Cf. Doublet, op. cit. y p
7. Cf. Doublet, op. cit., p. 1261, et Félibien, op. cit., pp. 353-354.
l'on n'est pas bien fixé sur le sens de cette redevance \ 6n peut légitimement supposer, qu'elle avait peut-être été à l'origine le prix, dont l'abbaye avait payé le droit pour elle et pour ses reliques de s'associer à la fête du clergé de Paris. C'est en tout cas une nouvelle preuve de la dépendance, où, pour sa fête de l'Endit, l'abbaye de Saint-Denis, se trouvait par rapport aux évêques de Paris.
Ceux-ci se montrèrent du reste toujours très jaloux de leurs droits. Malgré la puissance croissante de l'abbaye et sa. mainmise sur la fête des reliques, ils continuent à donner la bénédiction de l'Endit. Même quand l'abbaye eut obtenu le transfert dans la ville de la foire et de l'Endit, ils prétendent exercer cette prérogative ^. Ce n'est que plus tard que l'abbaye réussit à secouer entièrement la tutelle de l'évêque. Au xvii* siècle, la cérémonie de l'Endit a lieu dans l'église et c'est l'abbaye seule qui y procède. « Le jour de l'ouverture de l'Endit, on porte au jubé les reliques et du jubé on donne la bénédiction au peuple K » Il a fallu plusieurs siècles, pour que l'abbaye fît disparaître le dernier témoin de son origine.
Quelle que soit la date de l'arrivée des reliques de la Passion à Saint-Denis, nous ne croyons pas qu'elle soit fort ancienne. Mais l'institution de l'Endit et de la foire nous paraît postérieure à 1109. Jusqu'à ce moment, rien né permet de supposer, que ces reliques fussent à Saint-Denis l'objet d'une dévotion spéciale et rien n'indique qu'il y ait eu une fête spéciale en leur honneur. Elles n'avaient, sans doute, dans le reliquaire de l'abbaye qu'une place secondaire.
1. ^n effet, Doublet (loc. cit.) la considère comme la rétribution de la bénédiction donnée par Tévêque, au lieu que d'après Félibien, Qoc. cit,), elle servait à payer la délivrance faite, pour le jour de la bénédiction, de la châsse de Notre-Dame aux religieux de Saint-Denis.
2. Ce fut alors l'occasion d'un grave conflit entre l'évêque de Paris et l'abbé de Saint -Denis, l'un prétendant avoir le droit de donner la bénédiction en quelque lieu que se tint l'Endit, l'autre alléguant qu'étant seul seigneur de la ville de Saint-Denis, il ne pouvait laisser l'évêque procéder à la bénédiction et porter ainsi atteinte aux droits et privilèges de l'abbaye. On recourut alors à un arrangement provisoire. En 1445, le Parlement décida qu'en attendant le règlement définitif du conflit la bénédiction de l'Endit serait donnée par un évêque étranger. Cf. Félibien, op. cit., pp. 353-354-