Cf. Gaston Paris, La chanson de Saint Alexis, p
2. En effet, nous avons vu (cf. supra, p. 40) que pour li, cas sujet de l'article masculin singulier les cas d'élision et d'hiatus sont dans la même proponion que dans le Roland et le Comput, Tous trois d'autre part, comme V Alexis lui-même, semblent ignorer l'éiision de li, cas sujet de l'article masculin pluriel.
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Roland et, en même temps, plus récent que le Camput '. Au contraire, de sa &çon d'employer ço, on serait tenté de conclure qu'il est postérieur au Roland, qui, lui, ne Télide jamais, et à peu près de la même époque que le Comput *. Enfin, en ce qui concerne les formes de conjugaison en -ér/ atone, la proportion des formes élidées semblerait le faire contemporain du Roland, mais, si Ton remarque que dans le Comput ^ celles-ci sont beaucoup moins fréquentes, la conclusion apparaît moins certaine. Le Voyage semblerait être plus récent que le Comput et correspondre à un état de la langue où Télision est devenue plus commune.
Comment accorder ces indications si manifestement contradictoires ? Autant l'application du principe posé par Gaston Paris conduit à des conclusions sûres, quand il s'agit de dater de façon relative deux textes dont l'un connaît Télision de certaines formes et l'autre les ignore, autant il est hasardeux de chercher à dater des textes qui tous connaissent l'élision, en se fondant sur la proponion plus ou moins grande des formes élidées. Sans parler du Voyage en Orient, et à ne considérer que le Roland et le Comput, si l'on devait tirer de l'emploi plus rare dfes formes élidées un argument en faveur de la priorité de l'un ou de l'autre, on devrait, au moins en ce qui concerne jo et les formes de conjugaison ejn -et atone, considérer que le Roland est postérieur au Comput, et cela est impossible.
En effet, l'emploi plus ou moins fréquent pour tous cts mots des formes pleines et des formes élidées ne dépend pas uniquement de l'état de développement de la langue. Ce qui ressort le plus clairement de l'histoire de notre ancienne versification, c'est que l'hiatus et l'élision échappent à toute règle. Il n'est pas de cas où, l'élision semblant être de règle, on ne trouve cependant des exemples d'hiatus ^. En réalité, nos poètes du moyen âge étaient, à l'ordinaire, de