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La ij^Kgue du poèME et sok âge véritable 47

faire sur les différentes formes examinées, et de voir, si* deleurs élisions plus ou moins fréquentes, on peut tirer une indication certaine sur la date de notre poème. Le principe posé par Gaston Paris est indiscutable sous la forme même où il Ta posé. « La faculté de l'éiision résultant de l'affaiblissement de la voyelle susceptible d'être élidée, entre deux textes dont Tun offrirait fréquemment cette Éiculté, tandis que l'autre ne l'offrirait pas, la question de priorité serait par ce seul fait tranchée en faveur du second. » C'est ainsi que l'Alexis % n'oflfrant aucun exemple de l'éiision de /i, /o, ço et des formes de conjugaison en -et atone, est, sans aucun doute, très antérieur au Roland^ où, dans des proportions qui varient pour chacune de ces formes, l'éiision devant voyelle est attestée à côté de l'hiatus et du maintien intégral de la syllabe. L'histoire de ces différentes formes concorde absolument et la conclusion qui s'impose, c'est qu'entre les deux textes un long temps a dû s'écouler, pour permettre à cette évolution si caractéristique de se produire. De même, s'il s'agissait de comparer le Voyage en Orient à VAlexiSy il ne saurait y avoir doute sur l'âge relatif de ces deux poèmes.' Le premier, qui comme le Roland admet l'éiision de toutes ces forifies, est très nettement postérieur au second. La conclusion est indiscutable, mais c'est à notre avis, la seule que permette cette étude des élisions. Si l'on prétend en tirer des indications plus précises, on ne rencontre plus que contradictions et incertitudes. En effet, pour chacune des formes étudiées, la proportion des formes élidées varie et, avec elle, les rapports qu'on peut établir entre l'âge de notre poème et celui des textes auxquels on le compare. A ne considérer que sa façon d'employer li *, on serait tenté de le rapprocher à la fois du Roland et du Computy et de les tenir tous trois comme représentant le même état de la langue. D'autre part, la proportion des formes élidées de jo tendrait à nous faire croire que le poème est contemporain du

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