‹ Publications spécialesChapitre 104 sur 274 · Cf. Éd. Rauschen, p · texte numérisé non relu

Cf. Éd. Rauschen, p

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effets n'avait envoyé i Constandnople qu'une partie des reliques si miraculeusement retrouvées par elle à Jérusalem. La plus grande partie était restée dans la ville sainte '. La crainte d'une profanation et la domination musulmane avaient obligé les chrétiens à les dissimuler, et il était naturel, qu'au bout de plusieurs siècles, la trace s'en fut perdue au point qu'on fût obligé de les rechercher à nouveau. L'intention de l'auteur de la Descriptio est bien en effet de nous présenter l'invention des reliques données à Charlemagne, comme une réplique de la pieuse entreprise de sainte Hélène, rendue possible par la délivrance de la Terre Sainte. C'est à l'endroit même, où celle-ci avait trouvé la Sainte Croix, que Constantin fait rechercher les reliques demandées par Charles. Les différentes vies de sainte Hélène nous la montrent, dirigeant ses fouilles au lieu même où avait eu lieu la Passion. Elles l'appellent expressément « locum dôminicae passionis * » ou encore « locum testificationis » ^ C'est évidemment le même endroit que la Descriptio désigne par l'expression synonyme « locum confessionis ^ », laquelle pourrait, comme la précédente, être glosée par les mots « id est martyrii seu passionis » 5. Et c'est là que Constantin fait aussi rechercher les reliques. L'embarras de celui-ci en présence de la demande de Charlemagne, son ignorance touchant l'endroit où se trouvent les reliques, rappellent les difficultés qu'eut sainte Hélène à retrouver le lieu, où était enfermée la Sainte Croix. Personne ne le connaissait et il fallut qu'un miracle vînt le lui révéler ^. Enfin, l'idée de nous montrer les reliques de la Passion, attestant leur authenticité par les miracles opérés dès leur invention a été sans doute suggérée à l'auteur de la Descriptio par ce qui était raconté de la Sainte

1 . Selon les uns, Hélène aurait laissé ces reliques à Tendroit même où elle les avait trouvées. Elle aurait seulement pris soin de les enfermer dans des boites d'argent, avant de les enfouir à nouveau. Selon d*autres elle les avait confiées à Tévêque Macaire. Cf. Acta Sanctorum. Aug. III, pp. 561 et 566.

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