‹ Publications spécialesChapitre 182 sur 274 · Cf. iupra, pp. 2S4. sq · texte numérisé non relu

Cf. iupra, pp. 2S4. sq

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A'nnr- o^ucheric ni d'une nuiadresse. L'économie du poème corres- 'ol^et, que lui a assigné son auteur.

a pas, en effet, remarqué rétroit rapport, qui existe entre cmde partie dn poème et la scène à curieuse, par taqueUe il Son seulement c'est ta rérélatioD de l'existence d'un préval, qui détermine Charlemagne à aller i G>Dstantinople, xtre ses aventures dans la capitale grecque ne serrent qu'à inifester, en le développant, le camaère, sous lequel il nous

dans cette première scène. Tel il se montre en présence nme, vantard, glorieux, in£itué de lui-même, tel il est, et tous ses pairs, dans le palais du roi Hugon. CeA par une

£inÊironnade, que Chaiies jure d'aller i Constantinople, bien en fanfaron qu'il s'y conduit. Le début du poème iscîgne de suite sur son vrai caraaère ; il nous en donne en sorte, le ton, et annonce ce qui sera plus tard raconté. La s gabi y est déjà en germe. Elle en est le large développerépond directement, à ce que le poète nous donne d'abord le vrai sujet de son récit.

jet, contrairement à l'opinion de Gaston Paris, c'est le le Charlemagne à Constantinople. Il n'y a pas lieu cepen-

modifier en rien le titre, que nous avons donné à notre

H est bien le remaniement de l'ancienne légende cléricale ige en Orient. La ■ fidélité de l'auteur à respecter cette iradîtionnelle, à en reproduire les deux éléments consti- : marque dans la gaucherie même, avec laquelle il rattache âge à Constantinople, son vrai sujet, le récit du pèlerinage em, créant ainsi une incohérence apparente, dont on est allé I chercher l'explication '. Après nous avoir annoncé le pro- [larlemagne d'aller à k a queste » du roi Hugon, il nous ■e préoccupé d'obéir aux avertissements de son triple songe yage d'aventures, dont nous attendions le récit, est pendant ps oublié pour celui du pèlerinage.

qu'en effet la légende affirmait, que Charlemagne n'était

allé à Constantinople qu'au retour de Jérusalem. Le poète pouvait d'autant moins l'oublier, que la fête^ à l'occasion de laquelle devait être récité son poème, était destinée à célébrer certaines reliques rapportées par l'enipereur de son pèlerinage. Le récit du pèlerinage à Jérusalem et l'histoire des reliques dé Saint-Denis sont la part faite, dans le poème, au respect de la tradition et aux circonstances pour lesquelles il fut composé. Il rappelle à son auditoire l'origine de cette fête de l'Endit, à l'occasion de laquelle celui-ci se trouve réuni. Mais son objet est tout autre. Il n'est pas uniquement une histoire de reliques, et c'est ce qui le distingue de toutes les formes, qu'avait antérieurement revêtues la légende du Voyage en Orient. Ni l'histoire du clou et de la couronne n'est son vrai sujet, ni le pèlerinage à Jérusalem le centre et la partie essentielle du poème. La chose est d'autant plus curieuse, que la légende du Yoyagfiry telle que l'a connue le poète, adaptée par Saint-Denis à la cause de ses reliques, contrairement à ce qu'elle était dans la chronique de Benoit et dans le récit de la Saga, faisait du pèlerinage et du séjour à Jérusalem le but véritable de l'expédition de Charlemagne. Le fait, que, d'après elle, les reliques provenaient de Jérusalem, rendait inutile le voyage à Constantinople, C'est, dans le développement ultérieur de la légende, ce qui amena l'élimination de ce second élément : la légende du Voyage en Orient devint la légende du Pèlerinage à Jérusalem \ Au moment où fut écrit notre poème, cette simplification n'avait pas encore eu lieu. L'abbaye, qui faisait venir ses reliques de Jérusalem, continuait à répéter, qu'après la ville sainte, Charlemagne avait visité Constantinople. Mais cette seconde visite était sans objet, et c'est, sans doute, ce qui détermina le poète, en adoptant la légende de Saint-Denis, à imaginer librement ce qui fait la matière du Voyage à Constantinople. Du cadre primitif, il remplit à son gré la partie devenue vide, et la disproportion établie par lui entre les deux parties, l'une en quelque sorte traditionnelle, l'autre en un sens de pure fantaisie, le large développement donné à celle-ci et son caractère si particulier, tout nous révèle, que, sui-

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