Cf. Lebeuf, ibidem, p
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comme celle de TEndit ^ une procession de pénitence * et, c'est pour conserver aux deux fêtes ce caraaère, qu'on choisit pour leur célébration la semaine de juin, où s'observait le jeûne des IV Temps d'été. La relique était ensuite exposée à la vénération des fidèles ; puis, l'évèque faisait un sermon, après quoi il bénissait le peuple avec la relique, en se tournant successivement vers les quatre points de l'horizon '.
C'est donc bien manifestement de la même fête qu'il s'agit. Une chose curieuse dans le récit que la Descriptio nous fait des cérémonies de TEndit, c'est que le rôle principal ne semble pas appartenir à l'abbaye ni à son abbé. Elle évite de préciser, à qui revient l'honneur de faire le sermon ou de donner la bénédiction avec les reliques. Elle se borne à mentionner, qu'elle se donne en présence d'un grand nombre d'archevêques, évêques, abbés et clercs de tout rang ^ attirés par l'éclat de la cérémonie. Ce silence est à ce point surprenant, qu'on peut se demander, s'il n'est pas voulu et si ce-n'est pas à dessein, que le moine de Saint-Denis dissimule à qui revient le principal rôle dans la célébration de l'Endit.
Nous savons, en effet, par ailleurs que ce rôle revenait à l'évèque de Paris. Il venait de Paris entouré de tout son clergé. Arrivé à un certain endroit, il trouvait l'attendant « le Prévost portier, religieux de Saint-Denis armé avec son capitaine, ses officiers et sergentz armez » qui lui faisaient escorte 5. C'est lui qui accomplissait la cérémonie essentielle de l'Endit, à savoir la bénédiction avec les reliques ^. Il recevait même de l'abbaye une redevance de dix livres parisis 7 et, si
1. hi Descriptio insiste en effet sur ce caractère particulier de TEndit : «... et bene in jejuniis, quia nemo ad tam sancta nisi sobrius et jejunus' purifîcatusque atque mundus acced ère débet. Sic itaque ut digne signaculum ab eis possit percipere in remissionem peccatorum, quisque se studiose vera purificet confessione. » Éd. Rauschen, p. 121, 1-5.