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Cf. Rauschen, Neue Uritersuchungen, etc., pp

LA DESCRIPTIO DE SAIKT-DEKIS I9I

nous a été imparfaitement rapporté. Le récit lui-même donne aux reliques une origine différente. Quand il établit TEndit d'Aix-la- Chapelle, Charlemagne convie les peuples à venir vénérer les reliques qu'il rapporte « de Jérusalem et de Constantinople ' ». Mais cette formule n'a d'autre sens que de rappeler, que les deux expéditions à Jérusalem et à Constantinople font partie du même voyage en Orient. Ailleurs, l'origine des reliques est indiquée de façon précise et il est dit, que Charlemagne les avait rapportées de Jérusalem *. Mais surtout, de toutes les circonstances du récit il ressort avec évidence, que c'est à Jérusalem qu'ont lieu l'invention et le don des reliques. C'est après avoir chassé les païens, et sur le théâtre même de sa victoire, que Charles demande à Constantin le permission de retourner en France ^ C'est là aussi, que, pour le récompenser, celui-ci fait exposer les présents qu'il lui destine *. Enfin, c'est à Jérusalem que sont recherchées et découvertes les reliques, que Charles veut rapporter en France en souvenir de son expédition. Pour l'auteur de hDescriptiOy Jérusalem est en effet la ville où se trouvent les reliques de la Passion ^.

La scène de l'invention des reliques, si importante dans le récit, n'a de sens et n'est vraisemblable, que si elle se passe à Jérusalem et non pas à Constantinople. Comment admettre l'ignorance de Constantin, touchant l'endroit où se trouvent les reliques ^, s'il s'agit des reliques apportées ou recueillies à Constantinople, et qui devaient avoir leur place dans le palais ou dans la chapelle impériale ? La vérité, c'est qu'il s'agit des reliques de la Passion, laissées à Jérusalem par Timpératrice Hélène, que celle-ci avait pris grand soin de cacher et qu'il importait surtout de découvrir. Celle-ci, en

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