Cf. Romania, XIII, pp
6. Il déclare insoutenable l'hypothèse de M. Stengel et ajoute : « inoltre non vi h la minima traccia di parodia di satira nel tono del pœma : al contrario tutto l preso sut serio. » Nyrop, Storia dell* epopea franuse, traduction Gorra, p. 118.
7. « Man môchte den Reliquienglauben darin verspottet, die Uebertreibungen der Chansons de geste ironisch ùîferboten selmt. Doch daran ist nicht :(u denken. Es sind
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tériser notre poème des noms de satire ou de parodie. Tout au plus M. Nyrop consentirait-il à voir en lui un poème héroï-comique, mais où se retrouverait encore l'esprit de l'ancienne épopée ^
La raison, qui a le plus déterminé les uns et les autres à ne pas s'en tenir à l'impression première, et à nier l'existence dans le Voyage en Orient de toute intention satirique ou parodique, est l'ancienneté que l'on attribuait à ce poème et la difficulté d'admettre, que, dès le XI* siècle, il ait pu exister une satire ou une parodie consciente de l'épopée nationale. Comment, à cette date, un trouvère aurait-il pu tourner en dérision les œuvres de sts confrères en poésie ? Comment aurâit-il pu trouver un public pour goûter s^ parodie ? Jusqu'au xni* siècle, la chanson de geste est à peu près l'unique forme littéraire, où s'expriment les mœurs, les idées et l'âme même de notre pays. Tout le xii* siècle a l'esprit chevaleresque et épique. Comment, avant les Croisades, un esprit contraire se serait-il manifesté, pour disparaître ensuite et ne se manifester à nouveau, cette fois de façon plus nette et plus durable, qu'avec la poésie bourgeoise du xiii* siècle ?
C'est ce qui avait conduit Koschwitz à penser, que la satire de l'épopée, qu'il croyait reconnaître dans le Voyage, ne pouvait être l'œuvre d'un trouvère mais seulement celle d'un clerc *. L'hostilité du clergé contre les trouvères et leur poésie est en effet, au moyen âge, de toutes les époques et pouvait se manifester au xi* aussi bien qu'au xii® ou au xiii* siècle. C'est peut-être aussi, ce qui a amené M, I-anson à caractériser, comme il le fait, la parodie, qu'il reconnaît formellement dans notre poème. Il n'y aurait pas, selon lui, d'intention parodique à' proprement parler. L'auteur n'aurait pas eu le
hlosse Spàsse, nicht sehr ^arte aber ohne satirische Beimischung ». Suchier und Birch- Hirschfeld, Geschichte der franiôsiscJjen Littérature p. 27.
1. Il semble, que Gaston Paris lui-même ait parfois pensé de façon assez semblable. Une fois au moins, il parle en passant v de la chanson héroï-comique du Pèlerinage » (Remania, IX, 49). Quant à M. Nyrop, il dit plus formellement: « Si puo chiamare qùesto un poema eroîcotnico, corne il Jehan de Lanson, ma una parodia âelV epopea esso non è e non puo essere » loc. cit., p. 118.