I. Cf. Paul Meyer, op, cit., p. xvii
a Vanité des Vanités et tout est vanité ' » Le développement donné à cette pensée, sa place en tête du poème nous permettent d'affirmer, malgré l'état fragmentaire dans lequel il nous est parvenu, que le récit tout entier n'était destiné qu'à l'illustrer '.
Contre cette façon de l'entendre, on ne peut pas, en effet, invoquer les remaniements, ni les imitations qu'il a subis, lesquels ont sûrement altéré son caractère primitif. Nous en avons la preuve pour la rédaction décasyllabïque, qui est pourtant, en général, la plus fidèle à l'original. Elle contient, en effet, bien des traits ajoutés ou inventés, mais surtout il est curieux de constater, que l'auteur de ce remaniement s'est empressé de faire disparaître tout ce qui formait la première strophe du poème d'Albéric, le développement de la pensée de Salomon '. De même, il a beaucoup résumé tout ce qui a trait â l'éducation du jeune Alexandre. On peut donc affirmer, qu'il s'est efforcé d'effacer tout ce qui, d'après nous, dans le fragment d'Albéric, nous révèle le vrai caractère de son œuvre.
Il n'y a pas, croyons nous, de doute à conserver. Si, par la légende, son poème semble se ràtiacher-au cycle épique de l'antiquité, c'est, du moins, le seul trait, qu'il ait en commun avec les récits ou roman-s, qui le composent. VAlexatuire d'Albéric de Briançon, tout comme notre Voyage en Orient, était un poème moral.
Il est un autre poème, dont il nous semble, qu'on a jusqu'ici