‹ Publications spécialesChapitre 178 sur 274 · Cf. kyrop, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. kyrop, op. cit., p

Roland. Autant, à l'époque où remonte la l^ende primitive de Roncevaux, l'union en une même personne des qualités guerrières et du caractère sacerdotal apparaissait naturelle^ autant l'on conçoit, qu'à la date, où fut rédigé le Roland actuel, au xi^ siècle, on ait déjà pu éprouver quelque surprise à voir un archevêque batailler avec autant d'ardeur que le faisait Turpin.

C'est ainsi assurément, qu'il faut comprendre l'insistance, avec laquelle l'auteur de cette chanson rappelle en parlant de lui sa qualité d'archevêque, quand il nous le montre surtout rivalisant d'ardeur et de courage avec les pairs de Charlemagne '. Le héros lui-même semble éprouver le besoin de justifier sa conduite ^. C'est qu'en réalité, l'auteur et son public sentaient bien qu'il est peu de clercs et peu d'évêques du genre de Turpin. Ils ne sont, sans doute, ni scandalisés ni choqués, mais ils ont comme un étonnement .joyeux en présence de cet archevêque, que son caractère sacerdotal n'empêche pas d'être en même temps un vigoureux guerrier. Qp'un poète, comme l'auteur du Voyage en Orient, eût l'intention de Élire rire aux dépens de Turpin et de le présenter sous un aspect plaisant^ il lui était aisé de trouver un élément de comique dans le dédoublement du personnage et dans la facilité,

1. Cf.' y. I $62-1 564 : Par le camp vait Turpins li arcevesques

Tels curunez ne cantat unkes messe Ki de son cors feîst tantes proêces.

vv. 1669- 1670 : Dient Franceis : Ci at grant vasselage

En Tarcevesque est Jbîen la croce salve.

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