Cf. Épopées jrançaises y 2* éd., III, pp. 284 sq
véritable, entreprise à la prière de Constantin pour défendre le Saint Sépulcre. C'est la donnée même de la Descriptio de Saint-Denis. Celle-ci a eu, à n'en pas douter, une très large diffusion. Nous avons déjà vu son importance dans l'histoire de la légende et de son développement *. Elle a été répandue, utilisée, imitée par une foule d'auteurs ecclésiastiques et même par un certain nombre d'auteurs de romans et d'histoires, qui préféraient aux libres inventions dès trouvères, comme une matière plus digne de leurs récits, les données, que leur livraient les légendes et chroniques cléricales *.
Mais la diffusion de la Descriptio n'est pas celle de notre poème, et celui-ci ne commença à se répandre que du jour, où l'auteur du Galitfi primitif l'eut complètement remanié, pour en faire un récit, à peu près analogue aux chansons et poèmes contemporains. Nous avons en effet, sous les noms de Galien, de Galien Restori ou Réthoré, un assez grand nombre de romans en prose, qui, à un moment donné, furent incorporés dans la geste de Montglane, profitèrent de sa large popularité, et qui sont, eux, bâtis sur une donnée empruntée directement au Voyage de Charlemagne en Orient.
Leur héros n'est autre, en effet, que l'enfant né des amours d'Olivier et de la fîUe du roi Hugon, à la suite de l'étrange gab que l'on sait. Les Galien sont une suite de notre poème, qui y figure, résumé sous la forme d'un prologue ou d'une introduction. Mais le grand nombre des Galien manuscrits et imprimés ne prouve nullement, que le poème du Voyage en Orient ait joui de la même popularité. Tous ces poèmes et tous ces romans, ceux que nous avons