DESCRIPTION DU COMPTEUR PERFECTIONNÉ
BBPHÉSRNTB FIC. I À 3, ET 9 A 16, PL. 20.
Dans le but de rendre ses compteurs pins faciles à monter et à démonter,
comme aussi d'an aspect plus régulier et d'un nettoyage inflnîment plus simple, M. Evrard a imaginé la disposition représentée 6g. 1 à 3, et qui se recommande par des avantages marqués sur le compteur que nous venons de décrire.
Comme ce dernier, il se compose d'une suite de rondelles divisées et gravées sur tout leur contour, mais avec cette différence que tout le mécanisme est à l'intérieur et qu'il n'existe aucune pièce saillante. Il suffit de jeter les yeux sur les fig. 1 à 3 qui représentent, la première une vue extérieure de l'instrument tout monté et recouvert de son enveloppe vitrée ; la seconde une coupe longitudinale suivant la ligne 17-18 de la 6g. 3, ou la ligne 19-20 de la 6g. 10; et la troisième une coupe transversale suivant la ligne 15-16, pour reconnaître que le principe en est toujours le même et que les différentes pièces remplissent des fonctions analogues; aussi avons-nous laissé subsister les mêmes lettres sur chacun des deux appareils, afin de permettre d'en établir plus facilement la similitude et de voir de suite quelles sont les pièces qui ont été modifiées , supprimées ou remplacées.
Dans ce système, chaque rondelle A (6g. 11 et 16) peut être envisagée sous trois aspects différents:
1° La face du côté de la commande (fig. 10).
2» Celle y qui lui est directement opposée (fig. 12, 13 et 14).
3° Enfin, celle intermédiaire d qui se trouve cachée par ces deux parties, mais que nous avons représentée à la fois sur la fig. 9 et la fig. 3, et sur la coupe verticale (fig. 15), faite suivant la ligne 21-22.
L'arbre B, qui porte tous ces organes, au lieu d'être à section hexagonale, est ici formé d'une simple tige en fer rond, munie d'une rainure triangulaire, qui reçoit les ergots de même forme $ de toutes les pièces que l'on veut rendre solidaires.
Lorsque le mouvement est communiqué à la première rondelle par l'enétiquetage semblable à celui de l'appareil précédent , elle ne peut revenir sur elle-même, retenue qu'elle est par le cliquet b, le ressorte, et la douille à étoile d (fig. 9), montés en saillie sur le plateau c7; en outre elle entraîne dans son mouvement de rotation, le porte-galet /, que le ressort h tient constamment appuyé sur l'excentrique M (fig. 10). Or, dans ce mouvement, le galet*, vient successivement frotter sur le contour de cette dernière pièce, et en suivre toutes les sinuosités de manière à occuper, pendant un dixième de chaque révolution totale , une hauteur assez élevée pour s'appliquer exactement sur l'une des dents j ( fig. 13 et 14) , pratiquées sur le cercle en acier C. H résulte de cette disposition que la rondelle suivante A*, a effectué un dixième de tour, puis successivement et de la même manière 2, 3,4,5, dixièmes, etc., jusqu'à ce qu'à son tour la position de son galet et de son excentrique fasse avancer la rondelle qui suit A», d'un dixième de tour, et ainsi des autres.
Les deux appareils que nous venons de décrire sont élevés à la hauteur
convenable par deux supports J qai font corps avec deux joues verticales en bronze I , c'est sur le contour ou ia saillie intérieure de ces dernières que viennent s'ajuster les plateaux circulaires G, dont nous avons déjà parlé, et qui, comme on se le rappelle , sont solidaires avec l'arbre transversal B servant d'axe fixe ou de centre à tous les mouvements. Tous deux aussi sont recouverts par une enveloppe en tôle peinte et vernie H, rehaussée par les baguettes en cuivre /, et percée pour le passage de la tige de commande LV. Cette enveloppe est dégagée également suivant le sens longitudinal pour laisser lire la colonne de chiffres indicatrice et recouverte par une glace o pour empêcher l'introduction de la poussière et mettre l'instrument à l'abri de toutes les manœuvres qui auraient pour but d'en détériorer ou d'en changer la marche.
Il faut avoir le soin de remarquer que dans l'un ou l'autre des systèmes que nous venons de décrire, les rondelles sont toutes placées au commencement de l'observation dans des positions semblables, c'est-à-dire que tous les galets e occupent] des positions semblables pour agir exactement les uns comme les autres, mais aussi que le second instrument est d'un montage beaucoup plus facile, d'un entretien plus simple et d'une douceur de mouvement beaucoup plus remarquable.
M. Évrard a déjà placé un assez grand nombre de ces instruments dans les mines, nous espérons qu'elles se répandront bientôt dans les usines et manufactures.
Le prix d'un tel appareil est de 400 fr., et présente une solidité telle , qu'il est de toute impossibilité qu'une pièce se dérange, même après le travail consécutif de plusieurs années.
Chaque instrument contient sept rondelles, par conséquent peut enregistrer jusqu'à 10 millions de tours ou de coups de piston ; avec quelques , rondelles de plus, on pourrait arriver à des nombres extrêmement élevés , qui permettraient d'indiquer les révolutions pendant bien des années, ce qui a fait dire à l'auteur que ce compteur était perpétuel.