NOUVEL ENTRETIEN
SUR LE FIDÉISME
Monsieur le Directeur,
Dans la « Réponse » dont vous avez fait suivre mon article intitulé : « À propos du fidéisme » (n° du 20 avril), vous dites que je prétends que les doctrines « n'ont rien à faire avec la repentance, la foi, la conversion, et qu'elles n’affectent pas les dispositions intimes qui nous rapprochent ou nous éloignent du salut ». Or, je. n'ai jamais rien dit de pareil. C’est juste le contraire de ma pensée. Je dis explicitement dans mon article que les doctrines « exercent l'influence la plus puissante sur l'esprit, le sentiment, la volonté » ; qu'elles sont « d’une importance capitale dans le domaine religieux »; que «la vérité agit dans le sens du bien et l'erreur dans le sens du mal »; qu'on ne saurait « attacher trop d'importance à la pureté de l’enseignement évangélique »; que l’enseignement doctrinal « sert à produire la foi salutaire ».
Je croyais m'être exprimé clairement. Mais je vois, par votre « Réponse », que je n'ai pas encore réussi à être suffisamment explicite. Je crois donc devoir, tout