, et quels sont les fonctions et le jeu de chaque rondelle.
Des rondelles indicatrices, — Qud que soit le rang du nombre que chacune des rondelles doit indiquer, leur construction reste identique et se compose exactement des mêmes éléments. Les fig. 7 et 8, qui les représentent en détails, en supposant qu'on regarde la première en élévation de face, suivant la ligne 54$, (fig. 5), et la dernière du côté de la commande, suivant la ligne 3-4 , même figure , indiquent parfaitement bien la composition et le mouvement de chaque pièce. On voit en effet par ces figures que l'intérieur des rondelles est garni :
1° Du côté de la commande ;
D'un cliquet b mené par le ressort méplat r, et s'engageant simultanément dans chacune des dix dents dont est composée l'extrémité de la douille à étoile d qui fait partie de la rondelle précédente.
2° Du côté opposé ;
De la même douille à étoile d qui, fixée par sa forme même sur l'arbre hexagonal B, ne change jamais de place, mais tend toujours à soulever le cliquet b chaque fois que la rondelle fait un mouvement, du porte-galet / muni de son galet 0, du cliquet à équerre g, commandé par le ressort méplat A qui fait mouvoir ce porte-galet, et enfin du guide a oreille i qui règle le mouvement de cette dernière pièce.
Do mouvement. — Lorsque la première rondelle est sur le point de terminer sa première rotation sur elle-même et autour de la douille d sur laquelle elle est ajustée folle, le galet e, qui a marché avec elle, vient frotter sur une espèce de plate-bande F, dont la surface concave est décrite dans une partie de sa largeur par un cercle à grand rayon, et l'autre par un arc concentrique à la rondelle (fig. 6). Cette disposition permet au galet de rentrer dans la botte ou guide i; mais , suivant une pression graduée de plus en plus forte, jusqu'à coque le porte-galet /, alors à la fin de sa course et tout à fait appuyé contre la circonférence de la rondelle, vienne entraîner un des ergots j dont les disques C sont armés. A partir de cet instant , la course sur la bande concave est calculée pour ne pas dépasser un dixième de la révolution complète ou un angle de 36». Lorsque le galet abandonne la pièce F, il revient avec son support à sa position normale par l'aide de
l'équorrc g et du support A, et la saillie du porte-galet se trouvant ainsi dans un plan plus élevé que les ergots >, abandonne naturellement celui qu'il tenait engagé, de sorte que ce dernier n'a Tait réellement qu'un dixième de tour, et que la rondelle des unités recommence seule une seconde période jusqu'à la deuxième dizaine qu'elle marque de la même manière et ainsi de suite jusqu'à la première centaine, etc.
Le cliquet b (ûg. 7 », soulevé alternativement par l'étoile à dix dents rf, n'a d'autre but que d'empêcher chaque rondelle de revenir sur elle-même après chaque mouvement, tout en se prêtant d'ailleurs par sa forme arrondie de m en n au dégagement régulier de la rondelle indicatrice.
Ce que nous venons de dire du jeu de la série de chiffres marquant les unités et les dizaioes s'applique évidemment et de la même manière aux centaines, aux mille, etc.; car, ainsi qu'on a pu le remarquer, la deuxième rondelle Aa(ûg.4} n'est entraînée par la première A' que d'un dixième de tour à chaque révolution complète de cette dernière ; par conséquent le galet dont elle est munie vient agir à son tour sur un des ergots de la troisième rondelle A3, mais seulement après l'achèvement des neuf dizaines et des neuf unités; le centième tour est effectué par les trois premières rondelles à la fois, de même que le millième par les quatre, le dix-millième par les cinq et ainsi de suite.
De ce qui précède on peut conclure que toutes les rondelles sont identiques, que leurs fonctions relatives sont semblables, et qu'elles agissent Tune envers l'autre de la même manière , c'est-à-dire que la première fait marcher la seconde d'un dixième de tour, que la deuxième fait marcher également la troisième d'un dixième de tour et ainsi des autres.
L'avantage d'une telle combinaison est facile à comprendre, car l'identité des divers disques ou rondelles permet d'intervertir les fonctions de chacune et de faire servir celle des millions, par exemple , à marquer les dizaines, de façon à ce que l'usure des pièces soit constante et pour ainsi dire nulle; de plus, les mécanismes qui mettent en jeu les diverses parties de l'instrument sont toutes en acier trempé , travaillées comme des pièces d'arquebuserie et ajustées avec le plus grand soin et la plus grande solidité, de sorte qu'on n'a à redouter ni dérangement, ni cassure, ni irrégularité, et qu'on peut espérer par suite une durée fort longue.
Les fig. k et 5 représentent dans un certain ordre les rondelles en activité. Nous avons indiqué sur la Og. 8, les traces des différents plans par lesquels ont été opérées les sections. Ainsi les rondelles A' et A* sont coupées parla même ligne 9-10, celles A3 et A4 suivant la même ligne 11-13, et celles A" et A* suivant la ligne unique 13-14. Toutes ces positions correspondent avec les indications adoptées pour la fig. 4.