‹ Publications diverses sur le fidéisme et son application à l'enseignement Chrétien traditionnelChapitre 24 sur 59 · FAN · texte numérisé non relu

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besoins et qui exauce les prières de ses enfants. Voilà la foi salutaire.

Quant aux récits miraculeux, ils peuvent avoir, à l'occasion, une valeur apologétique. C’est manifestement leur but. Mais dès qu'ils ont cessé de répondre à ce but, il pourrait y avoir danger à s’en servir, et l’on méconnaît leur caractère en se croyant tenu d'en faire l’apologie. Les miracles du Nouveau Testament sont explicitement rapportés, « afin que vous croyiez au Christ ». Quand nous croyons au Christ, ils ont atteint leur but. Renverser les termes et prêcher la foi au Christ, € afin que l’on croïe aux miracles », c’est aller contre la nature des choses et compromettre gravement les progrès de l'Évangile.

« Où ira aboutir l’école symbolo-fidéiste? » s’écrie M. Doumergue à propos de ma leçon et d’un travail de mon collègue et ami, M. Sabatier (Christianisme du 21 décembre). Où elle aboutira? Elle à déjà pénétré dans le cœur de l’Écriture; et elle y a trouvé le cœur du Christ, qui lui a révélé le cœur de Dieu. C'est là sa haute retraite; et de là, elle étudie avec calme, et Ia conscience en repos, les questions bibliques, assurée que la vérité historique est plus sacrée qu'une tradition erronée, et que s'appliquer à la découvrir, c'est faire une œuvre bénie, répondant à la sainte tâche de la théologie.

(Le Christianisme au XIXe siècle, 1895, nos 5 et 6.)

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