‹ Publications spécialesChapitre 217 sur 274 · I. Cf. Coulet, Le troubadour GnWiem Motitanhagoî, p · texte numérisé non relu

I. Cf. Coulet, Le troubadour GnWiem Motitanhagoî, p

bel élan d'héroïsme, Vivien jure de pe jamais re;culer d'un pas devant les païens et ses aventuras provinrent de sa fidélité à tenir ce « covenant ». Un serment du même genre est celui, que fit Ernaut de Girone. Encore, par son caractère familier et la déconvenue qu'il' valut à son auteur, celui-ci ressemble-t-il davantage à un gab \ Entre les deux il y a si peu une différence de nature, que la vanterie est souvent une promesse sérieuse, et que l'on s'efforce de réaliser. Dans la Destruction de Rame nous voyons Charles, après son souper, tout comme dans le Voyage^ se livrer au passe-temps de se vanter :

Charles ii rois de France a Fève demandé

Eralement et tost s*est assis au souper

Quant il avoit soupe se commence à vanter, (v. 1496 sq)

Mais il ne se « vante » que d'une chose raisonnable et possible, c'est de ne pas rentrer en France, avant d'avoir reconquis les reliques enlevées par Fierabras. Le gab n'est, si Ton veut, qu'une exagération du « covenant » ; c'est un « covenant » en l'air, et qu'on ne cherchera pas à réaliser. L'habitude en est si fortement établie dans les mœurs chevaleresques, qu'elle se maintint au delà même du moyen âge. L'usage attesté jusqu'au milieu du xv* siècle de faire,

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