‹ Publications spécialesChapitre 126 sur 274 · Cf. Lebeuf, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Lebeuf, op. cit., p

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certainement pas choisi, dès Toriginey un emplacement, qui la mettait sous la dépendance directe de l'évèque de Paris.

Celui-ci exerça, en effet, et pendant longtemps, sur cette foire un droit de surveillance et de réglementation, qui ne s'expliquerait pas, si, dès son établissement, elle avait été la chose de l'abbaye. Au xiii"^ siècle encore, alors que les moines ont obtenu de la faveur royale des droits et des privilèges qui les font les maîtres du Lendit, l'évèque intervient pour régler la durée de la foire '. Pour se débarrasser de cette tutelle, l'abbaye recourt au roi et n'y réussit jamais de façon absolue. Jusqu'à la fin du xv* siècle, les évéques de Paris ont la haute main sur l'Endit et sur sa foire '. C'est évidemment la survivance d'un état de choses très ancien, résultant des conditions, dans lesquelles s'était établie et développée la foire de Saint-Denis. Elle n'est, sans doute, originellement que la foire née autour de la fête, qui s'établit, à partir de 1 109, en l'honneur du bois de la Croix récemment acquis par Notre-Dame de Paris. Si, plus tard, Saint- Denis réussit à la faire presque enrièrement sienne, on ne doit pas oublier son origine, ni qu'elle ne remonte pas au delà de 1109.

Telle est l'hypothèse de l'abbé Lebeuf, si vraisemblable, si judicieuse, qu'on ne voit aucune raison de ne pas l'adopter '. On a pu l'ignorer, on ne lui a jamais fait d'objection sérieuse ♦. On reprocherait plutôt à son auteur de n'en avoir pas étendu la portée à TEndit lui-même, dont la foire n'était que l'accompagnement, et de n'avoir pas vu, que l'histoire de l'une et de l'autre fournissait à l'étude de la Descriptio un élément précis de datation. Si, en effet, il croit l'établissement de la foire de Saint-Denis postérieur à 1109, il n'en déduit rien touchant l'âge de notre récit. Il ne le croit pas

1. Cf. Doublet, op. cit,y p. 548, et Lebeuf, cp, cit.f pp. 217-218.

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