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LE Poè^E DANS LA LITTÉRATURE DU MOYEN AGE 435

. savait de son temps '. Dans cette éducation, comme dans celle d'Alexandre % les exercices du corps, la science des armes et Tart de combattre n'ont qu'une part restreinte. Tout jeune, son père lui a appris à monter à cheval et peut-être à manier l'écu, la lance et Tépée. Mais, sur le point d'aller à la cour du roi Louis, il n'a encore jamais assisté à un tournoi. Il ne sait pas non plus, comment se servir de ses armes pour combattre (v. 282-289). Il faut que son père s'empresse de lui donner les conseils nécessaires (v. 250-304), et, au moment de le quitter, il l'arme chevalier (v. 511-535). La nature noble et généreuse d'Aiol fera le reste,

A peine, en effet, a-t-il pris congé de ses parents, qu'il se mesure contre quatre Sarrasins, s'attaque à six voleurs et combat un lion. Un peu plus tard, il relève le défi des ennemis du roi Louis, se rend maître du comte de Bourges et va en fin se conquérir un royaume sur les Sarrasins. Il est donc aussi vaillant et courageux que tout autre chevalier, ou que tout autre héros de chanson de geste. Il ne se distingue d'eux, que par l'emploi, toujours raisonnable et légitime, qu'il fait de sa bravoure! Quelque justes que puissent être la cause et les revendications de son père, il n'a pas l'idée d'aller les soutenir les armes à la main. Il combattra, pour délivrer les moines qui l'hébergent jdes voleurs, qui veulent piller le couvent, ou pour venger le roi des attaques du comte de Bourges, ou enfin pour relever l'insolent défi des Sarrasins. Il ne provoque pas, n'attaque pas le premier, si ce n'est par erreur '. Tout au plus, en bon chrétien qu'il est, pense-t-il

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