‹ Publications spécialesChapitre 246 sur 274 · Cf. Paul Meyer, op, cit., I, p. xx · texte numérisé non relu

Cf. Paul Meyer, op, cit., I, p. xx

j. Cf. Paul. Meyer, o/>. cit,, II, p. 100.

latin. On lui apprend à écrire, sur parchemin, en hébreu et en arménien (cf. v. 88-91). Un autre maître Tinitie au droit, lui apprend à tenir un « plaid » et à discerner le juste de Tinjuste. II a un maître de musique, qui l'instruit dans Tart de chanter, dans celui aussi de jouer de la « rote » et de la lyre. On lui enseigne la géométrie et l'astronomie. La suite du poème énumérait, sans doute, les autres connaissances données au jeune Alexandre et complétait l'ensemble de cette éducation, qui, on le voit, embrassait en réalité ce qu'au moyen âge on appelait les « sept arts ».

On voit, par cela seul, la transformation, qu'a subie, dans le poème d'Albéric, le personnage d'Alexandre le Grand. S'il est formé pour la guerre, il est aussi instruit qu'un clerc, et M. Paul Meyer en concluait, qu'il a été conçu par le poète, sur le type du roi chevalier ou du seigneur féodal du moyen âge '. C'est d'après lui, cette transformation d'Alexandre en roi féodal, qui fait le principal intérêt du poème *, et c'est, sans doute, ce qui lui donnait « ce caractère féodal marqué », que reconnaissait en lui Gaston Paris '.

Il est certain, . en effet, que ce type d'éducation a été fort répandu au moyen âge dans les familles seigneuriales. Il semble donc naturel, que l'éducation du jeune Alexandre rappelle celle des personnages réels ou romanesques de cette époque. Il est de même naturel, que des romans comme ceux de Flamenca^ de Fhriant et FloretCy qui nous peignent les mœurs de cette société aristocratique, nous montrent certains de leurs héros instruits dans les « sept arts ». Mais d'abord, c'est le clergé, qui a eu l'idée de cette éducation et ce type de seigneur féodal s'est formé sous son influence directe. Avant d'être celui du seigneur féodal, le type, que nous dépeint le roman à' Alexandre, a été celui du chevalier selon l'esprit et le cœur du clergé. C'est lui, qui, par son influence toujours plus grande, a réussi à détourner les esprits de l'admiration d'un passé brutal et barbare et a préparé l'avènement d'un nouvel idéal de culture et de vie.

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