‹ Publications spécialesChapitre 125 sur 274 · Cf. Luchaire, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Luchaire, op. cit., p

dérée par lui comme véridique *. Ce sont là les deux plus anciens , documents relatifs à TEndit et à la foire, qui devait prendre dans la suite l'importance que Ton sait. Ils prouvent uniquement que l'un et l'autre sont antérieurs à 1122.

Tout ce que l'on a pu dire par ailleurs est hypothétique, mais de toutes, l'hypothèse la plus vraisemblable est celle de l'abbé Lebeuf, historien très averti, qui considère que la foire serait d'établissement récent et postérieure à 1109. Quelle que soit la date de la fondation de l'Endit lui-même, il semble, que la foire qui l'accompagna ait eu pour origine une autre fête religieuse, qui eut lieu chaque année, à partir de 11 09, dans le voisinage de Saint-Denis. Elle aussi avait pour but la vénération de certaines reliques, mais qui n'étaient pas celles de Saint-Denis, et, originairement au moins, elle n'eut rien de commun avec l'abbaye.

Nous savons,' en effet, qu'à la suite de l'acquisition, en 11 08, par Notre-Dame de Paris d'un fragment du bois de la Croix % une cérémonie annuelle fut instituée par l'évêque et par le chapitre, qui consistait en une procession de pénitence ^ suivie d'une bénédiction faite par l'évêque avec la relique *, et qui avait lieu à l'endroit même où se tint la célèbre foire de l'Endit. Les raisons données par l'abbé Lebeuf pour expliquer cette particularité sont tout à fait concluantes. En raison de l'affluence considérable, attirée dès l'abord par la présence de la relique, on fut, dès l'année suivante, obligé de rechercher un emplacement en plein air, où Ton pût l'exposer à la vénération de cette foule. Et le choix du champ de l'Endit s'explique comme une commémoration du fait, que, pour se rendre à Notre- Dame, le cortège, qui, à l'arrivée de la relique, l'avait amenée à Paris en passant par Fontenay et Saint-Cloud, avait dû traverser la plaine

1. Cf. Rauschen, Neue UtiUrsuchungetiy etc., p. 264 et Lchcuf y Histoire de la banî Une ecclésiastique de Paris, pp. 249-250.

2. Ce fragment avait été envoyé à Tévèque de Paris par Anseau, chantre du Saint Sépulcre de Jérusalem, qui avait été élevé à l'École de Notre-Dame. Cf. Guérard, Cartulaire de Notre-Dame de Paris, I, Introduction CLXXi.

3. Cf. Lebeuf, Histoire de la banlieue ecclésiastique de Paris y p. 253.

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